‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 53 sur 86 · T- EF · texte numérisé non relu

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mais par l’homme auquel il était fier d’obéir comme un simple subordonné. Le journal devait être un jour- ‘à nal d'idées et d'éducation. Il y a un fait qui démontre À d’une manière irréfutable les succès d’un journaliste : 11 c’est « l’attente de son article ». Et, l’article d’Arnaldo J était «attendu». Attendu d’abord parce qu’on voulait 4 y voir mon inspiration, ensuite «attendu >» exclusive- si ment pour la valeur de son contenu et pour son style.

Mais voilà que, surtout après la tragédie de Sandrino, Arnaldo «prend de la hauteur», expression qu’il aïimait à employer en d’autres circonstances : de journaliste il devient écrivain, privilège accordé à bien peu de publicistes. Il ÿy a des journalistes qui ne seront jamais des écrivains et des écrivains qui ne pourraient être journalistes. Normalement, l’activité du journaliste est trop liée au «fait» qui passe pour lui permettre de s'élever jusqu’à la littérature. Le journalisme peut devenir une gymnastique pour le cerveau, ainsi que les agrès préparent les athlètes. Le journaliste devient écrivain quand il se « personnalise », quand il ne com- j mence plus à voir les choses sous l’aspect de la contingence, mais sous leur aspect transcendantal ; quand il courbe le front pour réfléchir aux problèmes des origines ; quand, et c’est le cas d’Arnaldo, il est emporté vers les cimes par une immense douleur, il se sent alors libéré des entraves qui le retenaient à la terre et il res- | pire désormais l’atmosphère des choses infinies et éternelles. Le journalisme quotidien finit où commence la poésie. Poésie de l’amour et de la mort ; de l’espoir et de la résignation, de la vie terrestre et de l’au-delà fascinant et consolateur.

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Le la pensée ? Est-ce que quelqu'un de mes ancêtres loinfl bains a parcouru cette terre ? Ou bien ressuscitée par ces | couleurs violentes et excessives, une vie n'a-t-elle été arrachée, pour le regret de laquelle l'angoisse la plus aiguë me serre le cœur ?

di 124 BENITO MUSSOLINI

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