‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 60 sur 86 · À LA · texte numérisé non relu

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1951 et dans les discours qu’il prononcça dans les derniers mois de l’année qu’Arnaldo atteignit le point culminant de sa personnalité et de sa puissance intellectuelle et morale. Aucun de ses adversaires, même le plus niaïs ou le plus méchant ne croit plus à la petite légende d’Arnaldo —— simple interprète et vulgarisateur — porte-parole du Duce. Arnaldo maintenant est quelqu'un. I est lui-même. Il ne peut être confondu avec un autre. L'étude et l’expérience l’ont pétri. La douleur l’a fortifié, l’a élevé, à de plus hautes et à de plus humaines pensées. Dans le discours de Varese, en novembre, mais surtout dans celui de décembre, prononcé à l’Ecole de Mystique Fasciste de Milan, Arnaldo conquiert l'intelligence et 1l émeut la sensibilité de la foule qui l’écoute. Il donne l’impression d’un homme qui, ayant beaucoup vécu et beaucoup souffert, peut prononcer — avec une conscience tranquille — les paroles éducatrices qui doivent inspirer du courage à la nouvelle génération. Ge sont des phrases comme celles qui suivent et qui mériteraient d’être gravées dans les salles d'école, dans les gymnases, dans Îles sièges du Parti.

« Il faut dédaigner les menus faits, ne jamais tomber dans la vulgarité, croire fermement au bien. Vous serez alors encore plus forts contre les inévitables malheurs de la vie ; si la douleur frappe à votre porte, vous vous sentirez mieux trempés pour affronter l'ouragan. Ayez toujours à vos côtés la vérité, ayez pour confidente la bonté généreuse … Se sentir toujours jeunes, l'esprit plein de ces vérités suprêmes c'est comme si l’on se

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sentait en état de grâce. C’est seulement en agissant ainsi qu'on se trouve toujours prêts à vivre ou à mourir dignement. »

Est-ce que les jeunes auditeurs de l’Ecole Mystique, ne sentirent pas, dans ces paroles, comme l'annonce d’une mort imminente ? C’est l’impression que me fit Arnaldo les dernières fois que je le vis à Rome. En décembre dernier il fut de nouveau mon hôte. En date du 9 je trouve dans mon journal cette annotation qui est un véritable présage :

«Mon frère Arnaldo souffre encore beaucoup et je

souffre en pensant à lui. Quelquefois il m'apparait

comme «assoupi> dans sa douleur et indifférent au monde. »

Son dernier discours — avertissement plus clair encore — Arnaldo le prononça la veille de sa mort, vingt-quatre heures avant de tomber le cœur brisé. Une fois de plus il exaltait la solidarité entre les humbles et il les exhortait au bien. Ces recommandations suprêmes complètent ce testament moral que les Italiens —— en ce temps de malaise moral, de misère matérielle, de cynisme plus ou moins simulé et d’égoisme déchaîné — ont lu avec une profonde émotion. -

En relisant, comme je l’ai fait ces jours-ci, les derniers écrits et les derniers discours prononcés par Arnaldo pendant neuf ans, je suis bien loin d'affirmer que tout ce qui est sorti de sa plume ou de sa bouche, ait présenté un caracère exceptionnel. Tout, non, ce

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