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secrétaires d'Etat et je dirais presque les ministres, le jour où ils oublieraient cette conception rigide de la discipline fasciste qui doit étre égale pour des chefs et leurs subordonnés. Je ne suis pas d'avis que ces derniers aient le droit de discuter les actes de leurs supérieurs. Ils pourront signaler certaines irrégularités, mais ü serait dangereux d'en faire l’objet d’une discussion générale., Pourtant le Secrétaire du Parti, qui, & une autre époque, pouvait, sans explications, congédier un ministre, peuf, je le crois, rappeler à l’ordre les députés qui font élalage de leur influence, de leur pouvoir et qui distribuent, sans aucune Justification plausible, des insultes ou même des gifles. Le commandement de la Milice a des mesures à prendre à l'égard de certains consuls. Il faut donc que ces personnalités qui ont l'honneur d'occuper le deuxième ou le troisième rang dans da liérarchie, sentent le poids de la discipline. Cette année il s’est produit des manifestations qui n'étaient ni toutes Claires, ri toutes simples. La façon de vivre de certaines gens sur des plages tyrhéniennes ou adriatiques, à grand fracas et avec beaucoup de réclame journatistique, et avec une séquelle de gens plus ou moins inléressés, n'offre pas un Spectacle édifiant. Une grande partie de ce déséquilibre est dû à ces trois mois de chaleur intense et ininterrompue, je le comprends, et cela est tellement vrai que si nous consultons les stalistiques des victimes de la route, des crimes passionnels et des rixes, NOUS voyons que deux fois sur trois la chaleur est Seule responsable. Mais laissons ce paradoxe : il est nécessaire qu’en ta qualité de Secrétaire, {u parviennes d donner rapidement l'impression que le Fascisme ne
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crée ni sinécures, ni prébendes pour personne et que les obligations et les devoirs de chacun sont en proportion du rang occupé dans la hiérarchie du Parti.
| « 7° Enfin je veux attirer ton attention sur le mouvement des jeunes. Une âme sévère, je dirais presque angquleuse, celle de Renato Ricci, guide et surveille avec efficacité et ténacité ce mouvement si intéressant des Balillas et des Avant-Gardes. Mais les journaux et aussi | nos amis doivent atténuer les critiques qu'ils adressent à la vieille génération, pour s'occuper surtout des jeunes. Outre que ceux-ci pourraient croire que nous sommes haïissables, il n'est pas juste qu’une généralon qui @& gagné une guerre et fait une révolution dans des conditions aussi difficiles, qui depuis de longues années lutte contre les forces adverses des élé- | ments et des hommes, il r’est pas juste, je le répète, que | cette génération soit traitée comme une vieille société | en dissolution, et qui mérite plus de pitié que de res- | pect. C'est un cliché qui pourrait devenir dangereux s’il | s'incrustait dans l'esprit des jeunes. Veillons sur les | âmes fraîches et candides des hommes de demain, mais | ne les écartons pas de ce qui est la vie, et surtout inspirons leur l’orgueil de ce qu'a été le Fascisme dans sa période héroïque et dans la période, non moins difficue, de la reconstruction. Et puisque, en vivant, on se perfectionne et que, en durant, on s’affermit, il est permis d'espérer que les nouvelles générations seront meilleures que nous, mais il faut qu’à notre tour nous ne nous sentions pas indignes d'elles. »
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