‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 7 sur 86 · LES JOURS SANS ESPOIR · texte numérisé non relu

LES JOURS SANS ESPOIR

Oui, c’est alors que commencèrent les jours sans espoir. Ce furent ceux de ton calvaire plein de sérénute ; pour tous tu étais un exemple de force et de bonté. Vingt-quatre heures ne s’écoulaient pas sans qu’un nouvel épisode n’eût montré un aspect encore inconnu de nous de ta iumineuse intelligence, tantôt mystique, tantôt stoïque. Il nous semblait, en ces instants-là, apprendre à te connaître mieux ; tu te révélais à nous, tu paraissais nous appartenir davantage, tu nous devenais plus cher, à linstant même où nous alkions te perdre. Fes paroles, tes actes, donnaient FPallure dune sublime, mais terrible tragédie aux vicissitudes quotidiennes de tes souffrances.

Dans le désarroi, dans Fangoiïsse qui ne m’abandonnent plus, je ne puis reconstruire, dans tous ses détails, cette période déchirante. Mais toi, Sandrino, tu es près de moi, et tu n’aiïdes : peu à peu, en m'entretenant avec toi, je pourrai retrouver les souvenirs les plus sacrés. Et, sous ta direction, je les raconterai, comme cela me sera possible...

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