LISA AI EI
à < >” Re: 267 1 A +R di " RE UT PO ne de Mn A ie pue ue L'INDE 2e ein nil RE CE res af 4 xp Re De s er): Gé
ES
> dr ee HT
LR CS ST P =" FT pre D
RE RÉ RARE RERPRONE ARE RS RE en TA RE bonne 0 à | ane
* si ER ner PT çmrpnte
pe 7 » « — ae 4 a ee, : L. te = re : charter du Pre à ve : sm PTT ÊTE ge re : to ILE S ares, ec man gr: RÉ MR enere mre ; TL 17 Le de = PCT En œ- Æ # > — = ; as. En 7e D .- L Re Etre LA à Énte LCL EE ME ns dre ne 7h re garant 2) DEN En Se PET Te Si té 4. > ea éra ph + pe ee È ù RS 2 e ” ES. us = no Fe 3 a 2 TE. "ee Ô + nr ir roc + 1 < ©" . < Le DS cet Le À me ag ro nt D +,
Quatre transfusions de sang furent effectuées. T’en souviens-tu ? De toutes les régions de l'Italie, des milliers et des milliers se proposaient... C'était un concours impressionnant. De chaque catégorie de citoyens, de chaque coin de la péninsule, les offres, en un élan spontané, nous parvenaient. Tu choisis ton camarade d'école Krentzlin. La transfusion du sang est une opération très émouvante, dont on garde l’impression toute la vie.
Je te revois dans ces moments : la transfusion était à peine terminée, je te caressais le front, je te demandais tes premières impressions. Maïs tu suivais une autre pensée : tu ne voulais parler ni de toi, ni de ton mal, mais de l’ami fraternel qui t’avait donné son sang. Et tu me dis, avant de répondre à mes questions, de remercier Krentzlin, « pour son geste généreux »…
Puis, ce fut la visite de l’oncle Benito, que tu attendais. Elle fut pour toi un soulagement. Il te demanda où et comment tu souffrais ; il te scrutait d’un regard attentif. Tu répondis seulement, avec une grande simplicité : «Je me sens fatigué, très fatigué.» La visite de l’oncle bien-aimé te donna de la force et de la vivacité : et pendant toute cette soirée je te vis plus animé que d’habitude.
« J’aurais voulu — me dis-tu — me présenter à lui en bonne santé, maïs j'espère pouvoir le faire bientôt. »
Tu pensais souvent aux tiens, t’oubliant presque toimême. Au D’ Binda qui vint te saluer et qui, pour justiier sa présence au pied de ton lit, inventa le pieux mensonge d’une promenade à Riccione, tu dis : « N’oublie pas de saluer la tante Rachel. » Pour. tous ceux qui
t’aimaient, pour tous ceux qui faisaient partie du modeste cercle de ta jeune vie, tu avais un souvenir, une attention, une pensée.
Un jour, pendant une grave hémorragie nasale, je m'aperçus en t’observant, que tu avais compris que la fin était imminente. Et tes paroles confirmérent ce que j'avais deviné : « Non, ce n’est pas possible ! —— me distu — C’est fini, c’est fini ! » Les docteurs réussirent à arrêter l’hémorragie. En revenant à toi, tu exprimas le désir de recevoir les sacrements.
Je me souviendrai toujours de ton exquise sensibilité. Tu me dis : «Je sais que lon prie beaucoup pour moi dans les églises, je sais que l’on dit des messes et que l’on expose, à mon intention, le Saint-Sacrement. Je sais que dans les colonies de vacances marines, au moment où l’on hisse le drapeau, l’on demande à Dieu un miracle. De toutes parts m'arrivent de saintes images, des reliques ; j’ai même recu un petit flacon d’eau de Lourdes. Je ne voudrais pas que mon éloignement des prières et des commandements de Dieu puisse constituer un obstacle à l’accomplissement du miracle. Je désire me confesser. »
Un savant père barnabite fut choisi. Il resta enfermé avec toi, dans ta chambre, pendant une vingtaine de minutes. En sortant, il levait les bras au ciel et s’exclamait, les joues inondées de larmes : «Mais c’est un saint ! c’est un saint ! c’est un saint !»
Les souffrances, l’anxiété, la fatigue de maman étaient continuellement présentes à ton esprit. Ceci, plus que tout autre chose, te peinait ; tu n’aurais pas voulu être la cause de tant de douleur. Maman voulait
Date trens — 2.0, CE
RTE or à
DER ET NT er 2 AO
PR te
TU OE "Z L= ve *
énslesaenee Er … ” . - = y tete. PURES a ppt | our
dns
t { :fà me A À!
fl à a:
Cr LE
me \ . das r » = RAA = jé D de A OS AE Me LT EE Ge és
pre © |
28 OR CP Gui
re gage om à = Aa r 5
toujours rester prés de toi et tu lui disais : « Non, tu ne dois pas te fatiguer, maman. Le service des infirmiers et des aides est merveilleusement bien fait par mes oncles et mes tantes. Tu es malade et tu dois te reposer >. Et quand maman te répondait qu’eile voulait passer beaucoup, beaucoup de temps avec toi, après ta guérison, tu ajoutais : « Oui, à peine guéri, nous resterons longtemps ensemble. Nous irons à Paderno. Paderno doit être si beau, surtout ce mois-ci. »
Lors d’une deuxième hémorragie nasale, pendant que tu retombais épuisé sur les oreillers, tu demandas avec inquiétude : «Est-ce que maman s’en est aperçue ? > Tu voulais lui épargner les cruelles émotions de ces journées.
Un matin, tu exprimas un autre et plus vif désir. T’en souviens-tu ? C'était la veille du jour qui devait être le dernier de ta vie. Tu voulais voir le soleil. Les fenêtres furent ouvertes toutes grandes : le ciel resplendissait dans la splendide lumière de l'aurore. Le soleil semblait monter de la mer, qui reflétait ses rayons horizontalement, et notre maison en fut toute 1lluminée. Tu regardais intensément cette coulée d’or brillante, comme si tu avais voulu en garder le souvenir pour léternité.
Dans le courant de cette journée, ta classe te revint à la mémoire. Tes paroles étaient tranquilles, imprésnées d’une douceur sereine. Tu me faisais l’éloge du lycée Beccaria, des professeurs, des camarades. Tu me rappelais, avec une sympathie toute particulière, le professeur, M Danesini. Tu me recommandas de ne pas oublier de lui régler les dix lecons qu’elle t’avait données ; elle était partie à l’improviste, appelée par un
sr RE E-prees