A TE
Suivant un des habituels «canards» d’une agence, le
Conseil des Ministres de septembre se serait occupé des gardes-forestiers dans le but d’en faire un <« corps technique militarisé ». « J'espère — m’écrivait-il en date du 21 septembre — que tu ne voudras pas humilier la Milice forestière, qui pourtant na pas démérité, en la transformant en un organisme de caractère douteux, ni Chaïr, ni poisson. La Milice et les deux écoles forestières d'Amelia et de Città Ducale doivent rester, 4 mon point de vue, ce qu’elles sont. Ceux qui s'intéressent à la technique s'occupent de tout le travail du reboisement. Les autres veillent à ce que les forêts ne soient pas détruites ou appartiennent à ces catégories d'employés nécessaires aux grands services des administrations civiles. Innover, faire des essais, dans les administralions de l'Etat est toujours dangereux. Je te dis tout cela avec l’âme fasciste d’un forestier sans aucune intention de m'immiscer dans les travaux qui incombent aux grandes administrations de l'Etat.»
Le 27 novembre, dans la grande salle de l’Institut Supérieur d'Agriculture, remise à Arnaldo du diplôme ad honorem de docteur ès sciences agraires.
Le 20 décembre 1998, il m’écrivait au sujet de Starace :
€ À Milan, il y a du nouveau dans la situation. Starace continue son œuvre de révision et d'épuration. Il a donné une ligne et un style au Fascisme, il a été Ap-
prouvé par les fascistes eux-mêmes à la pleine et entière satisfaction des citoyens. »
D. Ho
Dans les premiers jours de l’année 1929, il refusait une seconde fois de poser sa candidature à la députation, comme le lui offrait le député Amicucci. Mais les candidats lassaïllirent et le 19 février il m’écrivait :
«Je ne peux pas te raconter la vie que j'ai menée ces jours derniers. J'ai dû résister aux assauts de tous les candidats ou pseudo-candidats, des anciens députés et des nouveaux candidats. Tout l'intérêt se concentre sur les étiquettes politiques, tandis qu’il serait opportun de le transporter sur un plan différent, c’est-à-dire sur le plébiscite. Je ne nie l'utilité d'aucune des fonctions de la Chambre. Je la crois même une des colonnes de soulénement de la législation, mais une Nation se compose de beaucoup d'éléments divers et, par conséquent, le pouvoir de la Chambre doit étre proportionné à toutes les activités de la Nation. »
Pendant que la lutte pour le plébiscite battait son plein, Arnaldo me communiqua une invitation qui lui était adressée. II s’agissait d’une tournée de conférences en Amérique : « de la part de quinze importantes Universités américaines, de nombreuses Chambres de commerce, d'Associations bancaires et d’autres organisations ». Il me demandait mon avis. Je lui répondis qu’il était favorable, mais que la première condition du succès c'était de pouvoir parler anglais.
Toujours soucieux du sort de la grande ville qui lui donnait l'hospitalité depuis tant d’années, le 18 juillet 1929, il m’écrivait : |
« Comme suite à mon coup de téléphone d'hier, je