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‘à L 160 BENITO MUSSOLINI : @ | ne te cache pas que dans tous les milieux où l’on UN connaît bien les dessous de la vie milanaïse, la nou- | 1h velle que De Capitani allait quitter la municipalité 14 É a suscité un tollé de stupeur et d’étonnement. L’in- FE © compatibilité existe réellement, mais De Capitani est AE |: l’homme capable de tenir le coup. Cette conception a PA |: dirigé ta décision d’il y a dix mois. Un changement, en Ni ce moment, dans la municipalité n'aurait pas une bonne He presse chez les Milanais qui voient en De Capitani A || l'homme probe qui veille, scrupuleusement et même |! avec un zèle excessif, sur toutes les vicissitudes finan- Û cières, patrimoniales, morales et économiques de la muso | ricipalité. Le député De Capitani a déjà réussi à équi- }| Vie librer le budget. Il n’a nullement pour cela ralenti les Al travaux en cours à Milan; les services publics sont ‘HA 1 parfaits. Il faut lui laisser au moins encore une année È de crédit, pour qu’il puisse mener rapidement à bonne des || [in l'œuvre entreprise par lui et rendre compte de ce : M k qu'il a fait en collaboration avec le Vice-Podestat, la LR | f Consulta et le Fascisme, » | : (HR On peut se faire une idée de la foule qui se pressait | Mr: À Via Lovanio, par cette lettre du 3 mai 1930 : | ÿ 41:
k «Je reçois une infinité de gens qui me demandent : 1:10 des faveurs, des subsides, des recommandations. Cer- | ti lains veulent obtenir une audience de toi, d’autres ont : 1f260 des projets, des publications à te soumettre. Je manie | : Fe avec beaucoup d’habileté toute cette masse de mécon- | | (BA 1h tents et je m'efforce de ne pas ajouter d’autres ennuis hi: à ceux si nombreux que tu as déjà. » | Li | {14 | 415 | 14 | 1h | A |
Dans une autre lettre, en date du 2 juin, il me fait part de ses impressions sur la dernière semaine que j'ai passée à Milan au mois de mai et qui fut couronnée par les manifestations de la Place du Dôme et du monument aux morts.
Au bout de quelques semaines j’ai retrouvé, dans mes papiers, ses lettres déjà bordées de noir à cause de Ia tragédie filiale. D’une lettre envoyée le 20 octobre 1930 au D' Ravasio, un des chefs du Fascisme milanaiïs, j’ai plaisir à citer le passage suivant, si significatif :
« J'ai eu l’occasion, en d'autres circonstances, daffirmer nettement que je ne trouve pas légitime le droit que s’arrogent certains privilégiés (privilégiés du fait qu'ils ont à leur disposition un journal) de faire de la critique dans un but de scandale. Ils peuvent donner des indications mais rien de plus. Au nom de quelles vertus sublimes, humaines ou divines, magiques ou autres, un journaliste peut-il parler en pontife de la vie ou de la mort, se livrer à des appréciations plus ou moins justes, émettre des jugements plus ou moins bien fondés, des critiques plus ou moins honnêtes, sur tous les événements qui intéressent un parti ou une ville dans son organisation légitime ? De cette manière le principe hiérarchique est anéanti. Il est inutile que j'ajoute que M. Belloni ne m'intéresse nullement. Peutêtre, à Milan, suis-je le seul qui n'ait pas eu occasion de lui demander la faveur d'une allumette ou la protection d’un garde civil. »
Peu de temps après, le 14 novembre, Arnaldo retourna à Milan, il y fut accueilli par une grande mani-
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