‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 72 sur 86 · EE TT · texte numérisé non relu

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festation populaire. Le 10 décembre 1930, il m’écrivait : « Mes nouvelles n'ont pas grand intérêt. En tout cas je te dirai que je suis heureux de savoir, qu'à Rome, Augusta se trouve assez bien pour pouvoir reconstruire notre foyer si cruellement atteint. Je ne te cache pas qu'en pensant à Sandrino et à ses mémorables vertus, je souffre de la douleur aiguë des premiers jours. »

À cette date, je prononçai à la Chambre un discours sur l’abolition de la fête du 26 septembre. Le 13 décembre 1950, Arnaldo le jugeait ainsi :

« Je l'écris du lit où je suis couché depuis hier avec de la fièvre et un mal de gorge. Demain, je me lèverai, du moins je l'espère. Etre seul, loin de tous, au lit, avec mille souvenirs angoissants, n’est pas une chose agréable. Cela ne fait rien. J'ai lu, ce matin, ton discours. Inutile de te dire qu'il ma beaucoup plu. Je « sentais » depuis quelque temps la nécessité d’une défense historique de l’unité italienne. Les fascistes, pris par les contingences, laissent, par inadvertance, démanteler le château de l’unité et la probité de ses artisans. L’Osservatore Romano est un stillicide dans ce genre. Ta probe et vigoureuse dissertation historique met les choses au point et élève le ton général de la vie polilique du pays. Après ce début, je te signale l'impression peu agréable qu’on éprouve en lisant tes discours à la troisième personne. Je pense que tu auras choisit cette forme pour reproduire ton discours parce que tu devras dire au Sénat quelque chose d’analogue. Autrement l'emploi de la troisième personne serait une erreur. Le

peuple italien aime les choses claires et droites. Il veut communiquer directement avec le Duce. La psychologie et la sensibilité doivent se rencontrer. La troisième personne est un écran qui fait perdre de la vigueur et de l'efficacité au discours et donne une forme sinueuse et oblique à la pensée. Avec mes meilleures félicitations pour la substance du discours, je n'ai pas su te cacher mes impressions sur la forme.»

En 1931, la correspondance est plus rare, nous nous voyons plus souvent et pendant longtemps.

Cette lettre est du 26 octobre 1932 :

« Je l'envoie ces copies de l’Almanach fasciste, sorti exactement — comme je te l'avais promis — la veille de la Marche sur Rome. Je suis en train de préparer, sous les auspices du professeur Ferri, un autre volume qui te plaira : L'Art romain sur le Danube. Il y a là des documents photographiques très intéressants. Encore beaucoup de félicitations pour les superbes journées napolitaines. »

Sa dernière lettre porte la date du 9 décembre 1951.

« Mon tres cher Benito,

« Voici quelques nouvelles complémentaires de celles que je te donne habituellement par téléphone. La nomination de Starace a eu à Milan beaucoup de succès... La situation politique y est normale. L'œuvre d'assislance a fait déjà sentir son action bienfaisante. D'accord avec Brusa, je visiterai certains cercles de quartier,

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