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dernière conférence à l'Ecole Mystique fasciste — « il ne croyait pas en un Dieu générique que l’on appelle parfois pour le diminuer, Infini, Cosmos, Essence, mais au Dieu qu'est notre Seigneur, Créateur du Ciel et de la Terre et de son Fils qui un jour récompensera dans le royaume de l'au-delà nos minces vertus et pardonnera, espérons-le, les nombreuses fautes inséparables des vicissitudes de notre existence terrestre ».
Son testament spirituel, qui date de 1928, contient aussi une haute et claire profession de foi. Et cette foi l’a accompagné pendant toute la vie. Ce n’était donc pas chez lui cette foi qui vient à l’heure du crépuscule, quand, fatigués et désillusionnés de la terre, les hommes se souviennent du Ciel, mais c'était la foi de la première enfance, la foi de toute la vie. Faire du bien, au nom de Sandrino, voilà ce que désirait Arnaldo après le triste mois d’août 1930. Dans les papiers trouvés dans son bureau de Palazzo Margherita, il y avait un exemplaire de poche du Nouveau Testament et une petite feuille écrite de la main d’Arnaldo avec cette note : « Voir psaume 130 ».
Le psaume 130 est le «chant des pèlerinages », et il dit :
Du fond de l’abîme j'ai crié vers vous, Seigneur : Seigneur, écoutez ma voir :
Que vos oreilles soient attentives
A la voix de ma prière.
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