Œsterreich, Description.., de Sans-Souci
2. Seidel (Pau B, Les collections d’œuvres d'art françaises du XVI H* siècle, appartenant à S, MJ’Empcreur d'Allemagne, roi de Prusse, — Traduction française par Paul Vitry et jL-j. Marquer de Vassélot. Berlin et Leipzig, 1900, in-foL, n> ijS,
3. Seidel, n^ 179 et 1S0, — Œsterreich dit que les originaux étaient au Capitole,
BOUCHA R DON
pour mon élude, et pour servir M. h cardinal de Polignac; lorsqu'elle sera dégrossie j'emporterai plus facilement le marbre en France ". n
ün pourrait s'étonner qu’Àdam et Bouchardon eussent employé quatre années à l'exécution des copies qu’on leur avait commandées pour le Roi, et le caractère du duc d'Antin est assez connu pour qu'on soit surpris de la patience dont il fît preuve en cette occasion. Sansdoute, des sculptures en marbre, et de cette importance, sont des œuvres de longue haleine, et Bouchardon pouvait écrire avec raison à son père, le 28 octobre 1728, précisément à propos de sa copie du Faune ; • L’ouvrage en marbre etfsfcj une matière fort longue et dangereuse à travailler*, mais, à tout prendre, il ne fallait pas un si long temps pour mener ces travaux à bonne fin. 11 est certain, du reste, qu'Adam et Bouchardon ne furent pas exclusivement occupés à ces statues pendant le cours de quatre années. En outre des nombreux dessins d'après les maîtres, qu'ils firent en compagnie des élèves peintres, ils avaient exécuté concurremment d'autres sculptures. Leduc d’Antin ne l'ignorait pas, et l'on peut se demander, avec d'autant plus de raison, par suite de quelles considérations il consentit à laisser ainsi traîner en longueur des travaux ordonnés pour le Roi, et qui étaient la compensation naturelle des dépenses occasionnées par le séjour de ces artistes à l’Académie de Rome. Il ne faut pas oublier qu'Adam et Bouchardon étaient arrivés à Rome au mois de septembre 1723, et c'est seulement après l'achèvement de leurs sculptures pour le Roi, c'est-à-dire au bout de sept années, le 3 octobre i/3o, qu’ils ont cessé d’ètre pensionnés.
Quoi qu'il en soit, cTcst pendant l’exécution de la copie du Faune, étant toujours pensionnaire de l'Académie, que Bouchardon lit plusieurs bustes en marbre, notamment ceux du baron de Stosch, et de M. de Gordon.
Philippe, baron de Stosch, diplomate allemand et antiquaire, était, suivant une lettre de Vleughels, a ministre à Rome de différents princes et pensionnaires d’Angleterre *. En réalité, c’était un agent secret du gouvernement anglais, chargé de surveiller les agissements des Stuarts et de