V. Description du monument. Son achèvement par Pi galle
VL Jugements des contemporains.
VIL Réductions de la figure équestre far Vassé et par Pirali.e.
En 1748» les échevins de Paris, désirant continuer l’œuvre des siècles précédents, en ajoutant la statue du roi régnant à celles de ses devanciers qui ornaient déjà la capitale, décidèrent que Sa Majesté serait suppliée « d'accorder à sa bonne ville de Paris la permission d’ériger un monument à sa gloire, en telle forme et dans tel emplacement qu’elle voudra 1 ordonner; et cependant de permettre quen. attendant la détermination qu’Elle jugera à propos de prendre sur le choix de remplacement, les projets, dessins et modèles de la statue et du monument lui soient présentés, pour être exécutés sans délay, après qu ils auront été agréés par Sa Majesté*. Cette délibération fut prise le 27 juin, à la suite d'un discours de M, de Ber nage, prévôt des marchands, longuement rapporté au procès-verbal de la délibération du Bureau de la Ville1.
i. Expédition signée : De Bernage, Lhommc, Morîau» etc, lArch. Naï.r H1 116% ei copie «Ibid., H* i86ï, fol. 7 5 v*)‘
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Le Roi s'empressa d’accueillir cette proposition, et lit demander la communication des dessins et des modèles (i i juillet). Le Bureau n'avait sans doute pas encore choisi l'artiste, et c'est peut-être pour prendre l'avis du Roi cpie M. de Bernage se rendit à Compïègne; une délibération du Bureau dit, en effet: * M. le Prévost des Marchands, étant revenu de Compïègne, fit rapport au Bureau de son voyage, de quoi Messieurs le remercièrent de ses bons soins et services pour la Ville, et il fut arresté qu'il seroit donné ordre au sr Boudiardon, sculpteur, défaire plusieurs dessins de figure équestre de la personne de Sa Majesté, et quelques models d*keux, pour être en état de les présenter au Roy. *
C'est seulement en iy5o que le Roi, après examen de très nombreux projets, qui proposaient l'établissement de la place en divers endroits de la ville, et voulant éviter le bouleversement de quartiers marchands et populeux, désigna le terrain situé entre le pont tournant des Tuileries et les Champs- L lysées, dont il fit don à la ville, avec obligation de placer la statue dans l’axe de la grande allée des Tuileries.
Gabriel, premier architecte du Roi, fut chargé de combiner les meilleurs plans, en prenant dans chacun d’eux ce qui semblerait le mieux imaginé, 11 fit successivement trois plans, dont le dernier devint définitif et fut arrêté le 9 décembre 17 55.
Boudiardon était en train de sculpter la statue de Y Amour, quand it reçut I ordre, le 17 juillet 17^8, de composer divers dessins et modèles de statues équestres.
Plusieurs esquisses, en terre et en cire, furent le résultat de ses études; celle qui fut choisie par le Roi était en cire, et représentait non seulement le cheval et le cavalier, mais aussi le piédestal, avec les figures, bas-reliefs et ornements qui devaient raccompagner'. C’est sans doute ce modèle qu'il faut reconnaître dans une esquisse en cire, aujourd'hui en assez mauvais état, qui appartient au Musée de Besançon, et provient du cabinet de l'architecte Paris. Peut-être ce dernier, qui put connaître Gabriel et Boudiardon. Favait-il eu directement; peut-être l'a-t-il seulement achetée à la vente faite en ïfJod, après le décès de Louis- Bonaven tu te Girard, neveu de Boudiardon; on lit, en effet, sous le ir 249 du catalogue : • La statue équestre de Louis XV, mutilée, en cire, sous cage de verre. » Ce
r. MarieitC) Description des travaux qui ont précédé, accompagné et suivi la fonte ou brou je, dtiti seul jet , de ta statue équestre de Louis XV te Bien-Aimé, etc., 1768, in-folio, p. i3.
STATUE ÉQUESTRE DE LOUIS NV