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Ito r CH A RD ON D ESS I N ATE U R
préparatoires de ses sculptures : ainsi, les Fleuves de sa Fontaine de la rue de Grenelle — personnages couchés, appuyés sur des urnes renversées — furent employés pour les jetons du trésor royal, en 17 53» 1700 et 1708. Une étude de cheval assis, peut-être déjà faite pour un des bas-reliefs de la statue équestre du Roi»
servit au jeton de l'Ordinaire des guerres de 1755» A Pin verse, le dessin du Trioniphede Fontenay après avoir servi pour la médaille de 1745, fut employé par Guay pour une de ses pierres gravées, et en dernier lieu reproduit dans un des basreliefs de la même statue équestre.
Parmi ces dessins, p 1 us i e u rs p résen ten t u 11 intérêt particulier pour P étude du costume au xvhP siècle; tels sont :
celui des Parties casuelles de i y55, où ligure un jardinier en train de greffer» eteeluides Parties casuelles de 1757, dans lequel Bou chardon a reproduit sou beau Semeur (dessin du Louvre, ir 20873, daté de 1 y56). D’autres ont un véritable intérêt historique: telle est la médaille commémorative de la naissance du comte d'Artois (1757), où Pon voit les tètes de Louis XV et de ses quatre petits-fils.
J'ai parlé tout à l'heure de P Académie des Inscriptions : c'était son secrétaire perpétuel qui désignait au dessinateur lessujets et leurs devises.
L'Age dTor.
{Composition allégorique, — Musée du Louvre.)
ItOl ■CHARDON,
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Au moment où Bouchardon entra eti fonction, cette charge était occupée par Claude Gros de Boxe. M. de Boxe était un savant, pour son temps, qui se croyait très supérieur au commun des mortels. Ayant découvert que Bouchardon ne connaissait pas Homère, il voulut combler cette lacune de l'instruction du grand artiste, et lui prêta Y Iliade. Bouchardon eut bientôt fait d'en apprécier les beautés, et dit à M* de Boxe, après l'avoir lue, que les hommes d'Homère avaient quinze pieds de haut. L’académicien prit cette réponse pour une naïveté, et ne manqua pas d'en faire des gorges chaudes; mais ses confrères avaient interprété la réponse de Bouchardon dans son véritable sens, essentiellement figuré, et riaient à leur tour du grave académicien, qui ne s’en apercevait pas '.
Quelques mois avant sa mort, Bouchardon, voyant sa santé décliner, résigna ses fonctions de dessinateur des jetons et médailles. J’ai publié sa lettre de démission, qui est fort intéressante *. Je me borne à en rapporter ce passage essentiel: < Pour remplir la place de dessinateur des médailles, un sculpteur qui sçaura dessigner et qui aura fait cest études d'après les belles statues et bas-reliefs antique doit est rc préféré a toutte autres artistes, le dessein d’une médaille n'étant que la représentation d une sculpture en bas-relief, qui est sans contredit du ressort du sculpteur. »
Sur les instances de ses amis Mariette et Caylus il sc décida, bien à contre-cœur, à présenter pour son successeur Louis Vassé, son élève*
i* Cochin, Mémoires inédits, «le,, pr 94.