‹ Edme BouchardonChapitre 62 sur 80 · Leturcq, Notice sur Jacques Gunfrf 1873, p · texte numérisé non relu

Leturcq, Notice sur Jacques Gunfrf 1873, p

c’est une question controversée de savoir si ces recueils nous fournissent le travail même de Bouchardon ou Interprétation des graveurs de la Monnaie, d'après ses esquisses. Malgré une opinion ingénieuse qu'on a émise depuis ma première publication sur Bouchardon dessinateur, je persiste à penser que notre artiste a pu donner lui-même la plupart de ces dessins, corrects et un peu froids, ou l'on retrouve les qualités de

Kpisotk du Songé de Poliphik.

(MuMie du Uuvrt,)

sagesse et de soin minutieux chers à Bouchardon; d'ailleurs, la note de 1749, mise sur une esquisse (sanguine) conservée à la Monnaie de Paris, nie semble dire le contraire de ce qu'on en a déduit.

Pour les dessins des médailles, les principaux événements du règne permettaient une certaine variété, mais ^obligation où se trouvait le dessinateur d'interpréter chaque année, d'une manière différente, le sujet invariable de chaque jeton rendait ce travail très ingrat. En outre, le dessinateur était tenu de se renfermer dans les limites de la devise imposée par l'Académie des Inscriptions, et la fécondité de son imagination devait parfois se trouver en défaut. Par ce motif, un grand nombre de ces dessins ne présentent qu’un médiocre intérêt.

Pour tour composition, Bouchardon fit quelquefois appel aux études

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