Mariette, VI* p
1. Y'oîr : R osera E, I.iwrtnl friPÜMtf, lyOl {Kfuniow rfr, Sociétés titi BMM&Arls).
s'intéresser à lui, k proposa comme agréé de l’Académie les:) février 1 7S2 > ce qui fut ratifié k 24 mars suivant. Sa réception n'eut lieu que le 29 octobre 1768, sur r ex amen d’un. Milon de Crotone , qui essaie ses forces en fendant un tronc d’arbre. Cette sculpture marbre) est au Musée du Louvre* On peut encore citer, parmi ses principales œuvres ^ deux bas-reliefs {pierre) qui décorent des frontons de l'ancienne manufacture de Sèvres et de l’Hôtel de la Monnaie de Paris (façade sur la cour)1 **
Enfin, l'artiste qui parait avoir subi le plus profondément l'influence de Bouchard on est Louis Lassé ( 1716-1 772}, et c'est aussi le plus connu de ses élèves. J'ignore la date de son entrée dans l’atelier du maître. Il dut k quitter en 1739, année où il remporta le premier prix de sculpture. Nous savons, d'autre part, qu'il arrivait à Rome le 20 mai 1740.
Je réessaierai pas de donner une liste, même approximative, de ses œuvres ; elle serait fort longue. Je me borne il rappeler que Ton voit au Musée du Louvre son Berger endormi morceau de réception à l'Académie), et la Doufevr, haut-relief qui était destiné à un monument en L'honneur du comte de Caylus ; au château de Dam pierre {Sein e-et-Oi se), une Baigneuse ; au Musée de Troyes, les bustes eu marbre de cinq Troyens célèbres : Pierre Mignard, François Girardon, Pierre Pithou, Jean Passerai et le Père Lecomte, oratorien, sculptés aux frais de Grosley; â l'église de Bon-Secours, près de Nancy, le tombeau du roi Stanislas, qu’il laissa inachevé, terminé par son élève Félix Lecomte.
Vassé avait de la facilité mais, faute d’application, il ne sut pas profiter des enseignements de Bouchardon autant qu’il l'aurait pu, Mariette l’affirme4, et d’ailleurs lui-même en exprimait k regret dans une lettre qu’il écrivait à son ancien maître en 1742 : il y est question d’un buste du fils de Jean-François Detroy, directeur de l’Académie de France â Rome j je ne crois pas que cette sculpture ait jamais été signalée et reconnue parmi les quelques jolis bustes d'enfants qu'on connaît de Vassé. Ün y voit aussi que Bouchardon avait laissé un certain nombre de dessins en Italie.
J'ai constaté que Bouchardon aimait la simplicité d’une manière peut-être excessive, mais que son grand talent l'avait empêché de tomber dans la pauvreté: Vassé, en suivant la même voie, ne put éviter l’écueiL Cochin qualifiait sa manière:, d'^un k peu près de bon go ust général », et Diderot s'écriait : v Que m’importe que vous soyez supportable, si l’art exige que vous soyez sublime... ? »
1 . Sur ™ svïlI|Ucu;ti voir r G. Vauiirr, l'at /tiraille tCutiiiies. fa 1890, in-8,