PREMIERE EDUCATION 1>E BOUCHARD ON
mettent au peintre de donner à ses personnages, fussent -ils nombreux, une grande variété de reculs et de profondeurs.
Le grand prix de T Académie n'était pas forcément comme aujourd'hui un billet d'envoi à Rome: Ha seule volonté du Directeur général des Bâtiments pouvait y envoyer des concurrents malheureux et en exclure de très méritants, mais t Coustou ne désirait pas moins que son élève le voir pensionné à Rome, et il écrivit au duc d'Antin, surintendant et 0 r d onnate u r généra 1 des Bâtiments du roi:
* Je puis vous assurer que c'est un des plus dignes sujets qui ayent paru depuis longtemps dans l'Académie, et qui est très en état de profiter de ce volage. L’Académie assurera votre Grandeur de sa capacité. [] est âgé de vingtquatre ans, ce qui le met en état de connoitre et de profiter mieux qu'un autre des beautés des Écoles Romaines... » Le duc, par un brevet du 3o juin 172,3, acquiesça h cette demande et à la proposition que l'Académie lui avait faite le H mai par la présentation d’une liste des meilleurs élèves, dont les quatre premiers, Bouchardon. Üelobel, Natoire et Adam, furent agréés pour la pension du Roi.’
Jeune satyre jouant avec u» àne.
D'après Pmirçois Duqimoy. (Mitait du Ltnivre.)
D Papiers de famille Bouchardon. — Procè-ï- verbaux Je P Académie de Peinturé et de Sculpture, publié^ par Anatole de Montaiglon, IV, p. 3>4 et 3??.