‹ Edmond RostandChapitre 1 sur 17 · OUVRAGES PARUS EN HONGROIS · texte numérisé non relu

OUVRAGES PARUS EN HONGROIS

Le roman naturaliste. Budapest, 1886. Publication de l'Académie Hongroise, in-16, 410 p.

Vie et œuvres de Molière. Budapest, 1897. Publication de la Société Kisfaludy. Deux volumes, in-16, 330 et 483 p.

Evolution de la poésie lyrique en France. Budapest, 1900. Publ. de la Société Kisfaludy, in-16, 196 p.

La tragédie de la Renaissance et la mise en scène. Budapest, 1901. Discours de réception. Publication de l'Académie Hongroise, in-16, 62 p.

Histoire de la littérature française. Budapest, 1904. Deuxième volume de l'Histoire Universelle des littératures, in-8, 203-486 p.

De Corneille à Rostand. Évolution de la littérature dramatique en France. Premier volume. Corneille et ses contemporains. Budapest, 1906. Publication de l'Académie Hongroise, in-16, 571 p.

Lis

Vie et poésies de M. E. Rostand

On a reproché à l'auteur de Cyrano d'écrire en un français qui est plutôt du basque espagnol. « Or, lui a-t-on objecté avec une morgue trop septentrionale, M. Rostand abuse ; il n'est que Marseillais. » En effet, bien que demeurant dans le voisinage du pays basque où « la grâce mauresque vit dans le geste obscur d'un porteur de fagot » *, et malgré quelques gouttes de sang espa-

1 . Un aoir à iJernant. Ce poème commence par quelques mots basques : le poêle aborde un vieux paysan qui laisse «courtoisement tomber sur l'étranger le mépris d'un regard qui semblait déroger », parce que, dit le poète, « ma voix n'avait pas le chant guipuicoan >.

gaoldues à sa grand'mère paternelle de Cadix, « il n'est que Marseillais ». Il vient du prétendu pays de Cyrano et appartient au groupe nombreux de ces illustres Méridionaux qui ont contribué à la gloire de la littérature française, au lieu de concourir à la création artificielle de la littérature néo-provençale, mise à la mode par Mistral et ses compagnons félibres.

M. E. Rostand, âgé aujourd'hui * de quarantetrois ans, est né le 1" mai 1868 à Marseille, d'une famille très distinguée de négociants et de banquiers, où le culte des arts était traditionnel. Son oncle paternel, Alexis, directeur d'un établissement de finances, est un compositeur apprécié dont on connaît plusieurs morceaux de piano et des oratorios, même un opéra et un volume d'études de critique et de littérature musicales. C'est chez les Rostand qu'on a joué la première fois en France les quatuors de Beethoven, ce qui nous aide à mieux comprendre que Vaiglon parle sur la scène avec tant d'enthousiasme du « grand maître », et que la symphonie pastorale est citée avec tant d'amour dans le Prélude de Chantecler. Dans cette dernière

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