SON HONNEUR JOSEPH CAMILLIEN NOEL SUGE. DE DISTRICT
Fils de feu Ehzée Noël, notaire public de Thetford Mines, Qu. naquit à Lotbinière, Qué., en 1865. ll fit ses éludes ‘au séminaire de Sherbrooke, Qué., et à l'Université Bishop's College à Lennoxville, obtenant le degré de L.L.B. en 1885.
M. Joseph GC. Noël pratiqua avec succès la profession d'avocat à [nverness, Qué, à Dawson et à Edmonton. En 1896 il avait été nommé bâtonnieér du district d'Arlhabaska:1l fut pendant une eourte pérviode juge du district de Wetaskiwin, Alta. Depuis le 6 juillet 1909, Son Honneur le juge Nôël est juge Au «district 4 Athabasea.
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et là de petits lacs SRB cat un gibier emplumé fort apprécié du chasseur, et même du simple fermier.
Autre réuarque: à partir de Saint-Albert inclusivement, cette couche d'excellente terre r'evouvre des ‘strates de lignile, ou charbon mou. dont un a déjà commencé l'exploitation. Une mine se trouve en opération à un mille de Saint-Albert, vi du train, nous en remarquons une autre non loux de Morinville. Quant à Legal, mon aimable cicerone m'y montra du doigt un ruisseau qui
coule littéralement sur un li£ de charbon.
Bref, quiconque est pourvu d'une couple de mille piastres peut encore se procurer dans ces trois paroisses des terres où il est sûr de réussir s’il à un tant soit peu de conduite, et où il aura
l'avantage de se trouver en excellent voisinage.
HE peut sembler étonnant aux lecteurs de l'Est que; dans une région qu'on représente comme très fertile et de toute manière avantageuse pour l agriculteur, on puisse trouver des terres à ven. dre. Cela ne vient aucunement de la dissatisfaction des colons äctluels et de leur désir de se débarrasser de ce qui ne leur convient point, Lorsqu'ils-sont venus au pays, ils ont naturellement pensé à l'avenir, et, outre le ‘“homestead” sur lequel ils se sont établis, ils ont acheté des terres contiguës à vil prix. C'est ainsi qu’un brave. Ganadien de Saint-Denis, Sask:, qui avait, comme il le disait dans son langage pittoresque, été pendant dix-huit ans témoin de la misère de ses
:, compatriotes émigrés aux Etats-Unis, de son siè-
ge en arrière d'un comptoir d’épicerie, mais ‘'se sentait maintenant heureux comme un roi’, ne possède aujourd'hui pas moins de sept quarts, de section, soit sept terres de cent soixante âcres pour lui et sa nombreuse famille. Que certains des enfants auxquels’ ces terres sont destinées viennent à mourir, ou que lui-même disparaisse de la scène de ce monde, et la paroisse de Saint- Denis aura par le fait même autant de terres à veñdre. Û La ligne du C. N. R. continue dans le nord'à partir de Legal et se rend même jusqu'à la riviè re Athabasca; mais, ainsi qu'on le verra plus loin, le pays qu’elle traverse est moins français et, du reste, moins peuplé aussi. Je rebrousse donc chemin et retourne à Edmonton, pour me rendre de, là à une place assez ancienne appelée Lamoureux,
en l'honneur de son premier colon qui portait ce nom assez significatif.’ Cette paroisse se trouve juste en face de la pétite ville appelée Fort Saskatchewan, sur la rivière du même nom, au sudest de Legal, à laquelle elle est, du reste, conti. gué.
Contrairement aux stations déjà visitées, La. moureux n'a qu'un curé sans vicaire. Il possède pourtant cent-huil familles, soit environ six cents fes dans le périmètre de sa paroisse; là aussi il
‘y a encore quelâues tertes à vendre, et l'un des
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frères de l'abbé Nôrmandeau, récemment-arrivé lu vieux Québec âvec sa charmante famille, vien! d'en acquérir deux.
C'est le jour de la Fête-Dieu: un y fait la procession du Très Saint-Sacrement tout comme aux ‘Pays d'En-Bas.” Il n'y a point d'extravagance. sans doute; on- y constate même une simplicité qui frise la pauvreté, maïs c'est toujours la tra. dilionnelle procession à laquelle ont assisté nos pères. Du reste, les gens, loin d'être pauvres, sont au contraire fort à “M'aise.
Jamoureux fut le dernîer centre de l'Alberta que je visitai. Je vais maintenant passer brièvement en revue: 10 Toutes.ies autres paroisses françaises, avec curé, du diocèse d'Edmonton:"?20. Les missions ‘qui ne sont encore visitées qu'à cer tains intervalles par le prêtre; et 30..Les centres
sanadiens-français dont<la fondation ne date que, " un an.ou deux, quelquefois nioins. | 3