SCENE VII
Godwin, Sweyn, Eedwald.
Godwin. — P2h bien ! Redwald ?
Redwald.— Siward et Léofric sont revenus à l'assaut avec une ardeur, avec une fureur vraiment incroyables.
Godwin. — Oswald ne leur a pas offert de visiter le château ?
Redwald. — Oui, mais ils disent que son offre n'est qu'une supercherie. Ils affirment que les princes sont dans le château, ils désignent même les appartements où on les tient enfermés ; ils ajoutent qu'Alfred a été blessé la nuit der.âère, et qu'Edouard n'a échappé que par miracle aux coups des meurtriers. {Sweyn sort.)
Godwin. — Qui a pu leur apprendre de semblables nouvelles ?
Redwald. — Oswin, le fils de Siward, se serait introduit jusque dans les appartements des princes, leur portant des habits pour faciliter leur évasion. Edouard aurait refusé de quitter son frère mourant.
GoDwiN. — Malédiction ! j'ai donc, parmi mes serviteur:=«, des ennemis et des traîtres! Sweyn?... Où est Sweyn ?
Redwald. — De plus, Oswald vous fait dire que le peuple, d'abord hé-itant et incertain, vient enfin de se décider fiour Siward ; la foule en armes grossit continnellement au pied des remparts, et, on masse compacte, elle se prépare à tenter l'escalade. Oswald craint fort de succomber sous le nombre.
GoDWiN.- Cours, Redwald; va dire à Oswald que, s'il ne peut résister aux Ilots de la multitude, il se retire avec ses gardes fidèles dais la tour du nord- ouest ; je l'y rejoindrai. Là, nous pouvons soutenir un siège de plusieurs mois ; les armées danoises auront le temps de venir à notre secours. Va, cours, Redwald ; de mon côté, je vais tout préparer.
Redwald. — Seigneur, seigneur... le château est pris... Voici Siward... Voici ses soldats.
GoDWiN- — Tempête ! Malédiction ! (// cherche à se sauver. Siward et (Mwin^ avec une escouade de soldats, entrent.)