ÛJcret du 50 juillet 1868, art. 1 à i
Si des laboratoires de recherches avaient été créés dans les divers centres d'études qui en comportaient l'établissement, la Sorbonne en était devenue bientôt le siège principal ; et dès l'origine — la description que M. V. Duruy faisait des salles de cours l'indique assez — elle avait été le siège unique de l'École pratique des Hautes Études historiques et philologiques. A son exemple, les facultés ne devaient pas tarder à se créer leurs auditoires au profit de l'enseignement et de la science.
Sous l'énergique impulsion imprimée après 1870 au développement des études, le personnel des Lycées était devenu insuffisant. La dernière statistique de l'enseignement secondaire établit que, sur 3450 maîtres des collèges communaux, 2854 étaient simplement bacheliers ou pourvus du brevet de l'enseignement spécial ou primaire; que, sur 4129 maîtres ou fonctionnaires des lycées, 852 seulement étaient agrégés. L'École Normale Supérieure ne pouvait plus suffire au recrutement. Jamais les examens d'entrée n'avaient été plus brillants. Pour ne parler que des trois dernières années, — en 1877, la section des sciences comptait 128 candidats; la section des lettres, 99; en 1881, les inscriptions s'élevaient à 175 et 1671. Le
1. Malgré la création des bourses de licence et d'agrégation, ce mouvement ne s'est pas ralenti. Le nombre des candidals a été :
en 1882, pour les lettres, de 158; pour les sciences, de 166;