‹ Education et instruction (volume 2)Chapitre 36 sur 98 · Ibid., faculté des lettres de Nancy, p · texte numérisé non relu

Ibid., faculté des lettres de Nancy, p

leur prêter ce concours nécessaire1. Quant aux professeurs de l'enseignement secondaire, si l'on se décide à les adjoindre en nombre plus ou moins considérable, de deux choses l'une : ou bien ils devront renoncer à leur chaire pour être attachés au service des examens du baccalauréat, ou bien ils n'auront place dans les jurys qu'à titre de collaborateurs de circonstance et d'auxiliaires de passage2. — Certaines assemblées seraient portées à pousser plus loin encore cet esprit de défense : la collation des grades appartient aux facultés; c'est leur raison d'être et leur honneur3; les en dépouiller serait porter atteinte à leur autorité

1. Enquête, faculté des sciences de Montpellier, p. 460. = Lycée de la Rochelle, p. 802. = Recteur de Bordeaux, p. 125 ; — de Dijon, p. 255 ; — de Douai, p. 341.

2. Enquête, faculté des lettres de Caen, p. 137 ; — des lettres de Grenoble, p. 372; — des lettres de Lyon, p. 417; — des lettres de Rennes, p. 821 ; — de droit de Paris, p. 616.

Admettent le concours de l'enseignement secondaire à titre conditionnel les assemblées suivantes : faculté de droit d'Aix, p. 7 ; — des lettres d'Aix, p. 11 ; — des sciences de Bordeaux, p. 92; — des lettres de Bordeaux, p. 96; — des lettres de Clermont, p. 180; — des sciences de Lille, p. 281 ; — de droit de Nancy, p. 522 ; — de médecine de Nancy, p. 528 ; — des lettres de Nancy, p. 554 ; — des sciences de Paris, p. 655 ;

— de droit de Poitiers, p. 782 ; — des sciences de Poitiers, p. 785 ; — des lettres de Rennes, p. 821 ; — école de médecine et de pharmacie d'Aix, p. 14 ; — des lettres d'Alger, p. 892. = Cf. recteur de Besançon, p. 75;

— Grenoble, p. 588; — Nancy, p. 570; — Rennes, p. 854; — Alger, p. 903.

3. Enseigner les principes, conférer les grades universitaires, voilà la double mission sociale des professeurs de faculté. » Enquête, faculté de droit de Douai, p. 261. — « Sans doute, en province, les professeurs de faculté travaillent et produisent; mais les facultés de province, malgré la valeur hautement reconnue de leurs maîtres, ne passent point encore aux yeux du public pour des centres d'activité scientifique et ne jouissent point sous ce rapport de l'autorité à laquelle elles ont droit. Ce qui leur donne une autorité morale incontestée, ce qui, au jugement du plus grand nombre, et il faut compter avec l'opinion commune, les rehausse et les met hors de pair, c'est qu'elles constituent un tribunal toujours respecté devant lequel viennent se présenter les jeunes gens désireux de prouver qu'ils ont fait, dans les établissements d'enseignement secondaire, de sérieuses études générales. » Recteur de l'académie d'Aix, p. 44.

— Cf. faculté des sciences de Marseille, p. 8. = Lycée Louis-le-Grand, p. 692.

morale et violer leur droit1. Mieux vaudrait encore le régime des examens de carrière, quels qu'en soient les dangers, que ces jurys bâtards. Se figure-t-on les professeurs de faculté réduits à la présidence des commissions, allant de lycée en lycée, de collège en collège, « exercer le métier de gendarmes, et de gendarmes que tout le monde s'entendra pour tromper », à moins que, se faisant débonnaires, ils ne soient décidés à tout sanctionner les yeux fermés2? — Et quel serait dans ces commissions le rôle des professeurs de l'enseignement secondaire eux-mêmes? Un rôle forcément inférieur et subordonné3. De tels compromis ne sont acceptables pour personne. — A défaut de l'intervention directe des maîtres, on parle de notes fournies sur les élèves : les facultés n'ont que faire de ces témoignages; les dossiers de composition et d'interrogation leur suffisent pour juger4.

Les scrupules de renseignement secondaire. — Si l'enseignement supérieur se montre peu disposé à se laisser dessaisir de ce qui lui appartient, l'enseignement secondaire marque encore moins d'empressement à accepter

1. « L'introduction des professeurs de l'enseignement secondaire dans le jury serait un acte de défiance que la faculté repousse, une menace de conflits perpétuels qu il vaut mieux éviter. » Enquête, faculté des lettres de Dijon, p. 213. — « La faculté doit être absolument maîtresse de l'examen ou ne pas s'en mêler. » Enquête, faculté des lettres de Lyon, p. 415. — Voir aussi : faculté des sciences de Grenoble, p. 370; — de droit de Montpellier, p. 452; — des sciences de Montpellier, p. 4-55; — des lettres de Montpellier, p. 477 ; — de droit de Toulouse, p. 862 ; — des lettres de Toulouse, p. 868 ; — école préparatoire de médecine de Clermont, p. 180 ; — des sciences d'Alger, p. 890.

2. Enquête, faculté des lettres de Douai, p. 283 ; des sciences de Grenoble, p. 368.

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