Le Baccalauréat et les éludes classiques
ment : un jury de faculté et un jury de professeurs de lycée clans les centres où il n'y avait pas de faculté; et que, d'après la déclaration officielle d'un Ministre1, ce n'était pas le jury de lycée qui se montrait le moins exigeant. Des survivants de ce régime confirment, en effet, ce témoignage2. Mais d'autres en contestent l'exactitude. Selon eux, les jurys intérieurs, jalousement surveillés, étaient en butte aux plus malveillantes insinuations5; et combien aujourd'hui l'opinion, encouragée par les mille voix de la presse, n'estelle pas devenue plus entreprenante et plus subtile.
Aussi bien s'est-on suffisamment rendu compte de la toute-puissance de ces commissions? Voilà donc trois ou quatre professeurs constitués juges suprêmes de l'enseignement de tous leurs collègues, juges de l'administration de leurs chefs hiérarchiques, et — la prospérité d'un établissement se mesurant au succès — maîtres en somme de la fortune de la maison 4. Quelle situation pour tout le monde et pour eux-mêmes! Que de causes de dissentiments et de luttes5! — Contre cette conjuration des intérêts et des passions, quel sera le rempart? L'État, qui pourra sans doute retirer à tel établissement devenu indigne le droit d'examen? Mais sera-t-il toujours facile au gouvernement de revendiquer ce pouvoir, et quelle résistance ne renconti era-t-il pas de la part des autorités locales, qui verraient le collège