‹ Education et instruction (volume 2)Chapitre 4 sur 98 · Voir aux Annexes le plan n · texte numérisé non relu

Voir aux Annexes le plan n

3. Décret du 14 frimaire an XII. Cette affectation du local de l'Académie fut confirmée par le décret du 11 décembre 1808, qui comprenait les bâtiments de l'École de Médecine dans la donation faite à l'Université. — L'Académie de Chirurgie avait été construite de 1769 à 1780 sur l'emplacement de l'ancien collège de Bourgogne.

et par la rue de l'Observance (rue Antoine Dubois), au nord et. à l'ouest; par l'ancien couvent des Cordeliers à l'est ; au sud, par une ligne partant des Bains Racine pour aller rejoindre la rue de Monsieur-le-Prince, que tenaient tous les services pratiques : cliniques, salles de dissection, et jardin botanique1.

En 1829, les bâtiments des cliniques s'effondrant, un projet avait été établi qui comprenait la construction : 1° de deux bâtiments en aile à droite et à gauche sur la place de l'École, lesquels seraient affectés à trois cliniques nouvelles : clinique d'accouchement, clinique chirurgicale et clinique médicale; 2° de trois salles de dissection et d'un musée anatomique qui devaient occuper le réfectoire des Cordeliers2; 3° d'une clôture d'enceinte pour le jardin. Le devis s'élevait à 710 000 francs. Pour réaliser cette somme, on faisait compte de la valeur des terrains sur lesquels la Ville se proposait d'ouvrir une rue. Mais le produit présumé de la vente était sensiblement inférieur à la dépense. Au bout de deux ans l'architecte, M. de Gisors, sentant bien que de longtemps ses plans ne pourraient être exécutés, demanda qu'on réglât ses honoraires3.

En 1854, le projet de l'opération de voirie ayant été repris, celui de la restauration des cliniques se trouva

!.. Voir le rapport adressé à M. le Ministre de l'Instruction publique sur l'état des bâtiments et des services matériels de la Faculté de Médecine, par M. Ad. Wurtz, membre de l'Institut, doyen de la Faculté (1er février 1872).

2. Dès avant la Révolution, les Cordeliers avaient quitté leur couvent de l'Observance. D'après les travaux projetés en 1771, le réfectoire avait été destiné à recevoir les archives de la Cour des Comptes : le projet ne fut pas réalisé. On sait ce que devinrent l'église et les jardins pendant la Révolution. Sous la Restauration, le réfectoire avait servi d'atelier de peinture au baron Re^nault jusqu'à sa mort (1829).

3. Voir aux Annexes, u° 1, la délibération du Conseil académique du 29 octobre 1851.

remis en lumière *. Pour donner au quartier les débouchés qui lui manquaient, on avait pensé à pousser la rue Hautefeuille jusqu'à la rue Racine, entre le cloîlre et le réfectoire des Cordeliers : ce qui eût rendu presque impossible pour l'avenir tout agrandissement ultérieur de ce côté. Grâce à un heureux concours d'objections, la proposition échoua2. L'opération s'accomplit suivant les plans de M. de Gisors. L'École céda une partie de son terrain (environ 4000 mètres)3 : ce qui permit de mettre directement en communication la place de l'Odéon et la rue de la Harpe par la rue Racine prolongée. Le jardin botanique qui occupait l'espace aliéné fut transporté dans la pépinière du Luxembourg*. Mais le produit des terrains fournit seulement les ressources nécessaires pour construire les cliniques et pour restaurer les pavillons de dissection.

C'était toutefois une première amélioration, et l'on

1. Cette opération de voirie avait été arrêtée en principe dès 1821 {ordonnance du 5 janvier). Un plan pour l'appropriation des terrains de l'École pratique avait été dressé par M. de Gisors en 1829. (Voir aux Annexes, nos I et II, les procès-verbaux du Conseil académique, séances des 29 octobre 1831 et 14 janvier 1832.)

2. Voir aux Annexes n° II le procès-verbal de la séance du Conseil académique du 14 janvier 1852. « Considérant que le prolongement de la rue Racine se dirigeant vers la rue Hautefeuille aurait pour conséquence inévitable, en traversant le terrain de la Faculté de Médecine, de détruire l'ensemble de l'établissement; qu'en effet cinq des six pavillons de dissection existant 'actuellement seraient détruits;... qu'il faudrait entamer dans une proportion considérable le bâtiment dit l'ancien réfectoire du couvent des Cordeliers... » De son côté le service de la voirie faisait valoir que le coude formé par la jonction de la rue Racine à la rue Hautefeuille prolongée serait moins favorable à la circulation que le développement en droite ligne de la rue Racine vers la rue La Harpe. — INous y gagnions aussi d'affranchir le lycée Saint-Louis du voisinage immédiat des salles de dissection qui y étaient adossées.

5. La Faculté a perdu exactement dans cette opération 1115 toises ou 4235 mètres carrés : 1143 mètres carrés (301 toises), qui ont servi à constituer la rue Racine, 5092 mètres carrés (814 toises), formant le surplus du terrain qui lui appartenait au delà, et qui ont été vendus au prix do. 210 000 francs. — Voir aux Annexes le plan n° 2.

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