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C'est le 4 août 1834 que la Faculté entra en possession

voit que dès cette époque on commençait à se préoccuper des nécessités que les progrès de la science imposaient à l'enseignement1. Il ne semble pas cependant que ce besoin fut toujours alors considéré comme le premier de tous. Voici, en effet, ce que nous lisons dans le procès-verbal des délibérations du Conseil académique, à la date du 9 mars 1846 : « Par une lettre adressée à Son Excellence M. le Ministre de l'Instruction publique, M. le Doyen de la Faculté de Médecine a demandé qu'un projet de loi soit présenté aux Cbambres à l'effet d'obtenir les fonds nécessaires pour l'exécution des travaux qu'il se propose de faire à l'hospice des cliniques. Ces travaux avaient pour objet de prolonger les bâtiments de l'hospice sur la place, à droite du porche, et en retour sur la rue de l'Observance, en faisant disparaître une enceinte de planches, réceptacle d'immondices et foyer d'infection pour le quartier et surtout pour l'hospice. La dépense est évaluée à 48 000 francs. La destination des nouvelles constructions serait de réunir au rez-de-chaussée les différents bureaux d'administration séparés les uns des autres, au très grand préjudice du service. Le premier et le deuxième étage seraient transformés en salles d'infirmerie consacrées aux étudiants de la Faculté qui, n'ayant pas leurs familles à Paris, ne pour-

1. La fondation du musée Dupuytren date aussi de cette période. Par un testament olographe du 21 octobre 1834, Dupuytren avait légué à la Faculté 200000 francs, pour ladite somme servira la rétribution d'une chaire d'anatomie pathologique. Ce capital était insuffisant pour assurer le traitement du professeur, qui devait être Cruveilher. Le doyen Orfila demanda à Dupuytren d'affecter la somme à la fondation d'un musée d'anatomie pathologique médicale et chirurgicale, s'engageant à obtenir la création de la chaire d'anatomie pathologique. Le 8 février 1855, Dupuytren mourut. Le 5 juillet, sa donation était acceptée. Le 20, la chaire d'anatomie pathologique était créée. En même temps le Conseil royal de l'Instruction publique prenait un arrêté portant création d'un musée, lequel, pour honorer la mémoire de Dupuytren, prendrait le nom de musée Dupuytren.

L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR A PARIS EN 1881. li

raient recevoir, même en les payant, les bons soins qu'ils trouveraient gratis dans cet établissement. Le terrain appartient à l'Université. — Le Conseil académique, après avoir délibéré sur les conclusions de M. le Rapporteur, estime qu'il y a lieu d'adopter la demande de M. le Doyen de la Faculté de Médecine et ce qui a trait aux constructions nouvelles. Quant à la destination du premier et du deuxième étage, le Conseil est d'avis qu'il y aura lieu d'examiner plus tard quel sera le meilleur usage qui devra en être fait, non pas seulement pour les étudiants de la Faculté de Médecine, mais pour les étudiants de toutes les Facultés de Paris. »

Ce n'est qu'en 1855 que fut sérieusement agitée l'idée d'un agrandissement. Au cours des études auxquelles donna lieu le projet de prolongement de la rue des Écoles et de percement du boulevard Saint- Germain, un plan d'extension de la Faculté et de reconstruction de l'École pratique fut dressé par l'État d'accord avec la Ville sous la direction de M. de Gisors : à la Faculté était affecté tout l'espace qu'elle doit occuper aujourd'hui, entre la rue Hautefeuille, le boule vard Saint-Germain et la rue de l'École-de-Médecine ou rue des Écoles prolongée; à l'École pratique, le terrain s'étendant entre la rue de l'École-de-Médecine, la rue Casimir Delavigne (à cette époque rue Voltaire) prolongée, la rue Monsieur-le-Prince et la ruePiacine : soit une surface d'environ 13 555 mètres1. Ce projet ne manquait pas de grandeur, et, depuis, les lignes générales en ont été respectées. Toutefois il laissait l'École pratique enclavée dans les maisons en bordure sur la rue Monsieur-le-Prince, la rue Racine et la rue de l'École-de- Médecine. Il supposait de plus la destruction du réiec-

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