‹ Education et instruction (volume 2)Chapitre 41 sur 98 · Enquête, lycée de Màcon, p · texte numérisé non relu

Enquête, lycée de Màcon, p

3. Enquête, faculté de droit de Nancy, p. 361 ; — de droit de Montpellier, p. 450 ; — de droit de Paris, p. 597. = Lycée de Montpellier, p. -484 ; — Henri IV, p. 664; — la Rochelle, p. 800; — Lorient, p. 829. = Recteur de Dijon, p. 237.

4. Enquête, faculté de droit de Douai, p. 264: « L'expérience apprend que certains candidats consultent avec un soin minutieux les statistiques officielles et qu'ils se présentent de préférence devant la faculté qui leur semble la moins sévère. Nous craignons que les centres réputés les plus stricts soient désertés au profit de ceux qui auront une réputation

dlO ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.

des agrégés, là des licenciés : quelle cause de différence profonde! En vain essayera-t-on de réagir : force sera bien de couvrir ces faiblesses, qu'on craindra de mettre en lumière en les réprimant trop sévèrement. Ne sait-on pas combien il est difficile de faire exécuter les règles les plus raisonnables des instructions relatives aux examens de passage1?

11 faut enfin compter avec renseignement libre. Sous le régime de l'examen intérieur, que deviendrait -il ? Pourra-t-on, comme en Allemagne, obliger ses élèves à venir prendre le certificat devant les jurys des lycées ou des collèges? En présence de la loi de 1850, poser la question, c'est la résoudre

Les systèmes mixtes. — Le système da droit commun conditionnel. — Après les systèmes francs, les systèmes mixtes. Pour concilier le principe de la liberté avec Je bien des études, les partisans de l'examen intérieur ne feraient pas difficulté d'attribuer aux écoles libres le droit de délivrer le certificat, moyennant certaines conditions, telles que l'adoption des programmes de l'enseignement public, la mise en pratique rigoureuse des examens de passage, la garantie des grades (agrégation ou licence) pour les professeurs des classes supérieures,

de clémence ». — Faculté des lettres de Douai, p. 282; — de droit de Lyon, p. 397; — des lettres de Poitiers, p. 786. = Lycée de Chauraont, p. 2i5; — Louis-le-Grand, p. 697; — Bourges, p. 725. = Collège de Ikioude, p. 193; — Hesdin, p. 519; — la Fère, p. 322; — leQuesnoy, p. 329; — Saint-Pol, p. 532; — Lunéville, p. 549; — Meaux, p. 775. — Recteur de Grenoble, p. 58i ; — Tonnes, p. 851. 1. Enquête, recteur de Grenoble, p. 58i.

l'exercice de l'inspection de l'État et l'assistance d'un commissaire du gouvernement aux examens1. Accordée sur le rapport de l'inspecteur d'académie par le conseil académique de la région, cette faveur serait retirée dans les mêmes conditions et par les mêmes pouvoirs aux établissements qui en auraient mésusé. Quant à ceux qui se refuseraient à accepter ce régime, ils devraient envover leurs élèves subir l'examen dans un autre établissement libre dûment autorisé.

Mais à cette proposition on objecte d'abord l'effet moral produit par un moyen de constatation qui accuserait et aggraverait en l'accusant, la division des esprits dans la direction de la jeunesse. L'examen commun qui, à un jour donné, réunit sur les mêmes bancs et devant un même jury les candidats au baccalauréat, maintient le lien dans une certaine mesure ou l'empêche, au moins pour quelques-uns, de se briser. L'examen subi dans des conditions aussi égales qu'il serait possible de les faire, mais à distance, devant des juges divers, après des préparations diverses, achèverait de creuser l'abîme. Deux courants distincts se formeraient : ceux que l'enseignement supérieur réunit auraient plus de peine encore qu'aujourd'hui à se rapprocher; pour ceux que la vie active entraîne tout de suite dans ses directions multiples, c'est-à-dire pour le plus grand nombre, ils n'auraient plus de raison ni d'occasion de se toucher.

1. Enquête, faculté des lettres d'Aix, p. 12; — des lettres de Besançon, p. 72 ; — de droit de Douai, p. 282. = École préparatoire de médecine et de pharmacie d'Amiens, p. 285. = Faculté des lettres de Grenoble, p. 372; — des lettres de Montpellier, p. 476; de théologie protestante de Paris, p. 5S2; — de théologie protestante de Montauban, p. 856. = Lycée Louisle-Grand, p. 605. = Collège de Bayeux, p. 161; — Beaune, p. 230; — INantua, p. 439; — Pontivy, p. 834; — Vic-en-Bigorre, p. 858. = Recteur de Chambéry, p. 175 ; — Grenoble, p. 384. = Pour les objections faites à ce système, voir la faculté de droit de Grenoble, p. 532.

On n'accepte point, d'autre part1, que l'enseignement libre, quelque condition qu'il soit prêt à consentir, jouisse des mêmes prérogatives que l'enseignement public. Le droit d'enseignement n'implique nullement le droit d'examen. La collation d'un grade ou la délivrance d'un diplôme équivalent à un grade est un droit d'Élat. De simples particuliers, très différents les uns des autres par le caractère des personnes et le but des institutions, libres avant tout et toujours prêts à s'abriter derrière cette liberté qui est leur force légitime, ne sauraient, en aucun cas, être assimilés à un corps hiérarchiquement ordonné, enchaîné à des règles, soumis à un incessant contrôle, avec lequel l'État engage son autorité. Ce n'est point à dire qu'il faille en revenir au certificat d'études exigé avant la loi de 1850, comme la proposition en a été faite au Parlement2. Nul-

1. Enquête, faculté des lettres de Clermont, p. 179; — des lettres de Douai, p. 281 : « Dans l'état actuel de la société française, en face de la division profonde qui va s'élargissant tous les jours entre l'enseignement de l'État et l'enseignement libre, presque tout entier aux mains du clergé, l'État ne saurait avoir un seul instant la pensée d'aliéner, dans une mesure si faible qu'elle soit, le droit absolu qu'il a dû revendiquer sur la collation les grades par la suppression des jurys mixtes ».

— Faculté de droit de Lyon, p. 596-599; — des lettres de Montpellier, p. 464; — de droit de Nancy, p. 517, 518. = École supérieure de pharmacie de Nancy, p. 538. = Faculté des sciences de Poitiers, p. 782; — de droit de Toulouse, p. 861. = École de droit d'Alger, p. 889; — des sciences d'Alger, p. 890. = Lycée de Nîmes, p. 505; — Conclorcet, p. 659 ;

— Louis-le-Grand, p. 695; — Orléans, p. 752, 757. — Limoges, p. 794. = Collège de Libournc, p. 119; — Brioude, p. 195; — la Fère, p. 525; — Sedan, p. 5§5 ; — Meaux, p. 777; — Chinon, p. 807 ; — Fontenay-le-Comte, p. 808; — Quimper, p. 846; — Saint-Nazaire, p. 847; — Gaissac, p. 884. = Recteur de Dijon, p. 249: « N'oublions pas que les établissements libres servent une cause et que les motifs d'un ordre supérieur inspirent et légitiment à leurs yeux leurs appréciations et leurs actes » ; — Douai, p. 359; — Lyon, p. 444.

2. Voir la proposition de la loi déposée par M. Marcou, député, et les rapports présentés à la Chambre les 14 janvier et 15 mai 1882: « Seront seuls admissibles aux épreuves du baccalauréat es lettres et es sciences les élèves qui justifieront de leur certificat régulier après avoir fait les trois classes de seconde, de rhétorique et de philosophie, soit dans leurs familles, soit dans les lycées ou les collèges communaux, soit dans les institutions assimilées aux établissements de l'Université. Les certi-

lement. Mais autre chose est le rétablissement du certificat d'études1, autre chose la suppression des garanties que la liberté a dû accepter contre elle-même pour la collation des grades. L'État ne peut ni résigner ses droits ni s'affranchir de ses devoirs : ce serait une abdication mortelle aux études, funeste à l'intérêt social. Si l'Allemagne ne connaît pas ces réserves défensives, c'est qu'elle n'en a pas besoin, les règlements de l'enseignement de l'État étant acceptés par l'enseignement libre comme la loi commune2.

Les jurys mi-partis. — La coexistence de deux jurys. — Restent le procédé des jurys mi-partis et celui de la coexistence de deux jurys

Certaines assemblées considèrent qu'il ne serait pas injustifiable — l'intervention de l'enseignement secon-

ficats seront délivrés par les pères de famille ou les tuteurs, par les proviseurs des lycées, par les principaux des collèges communaux, parles chefs d'institution agrégés à l'Université. Les certificats sortiront leur plein et entier effet. En cas de contestation, le conseil académique prononcera, hors le cas où les certificats seraient argués de faux. » (Art. 1er du projet adopté par la Commission.)

1. Quelques établissements seulement ont exprimé un vœu à ce sujet : « L'État pourra exiger des jeunes gens qui se destinent aux fonctions publiques qu'ils aient fait leurs deux dernières années d'études dans un de ses établissements d'enseignement secondaire. » {Enquête, lycée de Moulins, p. 4-187.) — « L'assemblée demande que l'on rétablisse le certificat d'études, le droit de délivrer ce certificat pouvant être accordé à des établissements libres. » (Lycée de Poitiers, p. 800.) — « Il faut rétablir le certificat d'études, sinon dans sa teneur ancienne, du moins conçu de telle sorte qu'on puisse être assuré que le candidat a fait séparément en deux années distinctes la rhétorique et la philosophie. » (Recteur de Poitiers, p. 815.)= Faculté de droit de Grenoble, p. 554. -* Cf. faculté de droit de Paris, p. 599, qui demande l'obligation du certi ficat de grammaire. = Collège d'Avranches, p. 161.

2. Enquête, voira des titres divers : faculté des sciences de Bordeaux, p. 92; — de médecine et de pharmacie de Lyon, p. 400; — des lettre» de Dijon, p. 211. = Lycée de Besançon, p. 5t> ; — Mmes, p. 503; — Poi» tiers, p. 799. = Collège de Montbéliard, p. 66; — Lisieux, p. 170 ; — Lan* drecies, p. 325; — le Quesnoy, p. 330; — Gap, p. 579; — Louhans. p. 439: — Châtellerault, p. 806; — Chinon, p. 807; — Saint-Jean-d'Angély, p. 81 L = Recteur de Grenoble, p. 38i.

e:cs. slt. 8

daire dans les commissions du baccalauréat étant admise — d'y faire la part de l'enseignement libre1. Mais la proposition soulève trois observations qui semblent péremptoires : 1° Les écoles libres ne jugeraient-elles pas cette demi-garantie insuffisante, aujourd'hui qu'elles ont la pleine garantie de l'impartialité des facultés? 2° Pourraient-elles fournir assez d'agrégés dans les jurys des lycées, de licenciés dans les jurys des collèges, ce grade étant la condition de l'investiture, alors surtout qu'on voudrait généralement qu'aucun siège n'appartînt à personne à titre permanent et que les professeurs dûment qualifiés fussent appelés à prendre place dans les commissions par voie de roulement? o° Le principe des jurys mi-partis a fait ses preuves en Belgique; il a été condamné en France pour l'attribution des grades de l'enseignement supérieur : comment penser à le rétablir pour l'enseignement secondaire2?

La coexistence de deux jurys semble, au premier abord, plus défendable. Jury intérieur pour les établissements de l'État jouissant du droit de conférer le diplôme ; jury de facultés pour les établissements publics auxquels ce droit ne serait pas reconnu, pour les écoles libres, pour les candidats élevés dans la famille, pour ceux enfin dont les circonstances, la maladie, le manque de ressources ont retardé les études : quoi de plus simple? Et si l'on ajoute que tout candidat des établissements publics aurait le droit de choisir entre les deux catégories de juges, quoi de plus libéral? Cette

1. Enquête, faculté des lettres de Besançon, p. 48. = Lycée Janson de Sailly, p. 68S; —Vendôme, p. 747; — Pontivy, p. 857. = Collège de Luxeuil, p. 65; — Libourne, p. 119 ; — Châteaudun, p. 753 ; — Castelsarrasin, p. 883 ; — Condom, p. 883.

2. Enquête, faculté de droit de Douai, p. 265 ; — de théologie protestante de Paris, p. 574. = Lycée d'Orléans, p. 735; — Nantes, p. 852; — Toulouse, p. 879. = Collège de Calais, p. 506; — Cambrai, p. 309. = Recteur de Besançon, p. 70. — Dijon, p. 242.

dualité avec droit d'option n'existe-t-elle pas déjà pour l'examen de grammaire1? — Mais c'est cela même, répond-on, dont se plaignent l'enseignement libre et les collèges : notre esprit d'égalité se trouve froissé de ce que les élèves des lycées obtiennent, le plus grand nombre sans examen, quelques-uns après un examen à huis clos, un diplôme que les autres doivent aller prendre au chef-lieu de l'académie, devant une commission spé^ ciale, en courant tous les risques d'une épreuve publique.— Est-on bien sûr d'ailleurs que la coexistence de deux jurys, ne résultant pas, comme autrefois, alors que le nombre des facultés était restreint d'une impossibilité matérielle qui la justifiait, mais représentant une différence de régime voulue et où il serait difficile de voir autre chose qu'un expédient, ne porterait pas atteinte à la dignité des jugements, surtout avec la faculté d'option laissée au candidat? Le but et l'effet de l'organisation allemande, c'est de donner pleins pouvoirs aux professeurs de l'enseignement secondaire. L'élève aura-t-il le même souci de cette action bienfaisante, lorsqu'il sentira qu'il peut obtenir avec d'autres juges ce que ses juges naturels lui auront refusé? — Au surplus, on invoque toujours l'exemple de l'Allemagne : c'est sans doute pour profiter de son expérience et ne pas prendre à notre compte les erreurs dont elle s'est corrigée. Eh bien, de 1812 à 1834, pendant une période de transition, l'institution des jurys coexistants a régné en Prusse, et il a fallu y renoncer, parce que beaucoup de jeunes gens,

1. Enquête faculté des lettres de Besançon, p 48 ; — de droit de Lyon, p. 395 ; — de théologie protestante de Paris, p. 585; — de théologie protestante de Montauban, p. 857. = Lyc^e de Chàieauroux, p. 791 ; — la Roche-sur-Yon, p. 803; — Constantine, p 897. = Collège de Gap, p. 379; — Bagnéres, p. 882; — Castelnaudary, »>. 883. = Voir le Projet de réforme du baccalauréat es lettres, par M. Emile Beaussire, ancien professeur de faculté, député. Extrait des publications de la Société pour l'étude des questions d'enseignement supérieur, Pans, Hachette,

abandonnant les éludes normales, se présentaient devanî la commission extérieure, qui, à tort ou à raison, passait pour être plus indulgente : les hautes classes étaient désertées; l'examen, préparé hâtivement, superficiellement, en dehors de toute direction régulière, était devenu dérisoire1.

Conclusions. — Finalement, avec ces procédés d'ingénieuse conciliation comme sous sa forme simple, l'examen intérieur est repoussé. D'un caractère très différent, les objections qu'il soulève sont en même temps d'une portée très inégale ; mais chacune d'elles, prise en elle-même, reflète, pour ainsi dire, une des préoccupations de l'esprit public; et la conclusion, plus ou moins absolue, mais unanime au fond, moins les quelques exceptions que nous avons signalées, c'est que l'examen extérieur, égal pour tous, à jury unique, l'examen du baccalauréat, en un mot, est le système auquel il faut se tenir.

Les améliorations à apporter à V examen du baccalauréat. — L'accord établi sur ce point, nul ne fait difficulté de reconnaître que le baccalauréat ait besoin

1. Enquête, faculté des sciences de Marseille, p. 10; — des lettres de Grenoble, p. 372 ; — de Montpellier, p. 464, 473 ; — de droit de Nancy, p. 518; — des lettres de Nancy, p. 531 ; — des lettres de Poitiers, p. 787; — des lettres de Rennes, p. 820 ; — de droit de Toulouse, p. 861 ; — des lettres de Toulouse, p. 866. = École de droit d'Alger, p. 889. = Lycée de Rouen, p. 155; — Chaumont, p. 217 ; — Louis-le-Grand, p. 697, 698 ; — Limoges, r.793. = Collège de Lunéville, p. 554, 555. = Recteur de Dijon, p. 237 ; — Grenoble, p. 584, 585 ; — Lyon, p. 442.

d'être amélioré. Ceux qui défendent l'institution ne sont pas moins décidés à cet égard que ceux qui l'attaquent.

Tel qu'il existe aujourd'hui, le baccalauréat laisse trop de part à la fortune : on ne saurait raisonnablement admettre que les résultats de huit années de travail soient souverainement appréciés en quelques heures par des juges qui ne connaissent pas les candidats. — L'examen vicie en outre la direction des études, qu'il convertit pour la plupart des jeunes gens en une préparation tumultuaire, artificielle et malsaine. — Enfin il exige d'un grand nombre d'élèves un effort qui ne leur profite pas, et il n'assure point comme il conviendrait l'éducation de l'élite1.

C'est donc le vœu commun que des modifications soient apportées tant dans la forme des épreuves que dans l'organisation fondamentale de l'examen.

Les modifications de forme. — Les propositions touchant les modifications de forme ont trait au dossier

1. Enquête: « On a dit et répété bien des fois que le baccalauréat était une véritable loterie. Les exemples ne manquent pas, en effet, de brillants élèves qui ont échoué, alors que de véritables cancres ou tout au moins des candidats parfaitement médiocres sortaient victorieux de l'épreuve. Chacun de nous pourrait certainement, sans beaucoup de peine, contribuer à grossir cette liste de victimes ou de favoris injustes du sort. 11 est juste de reconnaître que ces exemples, si nombreux soient-ils, restent à l'état d'exceptions; tout compte fait, ce sont encore les meilleurs élèves qui ont l'avantage: il serait, je crois, difficile de le contester. Il n'en reste pas moins vrai que, si l'on pouvait trouver un moyen, sinon de prévenir tout à fait ces malheurs, du moins de les rendre de plus en plus rares, on aurait réalisé une amélioration qui ne serait pas sans valeur. » (Lycée de Montpellier, p. 493.) = Cf. faculté de droit de Grenoble, p. 350 ; — des sciences de Lyon, p. 414 ; — des lettres de Lyon, p. 415; — des sciences de Montpellier, p. 456 ; — des lettres de Montpellier, p. 462. = École supérieure de pharmacie de Nancy, p. 535. = Faculté des lettres de Paris, p. 656. = École de médecine et de pharmacie d'Alger, p. 893. = Lycée de Carcassonne, p. 484 ; — la Rochelle, p. 800. = Collège de Gap, p. 378; — Vienne, p. 381; — Chinon, p. 806, etc.

du candidat, à la procédure et à l'appréciation des épreuves, au programme, à la composition du jury.

Le dossier du candidat. — Le dossier de l'élève ne comprend aujourd'hui, avec son acte de naissance, que les compositions qu'il a faites pour l'examen même. On y voudrait joindre soit une sorte de livret scolaire, de curriculum vitœ, indiquant les notes, les places, les récompenses qu'il a obtenues pendant les dernières années avec un certain nombre de compositions à l'appui, soit une pièce conslatant qu'il possède le certificat de grammaire et qu'il a fait un nombre d'années d'études correspondant au nombre normal des classes à parcourir, soit la mention du résultat des deux examens de passage les plus caractéristiques, soit simplement l'indication qu'il a été porté par l'assemblée des professeurs du lycée ou du collège au tableau des candidats jugés en état de réussir1.

1. Enquête, faculté des sciences de Bordeaux, p. 92; — de droit de Caen, p. 129 ; — des lettres de Clermont, p. 180 ; — des lettres de Dijon, p. 213 ; — de droit de Douai, p. 266 ; — des lettres de Douai, p. 284;

— de droit de Grenoble, p. 333 ; — mixte de médecine et de pharmacie de Lyon, p. 410; — des lettres de Montpellier, p. 478; —de droit de Nancy, p. 523 ; — de médecine de Nancy, p. 328; — des lettres de Nancy, p. 534 ; — de théologie protestante de Paris, p. 583 ; — de droit de Paris, p. 610; — des sciences de Paris, p. 636; — des lettres de Paris ; p. 642. = École supérieure de médecine et de pharmacie de Reims, p. 049. = Faculté des sciences de Hennés, p. 819 ; — de théologie de Montauban, p. 858. = École de droit d'Alger, p. 889; — des lettres d'Alger, p. 892. = Lycée d'Avignon, p. 19; — Bastia, p. 23 ; — Nice, p. 27 ;

— Besançon, p. 55; — Lons-Ie-Saunier, p. 57; — Bayonne, p. 103 (point pour les élèves des établissements libres): — Bordeaux, p. 105; — Montde-Marsan, p. 107; — Perpignan, p. I10(avec extension aux établissements libres); — Alençon, p. 140; — Caen, p. 142; — Évreux, p. 150; — le Mans, p. 153; — Rouen, p. 158 ; — Montluçon, p. 186; — Moulins, p. 187 ;

— Aubusson, p. 189; — Chaumont, p. 220; — Nevers, p. 225; — Sens, p. 226; — Amiens, p. 288; — Charieville, p. 290;— Douai, p. 291 ; — Lille, p. 295; — Saint-Omer, p. 294; — Grenoble, p. 375 ; — Lyon, p. 423; — Carcassonne. p. 487; — Nimes, p. 505 (seulement pour les lycées); — Bar-le-Duc, p. 539; — Nancy, p. 541; — Condorcet, p. 662;

— Henri IV, p. 672; — Janson de Sailly, p. 684; — Vanves, p. 713; — Versailles, p. 718; — Reims, p. 747; — Vendôme, p. 747; — Angou-

Cet avis n'est pas celui de tout le monde. A quoi servirait ce dossier? Les bons candidats n'en ont pas be-

lême, p. 789; — Limoges, p. 795-797; — la Roche-sur- Yon, p. 804; — Angers, p. 826; — Brest, p. 827; — Laval, p. 828; — Lorient, p. 830;

— Nantes, p. 833; — Saint-Brieuc, p. 858; — Albi, p. 869; — Aucli, p. 872; — Tarbes, p. 877; — Toulouse, p. 878; — Alger, p. 896;

— Constantine, p. 898. ■= Collège d'Arles, p. 33; — Carpentras, p. 36; — Arbois, p. 58; — Gray, p. 63; — Luxeuil, p. 65; — Pontaiiier, p. 67; — Salins, p. 68; — Libourne, p. 121; — Marmande, p. 122;

— Avranches, p. 161; — Dieppe, p. 165; — Eu, p. 166; — Falaise, p. 167; — Fiers, p. 168; Honneur, p. 169; Lisieux, p. 171; — Brioude, p. 194; — Brives, p. 195; — Thiers, p. 197; — Auxerre, p. 229; — Beaune, p. 230; — Arras, p. 503; — Avesnes, p. 504; — Boulogne-sur-Mer, p. 505;

— Calais, p. 307; — Château-Thierry, p. 514; — Dunkerque, p. 516; — Hesdin, p. 320; — la Fère, p. 524; — Landrecies, p. 526; — Saint-Amand, p. 351 ; — Sedan, p. 536; — Gap, p. 50S; — Valence, p. 580; — Chalonsur-Saône, p. 435; — JNantua, p. 459 ; — Roanne, p. 440 (sous pli cacheté) ;

— Béziers, p. 506; — Vienne, p. 582; — Saint-Étienne, p. 452; — Autun, p. 434; —Cette, p. 508; — Mende, p. 509; — Perpignan, p. 510; — Commercy, p 545; — Épinal, p. 517; — Longwy. p. 548; — Lunéville, p. 551;

— INeufchâteau, p. 556; — Remiremont, p. 560; — Saint-Dié, p. 565; — Saint-Mihiel, p. 561; — Toul, p. 565; — Verdun, p. 567 ; — Rollin, p. 723 (point pour les élèves de l'enseignement libre) ; — Châlons-sur-Marne, p. 750; — Chàteaudun, p. 754 (dossier formé en comité secret pour les lycées et collèges de plein exercice); — Compiègne, p. 756; — Provins, p. 769; — Meaux, p. 777; — la Rochefoucauld, p. 811; — Saint-Jeand'Angély, p. 814; — Saint-Nazaire, p. 847; — Saint-Servan, p. 848; — Saumur, p. 845; — Castres, p. 883; — Hgeac, p. 884; — Pamiers,p. 886; — Revel, p. 886; — Saint-Girons, p. 887; — Bône, p. 900; — Oran, p. 901. = Recteur de Besançon, p. 75; — Bordeaux, p. 124; — Chambéry, p. 174; — Clermont, p. 201; — Dijon, p. 246; — Douai, p. 547; — Montpellier, p. 512;

— Rennes, p. 854; — Alger, p. 905.

N'admettent pas la production du dossier : faculté des lettres d'Aix, p. 15. = École préparatoire de médecine et de pharmacie de Clermont, p. 182. = Faculté de droit rie Dijon, p. 210; — des sciences de Lille, p. 280 : « L'égalité la plus absolue, la condition sine qua non de l'impartialité à l'égard de tous les candidats, quelle qu'en soit l'origine, c'est qu'ils soient tousinconnus du jury, quels que soient leurs antécédents »;

— des sciences de Grenoble, p 570; — des lettres de Lyon, p. 417; — de droit de Montpellier, p. 452; — des sciences de Poitiers, p. 784. = Lycée de Toulon, p 31; — Pau, p. 109; — Cacn, p. 146; — Clermont, p. 184; — Dijon, p. 221; — Troyes. p. 228; — Saint-Quentin, p. 298; — Màcon, p. 450; — Montpellier, p. 494; — la Rochelle, p. 802 ; — Rennes, p. 838; — Toulouse, p 882. — Collège de Draguignan, p. 55; — Dôle, p. 61 ; — Lure, ('3; — Cherbourg, p. 162; — Cassel, p. 311 ; — le Câleau, p. 512 ; — Condé, p. 315 ; — Louhans, p. 459 ; — Béziers, p. 507 ; — Bcauvais, p. 748; — Clermont, p. 755; — Dreux, p. 761; — Épernay, p. 763; — Fontainebleau, p. 764; — Vitry-le-François, p. 774; — Saintes, p. 812; — Morlaix, p. 842; — Quimper, p. 846; — Phiiippcville, p. 901 = Recteur de Grenoble, p. 588.

soin et il ne peut sauver les mauvais. Pour les juges ce témoignage ne serait le plus souvent qu'un embarras, à moins qu'on ne veuille leur forcer la main ! Sans compter qu'autoriser les recommandations, quelle qu'en soit la forme, c'est du même coup provoquer ou autoriser tout au moins les déclarations contraires; prenons garde aux apparences de proscription : les familles, en cas d'insuccès, ne seront que trop portées à s'en prendre au dossier. — IVest-il pas juste, au surplus, que chacun se présente aux épreuves avec toutes ses chances, et qu'un élève bien doué puisse, au moment du péril, se racheter de sa paresse par son intelligence. L'aléa a sa part dans tous les actes de la vie : il n'est pas mauvais que les jeunes gens en fassent de bonne heure l'utile expérience.

Ces raisons n'ont pas prévalu, malgré la vivacité avec laquelle elles étaient soutenues. Le dossier a paru être pour les élèves méritants — et ce sont ceux-là qui importent — un motif de sécurité légitime, pour les maîtres un moyen d'autorité, pour l'examen une condition de moralité. La règle en est déjà appliquée aux demandes de bourse; et, à Paris, l'usage n'existe-t-il pas pour les candidats d'annexer à leurs copies de composition les billets d'admission au Concours général? Quelquesuns souhaiteraient même que le livret scolaire fût doté d'un coefficient, et que la production de la pièce eût un caractère obligatoire. D'autres iraient jusqu'à accorder l'admissibilité aux épreuves orales à ceux dont le livret serait irréprochable1. Il suffit à la grande majorité que

1. Enquête, faculté des lettres de Montpellier, p. 4-78; — de théologie protestante de Paris, p. 585: « Les notes obtenues par le candidat pendant les six derniers mois pour les travaux du même genre faits en classe lui seront comptées à titre égal avec celles des épreuves écrites de l'examen. » — « L'admissibilité aux épreuves orales pourrait être conférée

le document soit fourni comme renseignement et à titre facultatif : faculté qui serait étendue aux écoles libres.

La procédure des épreuves. — Aujourd'hui la règle, on le sait, est que les épreuves écrites soient subies au siège des facultés, où les candidats sont convoqués successivement par séries, et que les sujets de composition choisis par la faculté varient avec les séries; on sait aussi que la deuxième session annuelle a lieu dans la première quinzaine de novembre et se prolonge parfois au delà du mois; on sait enfin que le nombre considérable des candidats oblige généralement à restreindre la durée de l'examen oral. — On demande qu'il soit prescrit de procéder partout suivant les prescriptions de l'arrêté du 6 juin 1882 : à savoir que, comme dans les académies de Toulouse, Poitiers, Clermont, Rennes etCaen, tous les candidats réunis au chef-lieu du département du ressort auquel ils appartiennent subissent les épreuves écrites en même temps sur des sujets communs, et que les épreuves orales ne commencent qu'après que toutes les corrections sont terminées; c'est même un vœu assez commun que, d'un bout à l'autre de la France, les candidats soient appelés à traiter, le même jour, à la même heure, la même composition, dont le Ministère de l'Instruction publique donnerait le texte après avis du comité consultatif de l'enseignement supérieur1. —

tout élève appartenant à la première moitié de la classe. » (Lycée de Caen, p. 142, 143.) — Même proposition sans détermination de proportion au lycée de Nîmes, p. 505.

1. On y ajoute toutes sortes de précautions : Enquête, lycée d'Avignon, p. 20 : « Le papier sera fourni par l'État; il sera de couleur variée suivant les compositions et les sessions » ; — Bastia, p. 23 ; — Toulon, p. 31; — Belfort, p. 52; — Vesoul, p. 57; — Agen, p. 101 :« Le nom des candidats sera caché »; — Bayonne, p. 104; —Pau, p. 107; — Rouen, p. 158; — Argentan, p. 159;— Guéret, p. 184; — Moulin?, p. 186; — Aubusson,p.l89; — Charlcville, p. 289;-- Valenciennes, p. 501; —Char-

On demande, d'autre pari, surtout en ce qui touche les examens de la première série, que la deuxième session puisse être close le 15 octobre au plus tard, de façon que l'année scolaire ne soit pas engagée tant pour ceux qui sont condamnés à redoubler la rhétorique que pour ceux que leur succès autorise à passer en philosophie1. — On demande en troisième lieu qu'aux épreuves orales les explications soient suffisamment prolongées (un 1 quart d'heure par texte est indiqué comme mesure) pour donner le temps aux candidats de se remettre, et que les interrogations proprement dites comprennent toujours plus d'une question, deux ou trois au moins, nul ne pouvant être sûr d'avoir au premier appel une réponse toute prête2.

lemagne, p. 658; — Janson de Sailly, p. 074 (ressort académique); — Versailles, p. 718 (ressort académique); — Orléans, p. 736; — Reims, p. 746;

— Pontivy, p. 866; — Rennes, p. 837 (ressort académique); — Rodez, p. 875; — Tarbes, p. 877. = Collège de Dôle, p. 61; — Gray, p. 62;

— Saint-Claude, p. 68; — Blaye, p. 115: « De façon à établir un véritable concours entre tous les élèves et tous les professeurs»; — Dieppe, p. 165; — Honfleur, p. 170; — Aurillac, p. 190; — Thiers, p. 198; — Langres, p. 251 ; — Avesnes, p. 501; — Dunkerque, p. 314; — la Fèrc, p. 328; — Maubeuge, p. 528; — le Quesnoy, p. 550; — Sedan, p. 555; — Valence, p. 381 ; — Saint-Étiennc, p. 432; — Autun, p. 439 (ressort académique); — Perpignan, p. 510; — Épinal, p. 546; — Mirecourt, p. 553;

— Remiremont, p. 558; — Saint-Mihiel, p. 564; — Toul, p. 565 ; — Verdun, ]). 568; — Poitiers, p. 723 (ressort académique); — Beauvais, p. 748 (ressort académique) ; — Blois, p. 749; — Chartres, p. 751; — Coulommiers, p. 760; — Dreux, p. 770; — Fontainebleau, p. 764; — Melun, p. 763 (ressort académique); — Montargis. p. 766; — Figeac, p. 884 (ressort académique); — Saint-Girons, p. 887. = Recteur de Besançon, p. 75; — Dijon, p. 255 ; — Douai, p. 548; — Rennes, p. 853.

1. Enquête, lycée du Havre, p. 153; — Rouen, p. 157; — Moulins, p. 187 ; — Saint-Quentin, p. 298 ; — Rennes, p. 839. = Collège de Langres, p. 231 ; — Avesnes, p. 504.

2. Enquête, lycée de Saint-Omer, p. 295; — Charlcmagne, p. 656; — Pontivy, p. 856; — Rodez, p. 876. = Collège d'Argentan, p. 159 : « Les candidats admissibles à l'examen oral tireront au sort les questions sur lesquelles ils devront être interrogés. Chaque candidat tirera toutes ses questions en même temps; il aura une demi-heure pour s'y préparer par la réflexion sous la surveillance des examinateurs »; — Laon, p. 527; — Morlaix, p. 814 = La faculté des lettres de Paris demande que les compositions philosophiques comprennent toujours au moins deux questions,

La dernière proposition a trouvé une adhésion complète partout où elle a été faite. — La seconde ne peut avoir contre elle que les habitudes des facultés; elle constituerait pour les études secondaires une amélioration sérieuse. — Quant à la première, elle a donné lieu à certaines réserves : l'identité des sujets de composition pour toute la France est une garantie d'équité plus apparente que réelle; il faudrait pouvoir établir en même temps l'identité d'appréciation, pour arriver véritablement à une commune mesure, et cette sorte d'uniformité de jugement qui peut être applicable jusqu'à un certain degré dans renseignement primaire, en raison du caractère élémentaire de l'examen, conviendrait-elle de même aux études secondaires? Pourrait-on l'imposer aux facultés? Ne suffit-il pas d'assurer l'égalité des sujets, autant que faire se peut, dans chaque ressort académique? Et n'arriverait-on pas à ce résultat en choisissant à l'avance un certain nombre de textes de difficulté équivalente ? Au reste, les avantages de l'unité des épreuves pour les candidats d'une même région sont fort contestables. Le mode d'examen recommandé par l'arrêté du 6 juin 1882 produit une économie de quelques jours de session, et c'est bien quelque chose pour tout le monde. Mais l'intérêt du candidat est que l'épreuve orale suive de près l'épreuve écrite, et que de l'une à l'autre il n'y ait pas un intervalle de fiévreuse attente. Ce qui est surtout désirable, c'est que chaque élève soit interrogé par les examinateurs qui ont corrigé ses copies. Les deux jugements s'éclairant l'un par l'autre, le jugement final ne peut qu'être à la fois plus bienveillant et plus exact1.

L appréciation des épreuves. — C'est le même esprit

1. Enquête, lycée do Vanves, p. 713. = Collège de Barbezieux, p. 806; — Morlaix, p. 844.

qu'on applique à la revision des règles traditionnelles d'appréciation. On propose : quelques-uns, de ramener à un examen unique les deux séries d'épreuves*, tels candidats pouvant avoir manqué leurs compositions, qui se relèveront à l'interrogation orale, et les deux séries d'épreuves n'étant pas de trop pour motiver une condamnation 4; ceux-ci, de substituer au tarif de 0 à 5 le tarif de 0 à 20 qui comporte plus de nuances d'évaluation et conséquemment plus de chances de justice relative2; ceux-là, d'attribuer un coefficient aux différentes matières en prenant pour base du rapport le nombre des heures accordées à l'enseignement de chacune d'elles dans la répartition hebdomadaire du temps5; d'autres enfin, de maintenir le bénéfice de l'admissibilité à ceux qui l'ont une fois acquise, soit à terme indéfini, soit pendant une ou deux années, soit seulement d'une session à une autre. On demande encore qu'il soit tenu compte à ceux qui ont échoué à l'examen oral des parties pour lesquelles ils avaient obtenu une note satisfaisante, — rien n'étant plus décourageant pour les jeunes gens qu'un échec après un succès, et la dignité du jugement pouvant elle-même avoir à souffrir de cette sorte d'instabilité dans des décisions rendues à trois mois de distance 4.

1. Enquête, lycée de Besançon, p. 55; — Montluçon, p. 186; — Charlcmagne, p. 606 : « L'exclusion à l'examen écrit ne pourra être prononcée d'ailleurs qu'à l'unanimité du jury » ; — Niort, p. 798; — Rodez, p. 876. = Collège de Beaume-les-Dames, p. 60; — Saint-Claude, p. 68; — Langres, p. 255; — Barbezieux, p. 805. = Faculté de droit de Nancy, p. 521.

2. Enquête, lycée de Nîmes, p. 505; — Vanves, p. 714. = Collège de Cette, p. 507.

3. Enquête, lycée de Nancy, p. 541 ; — Niort, p. 798 = Collège de Fontainebleau, p. 764; — Saint-Gaudens, p. 887.

4. Enquête, faculté de droit de Bordeaux, p. 92; — des lettres de Bordeaux, p. 98 ; — des sciences de Lille, p. 281 : « A la condition que le candidat ait obtenu l'admissibilité sans note mal, et avec une note au moins supérieure à passable »; — de droit de Paris, p. 610; — des lettres de Poitiers, p. 788; — de droit de Toulouse, p. 861. = Lycée d'Agen, p. 101, — Alençon, p. 141: « A une certaine moyenne de notes »; — Rouen,

IE BACCALAUREAT. f23

A-t-on bien calculé la charge que ferait peser sur les jurys la nécessité de procéder pour tous les candidats à un examen complet? — Une échelle de points graduée comme pour un concours n'introduirait-elle pas un mécanisme bien compliqué dans des épreuves qui doivent rester simples? — Les vrais coefficients n'existent-ils pas dans l'esprit même des juges, qui n'ont pas besoin de tarif pour apprécier l'importance proportionnelle des divers éléments de l'examen; et d'une façon générale est-il bon de traduire en opération mathématique ce qui doit être avant tout le résultat d'une impression d'ensemble? Des doutes sont exprimés sur ces différents points. — Au contraire, on considère communément comme acceptable que l'admissibilité, une fois obtenue, demeure acquise, non pour toujours, — ce qui pourrait ouvrir la porte aux abus de préparation, — non pas même pour une durée prolongée, — mais de la session normale à la session de réparation, de juillet à octobre, la raison étant en cela d'accord avec la justice.

Les programmes. — Sur les programmes, les divergences de vues sont sensibles. Généralement les lycées et les collèges ne répugnent pas à l'idée de voir ajouter de nouvelles matières à l'examen, tant écrit qu'oral, à l'examen écrit surtout : un thème latin, une version grecque, avec ou sans alternance avec la version latine, une composition spéciale de cosmographie, une composition d'histoire, un dessin, une épreuve de sciences

p. 156; Chambéry, p. 172; — Montluoon, p. 184 ; — Louis le-Grand, p. 701 : « Pour deux épreuves nouvelles » ; — Saint-Louis, p. 707; — Vanves, p. 714 : « Pour un eNamen » ; — Niort, p. 798; — Rodez, p. 87G = Collège de Digne, p. 34; — Grasse, p. 54; — Beaune, p. 230; — Dunkerque, p. 317 : « Pour la session suivante »; — Saint-Girons, p. 887 : « Pour la session suivante »; — Villefranche, p. 838. = Recteur de Bordeaux, p. 124 : « Jusqu'à la deuxième session suivante » ; — Dijon, p. 236 : « A la condition que le candidat n'ait pas la note mal -peur l'une des compositions •»; — Douai, p. 347 : « Pendant le laps de deux années ». Le Collège de Verdun, p. 235, se déclare formellement contraire.

au baccalauréat de rhétorique, une épreuve de composition française et même une épreuve de grec au baccalauréat es sciences. La considération principale de ceux qui demandent ces extensions est que toutes les matières de l'enseignement doivent être l'objet d'un examen, d'un examen possible au moins, — le sort décidant la matière qui serait choisie, — sous peine de voir sacrifié par l'élève ce qui est omis dans le programme. Leur intention, contrairement aux apparences, est de soulager le candidat, dont, à leur avis, les chances se multiplient avec le nombre des épreuves, en vertu du système des compensations1. — Les facultés tendent plutôt à res-

1. Enquête, lycée de Bastia, p. 22 ; — Besançon, p. 55; — Agen, p. 102 ;

— Alençon, p. 141 (le dessin) ; — Coutances, p. 146; — le Mans, p. 154;

— Rouen, p. 155 (les compositions occuperaient deux jours entiers) ; — le Puy, p. 188; — Chaumont, p. 220; — Sens, p. 227 ; — Charleville, p. 289; — Saint-Omer, p. 295 (questionnaire grammatical écrit); — Valenciennes, p. 500 (rétablissement de la composition latine); — Bourg, p. 420; — Nancy, p. 541 ; — Charlemagne, p. 657 ; — Condorcet, p. 662 (renforcer la partie littéraire du baccalauréat es sciences); — Janson de Sailly, p. 674 et 686; — Vanves, p. 711 ; — Orléans, p. 733; — Reims, p. 746 ; — Poitiers, p. 798 ; — Niort, p. 798; — la Rochelle, p. 803 (interrogations sur les sciences à la première partie du baccalauréat es lettres) ; — Tours, p. 805 ; — Angers, p. 825 ; — Brest, p. 826 (adjonction d'une épreuve scientifique au baccalauréat es lettres et d'une composition française au baccalauréat es sciences) ; — Lorient, p 830 (exercice grec au baccalauréat es lettres, composition française au baccalauréat es sciences) ; — Nantes, p. 852 ; — Albi, p. 870 (examen scientifique au baccalauréat es lettres); — Tarbes, p. 876 (version latine et version grecque aux épreuves écrites du baccalauréat es lettres). = Collège d'Arbois, p. 58 ; — Libourne, p. 120 ; — Vire, p. 171 ; — Langres, p. 233 ; — Armentières, p. 502 (dessin facultatif) ; — Hazebrouck, p. 517 ; — Landrecies, p. 526; — le Quesnoy, p. 350; — Saint-Pol, p. 552; — Louhans, p. 439 (dessin) ; — Cette, p. 507 (l'examen oral du baccalauréat es lettres comportera l'explication à livre ouvert d'un auteur grec facile) ; — Commercy, p. 542 ; — Pont-à-Mousson, p. 558 (fortifier les épreuves littéraires du baccalauréat es sciences) ; — Remiremont, p. 559 (fortifier les épreuves littéraires du baccalauréat es sciences) ; — Saint-Dié, p. 563 (fortifier es épreuves littéraires du baccalauréat es sciences) ; — Toul, p. 565 (des notions de grec seraient exigées à l'examen oral pour le baccalauréat es sciences) ; — Beauvais, p 748 ; — Compiègne, p. 755 (composition française aux épreuves écrites du baccalauréat es sciences) ; — Fontainebleau, p. 765; — Provins, p. 769 (adjonction d'une épreuve littéraire au baccalauréat es sciences) ; — Meaux (adjonction d'une épreuve écrite en grec au baccalauréat es lettres; — Lesneven, p. 841 (discours

treindre le programme, mais en enlevant au candidat le droit de diriger lui-même son examen, c'est-à-dire de choisir les auteurs sur lesquels il doit être interrogé. La multiplicité des épreuves ne leur paraît servir que les préparations superficielles. Elles tiennent moins à la représentation exacte et à la preuve faite, sur pièce déterminée, de toutes les connaissances acquises qu'au développement d'intelligence et à la culture générale du candidat; elles se préoccupent aussi de leur liberté d'appréciation que le système du programme restreint sauvegarde plus sûrement1. — On s'entend d'ailleurs

latin facultatif); — Quimper, p. 847; — Figeac, p. 884 (épreuve littéraire au baccalauréat es sciences) ; — Foix, p. 884 (un thème latin au baccalauréat es lettres, des épreuves littéraires au baccalauréat es sciences) ; — Moissac, p. 886 (interrogation scientifique aux examens du baccalauréat es lettres, V partie); — Saint-Gaudens, p. 887 (thème latin et interrogations scientifiques au baccalauréat es lettres, lre partie) ; — Saint-Girons, p. 887 (épreuve de dessin) ; — Bône, p. 899. = Recteur de Chambéry, p. 177; — Dijon, p. 256; — Douai, p. 546; — Rennes, p. 853; —Alger, p. 903.

1. Enquête, faculté des lettres de Caen, p. 136; — des sciences de Clermont, p. 178; — des lettres de Dijon, p. 214 (réunion de l'examen eu une seule s\irie d'épreuves : version latine et dissertation française, composition unique à l'écrit ; suppression de l'explication latine à l'oral) ; — de droit de Douai, p. 288; — de droit de Grenoble (rapport de M. Fournier), p. 36i; — des lettres de Grenoble, p. 372; — des lettres de Lyon, p. 416 ; — de droit de Nancy, p. 521 ; — des lettres de Nancy, p. 553 ; — de droit de Paris, p. 608 ; — des lettres de Paris, p. 645 : « Réduire les épreuves écrites à la version latine et à la dissertation philosophique ; dans les épreuves orales, rattacher l'interrogation d'histoire littéraire à l'explication des auteurs ; faire porter l'interrogation d'histoire et de géographie avant tout sur le programme des deux dernières années, et, quant au reste, ne demander absolument aux candidats que ce que personne n'a le droit d'ignorer. Pour les explications de textes, rendre à l'examinateur toute liberté de choisir un auteur quelconque du programme des classes de rhétorique et de philosophie ; fondre l'explication des autres auteurs philosophiques français avec l'interrogation sur l'histoire de la philosophie, et l'explication des auteurs philosophiques grecs et latins avec l'explication des autres auteurs anciens » ; — de droit de Poitiers, p. 781 ; — des sciences de Poitiers, p. 785 ; — des lettres de Poitiers, p. 787; — de droit de Toulouse, p. 783. = École de droit d'Alger, p. 889. = Lycée de Mont-de-Marsan, p. 107; — Valenciennes. p. 300; Montpellier, p. 495; — Nancy, p. 535; — Charlemagne, p. 656: « La composition dans les sciences portera toujours sur une question de cours : elle ne sera jamais un problème » ; — Janson de Sailly, p. 674 :

pour souhaiter que l'enseignement el l'examen reposent exactement sur les mêmes bases, et. que de l'un h l'autre il n'y ait pas, comme il arrive, discordance ou déviation1.

Le jury. — Pour la composition du jury, l'idée d'adjoindre des professeurs de l'enseignement secondaire à ceux de l'enseignement supérieur n'est pas écartée, nous savons dans quelles conditions. De la part des facultés, c'est une concession : il pourra être fait appel aux professeurs des lycées, parfois, à titre d'aides temporaires, et sans que jamais ils priment par le nombre les membres des facultés : voilà comme on formule la nouveauté. — Le personnel de l'enseignement secondaire, qui l'accepte, met dans son acceptation la même réserve2. Certains collèges

« Supprimer le choix de l'auteur pour les élèves » ; — Versailles, p. 719 : « Alléger la partie scientifique du baccalauréat es lettres » ; — Alger, p. 896. == Collège de Blaye, p. 115; — Arras, p. 200 ; — Maubeuge, p. 528 ; — Loudun, p. 809. = Recteur de Bordeaux, p. 124; — Chambéry, p. 177; — Douai, p. 340 ; — Grenoble, p. 586 ; — Lyon, p. 445 ; — Alger, p. 903.

1. Enquête, faculté de médecine de Nancy, p. 527. = Lycée de Rouen, p. 157 ; — Condorcet, p. 632. = Recteur de Grenoble, p. 385.

2. Enquête, lycée d'Avignon, p. 17 ; — Toulon, p. 50; — Lons-le-Saunier, p. 56 ; — Vesoul, p. 58 ; — Bordeaux, p. 105 ; — Mont-de-Marsan ;

— Pau, p. 107; — Périgueux, p. 109; — Alençon, p. 141; — Caen, p. 142;

— Coutances, p. 144 ; — Rouen, p. 158 ; — Argentan, p. 159 ; — Chambéry, p. 172; — Moulins, p. 186; — Aubusson, p. 189; — Chaumont, p. 219 ; — Troyes, p. 227 ; — Amiens, p. 288 ; — Charleville, p. 290 ; — Douai, p. 291 ; — Lille, p. 292 ; — Saint-Omer, p. 2Ji ; — Saint-Quentin, p. 298; — Valenciennes ; — Grenoble, p. 575; — Lyon, p. 424 ; — Màcon, p. 450 ; — Carcassonne, p. 484 ; — IS'imes, p. 504 ; — Bar-le-Duc, p. 538 ;

— Nancy, p. 540; — Charlemagne, p. 654; — Condorcet, p. 662; — Henri IV, p. 671; — Janson de Sailly ; — Louis-le-Grand, p. 700; — Saint-Louis, p. 705 (deux tiers); — Vanves, p. 710-711;— Versailles, p. 717 ; — Bourges, p. 727 ; — Orléans, p. 756 ; — Vendôme, p. 747 ; — Angoulême, p. 789 ; — Chàteauroux, p. 791 ; — Limoges, p. 794 ; — Poitiers, p. 796; — la Roche-sur-Yon, p. 805 ; — Angers, p. 824 ; — Laval, p. 828; — Nantes, p. 852;— Saint-Brieuc, p. 858; — Auch, p. 872; — Cahors, p. 875 ; — Montauban, p. 874; — Rodez, p. 875 ; — Alger, p. 89" -- Constantine, p. 898. = Collège de Carpentras, p. 85 ; — Arbois, p. 50

— Luxeuil, p. 64 ; — Poligny, p. 6? ; — Saims, n (i8 ; — Blaye, p. 117

se tailleraient volontiers une large place. Quelques-uns seraient d'avis, par exemple, que tous les collèges fussent représentés dans les jurys afin de pouvoir surveiller les opérations1. Dans la pensée de plusieurs autres, l'enseignement secondaire devrait avoir la prépondérance au sein des bureaux d'examen; c'est à lui qu'il serait raisonnable et juste de laisser le choix des sujets d'épreuves ; au moins serait-il nécessaire que les textes fussent discutés par le jury tout entier avant d'être proposés aux candidats2. Mais les professeurs de lycées se montrent plutôt embarrassés de l'honneur qui leur est fait ou que, pour se conformer à l'opinion courante, ils se résolvent à accepter. La question n'est point d'ailleurs de suivre leurs élèves à l'examen, nous l'avons vu. Il ne s'agit que d'apporter aux jurys le tribut absolument désintéressé de leur expérience. — Ainsi s'explique la formation d'une sorte de tiers parti qui ne veut pour juge ni de l'enseignement

— Libourne, p. 118-120 ; — Sarlat, p. 122 ; — Avranches, p. 185 ; — Fiers, p. 168 ; — Honfleur, p. 169 ; — Annecy, p. 173; — Bonneville, p. 173 ; — Brioude, p. 194 ; — Aurillae, p. 191 ; — Mauriac, p. 196 : — Tulle, p. 199;

— Langres, p. 232 5 — Arras, p. 303; — Avesnes, p. 30i ; — Calais, p. 307 ; — Cambrai, p. 310 ; — Château-Thierry, p. 314 ; — Hazebrouck, p. 318 5 — Hesdin, p. 320 ; — la Fère, p. 323 ; — Laon, p. 327 ; — Maubeuge, p. 328; — le Quesnoy, p. 530; — Saint-Pol, p. 332; — Sedan, p. 336 ; — Gap, p. 380 ; — Valence, p. 381 ; — Vienne, p. 582 ; — Saint- É tienne, p. 431 ; — Autun, p. 431; — Roanne, p. 440 ; — Béziers, p. 506- 508 ; — Mende, p. 509 ; — Commercy, p. 542 ; — Épinal, p. 547 ; — Mirecourt, p. 553 ; — JXeufchàtcau, p. 556; — Remiremont, p. 559; — Saint-Dié, p. 562; — Verdun, p. 567; — Beauvais, p. 748; — Blois, p. 749; — Châlons-sur-Marne, p. 750; — Châteaudun, p. 754; — Coulommiers, p. 760 ; — Dreux, p. 761 ; — Melun, p. 766 ; — Montargis, p. 766 ; — Nogent-le-Rotrou, p. 773; — Meaux, p. 775-776; — Barbezieux, p. 806 ;

— Chinon, p. 807 ; — Loudun, p. 809 ; — Rochefort-sur-Mer, p. 810 ; — Saintes, p. 813; — Saint-Nazaire, p. 847 ; — Castelsarrasin, p. 882; — Castres, p. 883; — Condom, p. 884 ; — Revel, p. 886 ; — Villefranche, p. 888. = Cf. recteur de Chambéry, p. 174. = Faculté des lettres de Poitiers, p. 758.

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