‹ Education et instruction (volume 2)Chapitre 42 sur 98 · Enquête, collège de Condom, p · texte numérisé non relu

Enquête, collège de Condom, p

2. Enquête, Collège de Vienne, p. 382 ; — Saint-Dié, p. 563. — Cf lycée de fsimes, p. 505.

ens. sur. 0

supérieur, ni de l'enseignement secondaire, procédant isolément ou réunis dans un tribunal commun. L'appareil un peu idéal que les défenseurs de ce système conçoivent est celui de commissions régionales ou départementales, indépendantes de l'un et de l'autre ordre d'enseignement, y tenant par leurs grades, mais non par leurs fonctions, une commission de professeurs en inactivité, en congé, en retraite, placés hors cadre par avancement et en vue de ce service propre : des irréguliers, des émériles, des consulaires1.

En dernière analyse cependant, un certain nombre des suffrages se rallient à l'idée d'un jury composé de professeurs de l'enseignement supérieur et de professeurs de l'enseignement secondaire. Mais, le principe établi, les points d'interrogation se posent. Que la présidence du bureau appartienne à l'enseignement supérieur, cela ne fait point difficulté. Mais quel sera le nombre des représentants de l'enseignement secondaire? deux sur trois? trois sur cinq? Suffira-t-il d'exiger de chacun d'eux le titre d'agrégé ou de licencié? et n'y aura-t-il pas lieu de demander en outre une expérience professionnelle de quelque durée? La représentation sera-t-elle permanente ou temporaire? Dans ce dernier cas, combien de temps vaudra-t-elle ? trois ou six ans? Le choix des délégués se fera-t-il par l'élection, par le sort, par une décision de l'autorité supérieure? Où sera le siège des opérations? à la faculté, au chef-lieu du département, dans chaque établissement? — A la rigueur, le service des professeurs de l'enseignement

1. Enquête, lycée de Chambcry, p. 172; — Guéret, p. 184 ; — Nevers, p. 225 ; — Sens, p. 223 ; — Saint-Louis, p. 704 ; — Orléans, p. 756 ; — Limoges, p. 794 ; — Tours, p. 804 ; — Laval, p. 828 ; — Lorient, p. 829 ; — Montauban, p. 874. — Cf. lycée Louis-le-Grand, p. 699. = Collège Rollin, p. 723; — Épinal, p. 544 ; — Fontainebleau, p. 764 ; — Saint-Servan, p. 848. = Recteur de Montpellier, p. 511.

supérieur pourrait se prêtera cette mission ambulatoire; encore sera-t-il nécessaire que les cours soient suspendus pendant les sessions. Mais qui pourvoira au service des professeurs de l'enseignement secondaire durant leur absence? Il n'y faudra rien moins qu'une légion de suppléants. Or a-t~on prévu les dépenses résultant de cette organisation ? Aujourd'hui les examens font partie de la fonction des facultés. C'est tout un budget qu'il sera indispensable de constituer pour indemniser les titulaires de l'enseignement secondaire délégués et rétribuer leurs suppléants : un budget de deux ou trois cents personnes au moins1. Ajoutez que ces maîtres manqueraient à leurs classes quand ils y seraient le plus utiles, au commencement et à la fin de l'année scolaire, juste au moment de donner l'élan aux premiers efforts ou de consacrer les résultats acquis. — De prendre pour cette collaboration des professeurs hors d'exercice, on n'y peut songer. Pour éclairer le jury il ne saurait suffire d'avoir appartenu à l'enseignement secondaire : les procédés d'enseignement se renouvelant, les programmes se modifiant, il faut ne pas avoir cessé d'y appartenir. — On essaye de tout concilier, il est vrai, en proposant de faire les examens pendant les vacances2; mais, avec le nombre des examens à faire subir, quel est le corps qui résisterait à ce régime? Et comment assurer les sessions d'octobre et d'avril? — Ainsi, à quelque parti que l'on s'arrête, on se heurte à des embarras. En préconisant chacune leur mode, les diverses assemblées sont naturellement induites à attaquer le mode qu'elles ne préfèrent pas, et il n'en est pas un qui échappe à la critique3.

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