‹ Education et instruction (volume 2)Chapitre 54 sur 98 · Art · texte numérisé non relu

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toutes les professions civiles et devenir pour la société une garantie essentielle de la capacité de ceux qu'elle admettra à la servir1. »

A cette déclaration de principe destinée à devenir aussitôt la règle des écoles et des grandes administrations répond une série de mesures étudiées dans les conseils de l'instruction publique, commentées par la presse, discutées au Parlement. De 1850 à 1848 il n'est pas de personnage politique qui n'ait eu à engager son opinion dans le débat2. On y rattachait, il est vrai, la discussion de la liberté d'enseignement3. Mais cette discussion même se trouvait ramenée au baccalauréat, lorsqu'on se transportait sur le terrain des faits pour attaquer le certificat d'études et les privilèges de l'Université. D'autre part, c'est vers l'examen du baccalauréat que convergeaient tous les projets de réforme des études. Il était devenu la règle, la mesure, la pierre de touche de l'enseignement secondaire4. F. Bastiat, au fond, n'étonnait personne, lorsque, sous une forme paradoxale, il en faisait une question sociale5.

1. Circulaire du 19 septembre 1820. — Voir le Lycée, journal général de l'instruction, t. V, p. 344.

2. Voir : le projet de loi de M. Guizot (1er février 1836) et le rapport de U. Saint-Marc Girardin (H juin 1836); les projets de loi de M. Villemain (10 mars 1841 et 2 février 1844) et le rapport de M. de Broglie (12 avril 1S44) ; le projet de loi de M. de Salvandy (12 avril 1847) et les discussions de la Chambre des Députés et de la Chambre des Pairs.

3. On sait que la liberté d'enseignement avait été promise par la Charte (art. 69, § 8).

4. « Voici maintenant, dans leur ordre d'importance et dans leur enchaînement logique, les diverses mesures que j'avais cru devoir prendre dans l'intérêt de l'enseignement national, écrivait V. Cousin exposant et défendant les actes de son ministère La première de toutes, la plus indispensable, était la réforme du baccalauréat es lettres.... Il est le terme des études, il les résume, il les juge. Il est le passage du collège à l'instruction supérieure et à la société. » {Huit mois au Ministère de l'Instruction publique, Bévue des Deux Mondes, i" février 1841.)

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