‹ Education et instruction (volume 3)Chapitre 76 sur 88 · DÉPARTEMENT · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT

de Seine-et-Oise.

Charenton. . . .

Gentilly

Ivry

Maisons-Alfort. .

Montronge . . .

Montreuil. . . .

Rosny

Saint-Maur.. . .

Saint-Mandé. . .

Vincennes. . . .

Villejuit

Aubervilliers . .

Bâgnolet

Ciichy

Nanterre ....

Neuilly

Pantin

Romainville. . .

Saint-Denis . . .

Suresnes ....

Total . . ,

Chatou

Crosne

Marnes

Meudon

Nogent-s.-Marne.

Raincy

Sèvres

Total . . .

L'ancienneté de l'école, les habitudes prises, les affinités de parenté ou de relations, l'existence de l'année complémentaire, qui n'est pas encore organisée dans les autres écoles, fournissent l'explication de ce fait. On aurait pu croire que l'ouverture de Colbert, puis celle de Lavoisier, devaient déterminer des changements de courant plus prompts. Quoi qu'il en soit, le classement se fait d'année en année, et il ira toujours en s'accentuant.

Les 1", 2e, 3e et 4e arrondissements sont, en réalité, le domaine propre de Turgot. Le 10e était autrefois une de ses meilleures sources de recrutement. Aujourd'hui il se partage

entre Turgot et Colbert, en inclinant davantage vers Colbert, ainsi que la distribution des voies publiques l'y porte. Le 11e, par sa position et par la direction de ses voies principales, s'écoule naturellement vers Turgot, au moins pour sa partie nord; tout le sud est attiré par l'école commerciale Saint- Paul, ancienne école des Frères de la rue des Francs-Bourgeois, établie aujourd'hui rue Saint-Antoine. Enfin, l'extrémité nord du 12e arrondissement aboutit également à Turgot par les boulevards. Hors de ces limites, la clientèle qu'il peut avoir est une clientèle d'accident.

Le 10°, où est situé Colbert, lui donne son plus fort contingent, en même temps qu'il fournit encore à Turgot 110 élèves. Les appoints du 1er, du 2% du 3e, du 11° arrondissement s'expliquent par la direction des grandes voies, les boulevards de Sébastopol et de Strasbourg, la rue du Faubourg-Saint- Martin, le boulevard de la Villette, la rue de la Butte-Chaumont, etc. Le 9e donnerait davantage si nous n'y rencontrions la concurrence de l'École de Commerce de l'avenue Trudaine.

L'école Lavoisier a été très heureusement placée, au point d'intersection des 5% 6% 13e et 14e arrondissements. Le 5e et le 6e lui fournissent déjà beaucoup; les 13e et 14° contribueront chaque année davantage. La banlieue deviendra aussi plus productive avec le temps. Il est évident que les élèves de Montrouge, de Gentilly, d'Ivry, qui viennent à Turgot, s'arrêteront un jour à Lavoisier, de même que ceux d'Aubervillers, de Saint-Ouen, de Saint-Denis seront naturellement portés vers Colbert par le chemin de fer du Nord .

Le 16e arrondissement appartient à l'école d'Auteuil. Bien qu'Auteuil et Passy ne soient pas habités par le petit commerce et la petite industrie, qui sont partout la base de notre recrutement, on doit croire qu'ils donneront davantage lorsque les habitudes seront prises ; le grand pensionnat des Frères de la rue Raynouard est en possession d'une clientèle considérable, mais qui n'a point de caractère local : c'est un internat. On peut attendre aussi un certain nombre d'élèves des communes de Boulogne, Neuilly, Puteaux.

Aux 107 externes et demi-pensionnaires relevés pour l'école d'Auteuil dans le tableau ci-dessus, s'ajoutent 50 internes. Sur ce chiffre, 37, Parisiens d'origine, viennent à peu près de tous les quartiers de Paris; 15 appartiennent soit à l'arrondissement de Saint-Denis, soit à la province.

Enfin, c'est dans les 8e et 9e arrondissements que Chaptal recueille sa clientèle, de beaucoup la plus nombreuse; il puise aussi assez largement dans le 17e et le 18e d'une part; d'autre part, dans le 1er et le 2e. Il n'est pes un seul arrondissement, d'ailleurs, qui ne lui fournisse quelque élément.

On le voit : trois régions sont plus particulièrement déshérités de toute ressource d'instruction primaire supérieure : le Nord, le Sud-Ouest et l'Est. Les points indiqués pour les écoles nouvelles seraient donc :

1° Dans le 15e arrondissement, au-dessous du boulevard de Grenelle, vers l'extrémité de la rue Lecourbe; l'établissement ainsi situé recevrait les élèves du 15e arrondissement, du 7e et de la partie ouest du 14e; en même temps il desservirait Montrouge et le canton de Sceaux ;

2° Dans le 17e arrondissement, vers le débouché des rues Marcadet et Championnet ; l'établissement desservirait le 17° et le 18e arrondissement; il recevrait en outre les contingents de Levallois-Perret, de Neuilly, de Clichy, où la classe ouvrière est considérable;

5° Dans le 11e arrondissement, vers le point d'intersection de l'avenue des Amandiers et du boulevard Ménilmontant; l'établissement desservirait le 11e, le 20e, le 12e arrondissement et cette partie du 19e qui se trouve entre les Buttes- Chaumont et la rue de Belleville; en même temps il serait à la portée des cantons de Pantin, de Vincennes et de Charenton. C'est le réseau de Paris et du département de la Seine le moins favorisé sous le rapport des établissements d'enseignement primaire supérieur. Aussi est-ce par cette création qu'il paraîtrait équitable de commencer.

On remarquera qu'ainsi placé au centre des quartiers les plus industriels du 11% du 15° et du 17e arrondissement, —

Saint-Ambroise, les Batignolles, Grenelle — chacun de ces établissements nouveaux se trouverait en situation de devenir l'école supérieure de l'arrondissement, si un jour tous les arrondissements de Paris devaient être pourvus d'une école.

Dans le plan que nous venons de tracer, nous avons fait entrer en ligne de compte la clienlèle des communes des arrondissements de Saint-Denis et de Sceaux. C'est que nous avons pensé que le département pourrait unir ses ressources à celles de Paris, pour créer ces établissements, dont les familles de la banlieue profiteraient dans une mesure presque égale à celle de Paris, si l'on s'arrêtait aux emplacements que nous avons déterminés.

Règloment de l'École d'Horlogerie de Paris.

(Reconnue d'utilité publique par décret du 42 juillet 1885.) (Voir page 266.)

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