‹ Education et instruction (volume 4)Chapitre 16 sur 87 · I.LNSEIC.NEMENT SITEIUEII! A l'AHIS EN · texte numérisé non relu

I.LNSEIC.NEMENT SITEIUEII! A l'AHIS EN

de iiï>,2"2 pour lUO pour la licence es lellres;

de 7, un — — es sciences;

de 5,liJ — — endroit;

de !2o,58 — pour if doctoral enniédociiie;

de 6,07 — — ou droit.

Il n'y a diminution que pour le baccalauréat en «Iriùl, diminution peu importaute, puisqu'elle n'atteint (jue h.ol '.

Finalement, voici le rapport auquel on arrive :

I. • Les Facultés des LeUres et des Sciences de Paris, dit le rapport du i:(mscil gcnOral des Facultés (l'Université de Paris c'?i iSS'6-lfiSG}, ont, à elles seules, plus de candidats à la licence que toutes les Facullcs similaires des départements.... La Faculté des Sciences a examiné, dans les deux sessions de novembre ISSo et de juillet 188l>, 280 candidate aux diverses licences, et elle a décerné 125 diplômes de licemié; à savoir: a5 diplômes de licence es sciences mathématiques sur lOil candidats, .■)'.• diplômes de licence es sciences physiques sur l'28 candidats; il diplômes de licence es sciences nalm-elles sur 45 candidats. La Faculté des Lettres a examiné, dans les sessions d'octobre 1885, avril et juillet 1886, 26i candidats aux diverses licences, et elle a décerné 85 diploinos, à savoir : 62 diplômes de licence es lettres sur IW candidats, 8 diplômes de licence philosophique sur 55 candidats, 12 di|)lomes de licence historique sur ô'J candidats, 1 diplôme de licence des langues vivantes sur i candidats. Presque toutes les thèses doctorales 6s sciencesou 6s lettres sont soutenues devant elles. Elles ont en outre, à elle.', seules, autant d'étudiants réguliers que toutes les Facultés françaises de Scienceset de Lettres. La présence des maîtres au laboratoire ou à la salle de conférences serait nécessaire, au moment où ils sont retenus dans les s»lles d'examens. Ils y sont vraiment trop longtemps retenus.... Les professeurs de la Faculté des Sciences ont examiné, l'an dernier, en mémotemps que leurs 5iô6 candidats au baccalauréat es sciences, 2285 candiilats au baccalauréat es lettres (seconde partie) sur les matières scienlitiques; les professeurs de la Faculté des Lettres, en même temps que leurs .557.4 candidats, ont examiné 2579 candidats au baccalauréat es sciences pour la partie littéraire. Le nombre total des candidats a donc été pour les professeurs de la Faculté des Sciences de 5721, pour leurs collègues de la Faculté des Lettres de 7!i55. L'actuelle insuflisance des locaux rend cette besogne plus encombrante encore : les salles de cours sont occupées par les examens, et l'enseignement se trouve suspendu. Quelque effort que l'on fasse chaque année à la Faculté des Lettres poiii' que les étudiants n'attendent pas trop longtemps l'ouverture des conlérences et des cours, le mois de novembre est à peu près perdu. Un mois est ainsi retranché de ce semestre d'hiver qui représente les trois quarts de l'année scolaire.... »

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEliR.

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Si niiiinloiiant on réunit en une seule les dcus périodes, on aboutit aux résultats suivants :

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1NDIC.\T10.N des

► ACULTKS.

Ai ENSEIGNEMEM SUPÉRIEL'K.

D'où il ressort, en résumé, que les Facultés de Parisv (•oii(iTenl, à elles seules, près des deux cinquièmes des ^M'ades obtenus dans toute la Trance (exactement 57,12 pour 100), et que cette proportion, qui ne descend pour aucun grade au-dessous du quart (c'est le rapport pour le baccalauréat es lettres et le certificat de capacité en droit), atteint presque le tiers pour le baccalauréat es sciences et la licence es lettres, dépasse la moitié pQur la licence es sciences, le baccalauréat, la licence et le doctorat en droit, atteint les trois quarts et au-dessus pour le doctorat en médecine et le doctoral es sciences, touche enfin aux quatre cinquièmes pour le doctorat es lettres.

On s'explique aisément ce qu'exige un tel régime d'examens. La Faculté de Médecine tient séance presque tous les jours de l'année. La Faculté de Droit siège régnlièrement deux jours par semaine et quatre jouis à la fin de chaque trimestre, souvent avec huit bureaux à la fois. A la Faculté des Lettres, pendant toute la durée des sessions, c'est-à-dire pendant plus de deux mois, les cours sont suspendus.

Même à ce pris, la sincérité des épreuves, notamment celle des épreuves écrites du baccalauréat es sciences et es lettres, n'est pas assurée. Faute de locaux, on est contraint d'entasser les candidats dans des salles mal disposées pour la surveillance, et il n'est presque pas de jour où nous n'ayons à réprimer la Iraude. Nous ne parlons pas des convenances. Les élèves compo>eiil sur leurs genoux ; les interrogations se font dans des couloirs. Il est vrai qu'il n'y a guère, pour s'intéresser aux séances du baccalauréat, que les heureux de la veille ou ceux qui viennent chercher à iievincr les questions du lendemain. Mais il est de véri-

l.iblos solennités universitaires qui attirent un auditoire U'élite. Qui ne connaît les soutenances du doctorat <'s lettres? 11 y a soixante ans, les thèses étaient des dissertations de vingt pages dont la discussion se bornait à l'échange de quelques idées générales; on recevait deux docteurs en un jour. La thèse est devenue un livre, ot la journée suffit à peine à épuiser l'argumentation. Oiie de trésors de savoir, de dialectique, d'éloquence, desprit, prodigués dans cette salle basse, sans jour ni air, où, dès le matin, se pressent, mal à Taise, une linquantaine de personnes — tout ce qui peut y tenir — ohaque fois qu'une soutenance est annoncée ! Que d'observations profondes, d'aperçus lumineux, d'indi- <ationsde travaux, de germes d'idées, ont jetés là, sans compter, les maîtres de la critique, de l'érudition, de l'histoire et de la philosophie, Villemain, Guizot, Cousin. Jouffroy, Victor Le Clerc, Damiron, Saint-Marc Girardin, l'atin, pour ne parler que de ceux qui ne sont plus! a Avec ce que j'ai entendu aujourd'hui, me disait un professeur étranger sortant d'une de ces séances, il y aurait de quoi alimenter tout un semestre de cours ! Mais quel théâtre pour de telles représentations*! »

Les examens, quelle qu'en soit l'importance, no constituent heureusement qu'une partie accessoire de la vie des Facultés. C'est l'enseignement qui en est le fond, et lorsqu'on embrasse l'histoire de celui de Paris,

1. Des ;tméiioralions sensibles ont été apportées à ces installations depuis 1S81 ; une salle convenable a été aménairée notamment pour la soutenance des épreuves du doctorat es lettres. Mais, pour obtenir toute.s los MlisTactions désirables, il faut attendre que les bâtiments en conslruclion sur la rue des Écoles nous soient livrés.

iO ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.

on a peine à comprendre comment il a pu se développer dans le cadre où il était enlermé.

H n'y a pas de plus sûr témoin des progrès d'un service public que le budget.

De 1825 à 1880 nos crédits ordinaires (nous no parlons ici que des quatre grandes Facultés : Sciences, LoUres, Droit et Médecine) ont été graduellement portés de 709 581 fr. à 2 256 540 fr., c'est-à-dire qu'ils ont triplé.

La part afférente à chaque Faculté dans cette augmentation générale est bonne à constater. Elle s'élève:

pour le Droit, de 271 200 à 444 950;

pour la Médecine, 292 040 1051980;

pour les Sciences, 72 041 485 5G0;

pour les Lettres, 69100 294150.

La progression, lento, mais continue, de 1825 à 1848, suspendue de 1848 à 1870 (il y a même diminution |)Our certains services), s'accélère à partir de 1870. Do 1875 à 1880 les crédits de la Faculté de Médecine ont été augmentés de 90,52 pour 100.

Or tous ces crédits s'appliquent aux cours. Sur les 2 256 540 fr. qui constituent le budget de 1880, il n'est prélevé que 59 460 fr., un peu plus de 2 pour 100, pour les dépenses accessoires. Tout le reste est au profit du développement des études.

1. Les crédits ijccordés en 1885élaient, d'après le compte, pour :

la Faculté de Théologie. ... de G5521''98

— de Droit 500 938 50

— de Médecine 1 286 894 28

— de Sciences 678 926 Ci

— de Lcllres îiil S73 01

rÉcolc su])érieure de riiarmacic . ô'i'j 720 26

Total 3 999 005 07

Le nombre des chaires de la Faculté des Sciences, qui était de 12 a la fondation (1810), est actuollemen'i; de 19, et, avec les conférences créées depuis 1877, de 27. A la Faculté des Lettres, de 5 au début (1809), on est arrivé à 11 en 1855, à 16 en 1880, et, avec les cours complémentaires et conférences, à 26. L'extension n'est pas moins importante à la Faculté de Droit et à la Faculté de Médecine : pour la première, 5 chaires en 1804, 21 en 1880, plus 5 conférences; pour la seconde : 20 professeurs en l'an IV, aujourd'hui Ô5^ El chacune de ces chaires ou conférences représentant par semaine deux cours au moins, parfois trois, il en résulte que le tableau d'emploi du temps hebdomadaire de notre enseignement supérieur comporte :

à la Faculté des Sciences, 46 leçons,

— des Lettres, 46 —

— de Droit, 99 —

— de Médecine, 110 —

Le développement du matériel d'enseignement a naturellement suivi celui des études.

Lorsqu'on parcourt les premiers budgets de nos Facultés la pensée se reporte au temps où « les pauvres

1. Lu 1886 le nombre total des chaires magistrales ou cours complémentaires était de 173, savoir :

Chaires. Cours complémentaires. Total.

Kacultp de Théologie. .

— de Droit ....

— de Médecine. .

— de Scii'Hces . .

— de Lettres . . .

École de Pharmacie. . .

4S ENSEIGNEMEM SllPÉRlEUR.

éroliers, les pauvres clercs, les pauvres maîtres de la pauvre maison de Sorbonne, congreyatio poupermn viagiiftroriim sliulentiuin, recevaient, par grande faveur du roi saint Louis, un sou ou deux chaque semaine pourvivre et se procurer des instruments de travail' ». Saiton la somme qui fut allouée à notre enseignement supérieur en 4822 comme fonds de premier établissement? Il 710 fr. Go cent., réduits ensuite à 8500 fr., savoir : 4000 fr. à In Théologie, 2000 fi'. aux Sciences, 2500 aux Lettres '.

Il est vrai que, pour l'enseignement de la Faculté dos Sciences, on comptait sur les collections du Jardin des Plantes, de l'Kcole Polytechnique et du Collège de France'". Nos professeurs vivaient d'emprunts. Mais le bien d'autrui ne convenait pas toujours et il ■t'tait souvent insuffisant. C(>rlainos délibérations du Conseil académique de 1827 à 1850 présentent sous ce rapport un intérêt mêlé de tristesse : « Le professeur de minéralogie, lisons-nous dans le procès-verbal de la ■séance du 10 janvier 1825, demande une sonmie de 01)00 fr. pour accpun-ir un cabinet presque complet, le cabinet actuel ne renfermant environ que 50 espèces, landis que, dans l'état de la science, le nombre des •espèces s'élève au moins à 250, qui présentent une mullitude de variétés. Le professeur de botanique demande qu'un terrain situé au midi de l'église de la Sorbonne lui soit accordé pour y cultiver 500 à 600 plantes*:

1. Dulaiire, Ilisloire physique, civile et morale de Pai-is, 6* édition, l'aris, 1SÔ7, tome U, p'Jriode vi, p. 254 et suiv. — Cf. Histoire dcl'Unirersilc de l'arix, par E. Dubarlo, nouvelle odilion, revue et augiiiciilce, iHil, tome I, cliaj). m, p. KM.

2. Procès-verhaux du Conseil académique de Paris, s<^aiice du 15 novembre 18:i2.

5. Voir aux Annexes, n» III, le rapport de J.-H. Dumas. 4. Ce jardin, qui oncii|)ait le donière de l'i'Kliso et de la lerrassfj sur laquelle ont élc élevés les anipliilhcàlres du bûliment Gerson, taisait par-

L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUU A l'ARIS EN 1881. 49

une S(»iiime de 300 fr. suffirait pour le mettre en cul- Uire, et les frais d'entretien n'excéderaient pas annuellement 200 fr. Le professeur de zoologie demande pour la conservation des objets qui ont été donnés à la faculté par le Jardin du T.oi un crédit de 188'J fr. Le professeur de géométrie descriptive demande une somme de 6i4 fr. pour acheter sept instruments qui doivent servir à des applications dans son cours.... » Et le Conseil académique, (( considérant que les dépenses proposées ajouteront un nouveau lustre et permettront de donner de nouveaux développements à l'enseignement de la Faculté », exprime un avis favorable. Ailleurs on voit, non sans confusion, Gay-Lussac déclarer qu'il ne possède pas de microscope, et Biot, mis en cause pour avoir dépassé de 505 fr. le fonds de 700 fr. qui lui avait été accordé, confesser qu'il n'avait pas dans le cabinet de physique un condensateur métallique en état de servir, et s'engager à ne pas laisser se détériorer l'appareil qu'il s'était fait fournir par Fortin'. En 1846 l'allocation attribuée à la Faculté des Sciences « pour couvrir les frais de cours » atteignait à peine 7000 fr. ; et un crédit extraordinaire de ."O 000 fr. à répartir en plusieurs annuités était sollicité sans succès pour l'extension des collections*. Il n'existait pas de bibliothèque. J.-b. Dumas avait vainement établi la nécessité d'en créer une ; ses collègues eux-mêmes s'étaient refusés à appuyer ses propositions, tant ils sentaient qu'ils

'ie du rollése des Dit-huit, dont remplacement avait été acquis par itlielieu avec celui du collège de Caivi pour la coiistruclion de la Soronne. «Collegium Calvicum tune fuit ubi liodie exstructum est sacoluni Sorbon* ; et collegium quod olim vocabaturrfes Dix-huit, eral uIh îsl hodie viridarium sive bortus ejusdem Sorbon;o, cum œdibus nov.s ib oriente et rneridie, qu;c sunt parietcs sive claustra ejusdem vii idarii, jua; omnia mutata sunt ab Em. cardinale Iticlielio. » Archives du Minix- 'ère de l'Iuxlruclion publique, registre mvi, page 21 — Ce jardin a ;ubsislé jusqu'en 1823.

1. l'roct's-verbal de la séance du 31 janvier 18-2." I 2. Procès-verbal de la séance du 20 février ISlù

ESS. Sl'P. A

50 E5SEIG>-EME!ïT SUPÉRIEUR.

n'avaient aucune chance de les voir acceptées : f aubien le peu de matériel dont la Faculté disposait se perdait-il pas dans les caves humides où il falluii l'enfermer ».

L'opinion publique avait fini par élever la voix. I Sorbonne, disait la presse s'appropriant les doléanr de J.-B. Dumas, n'a ni laboratoires, ni cabinets, amphithéâtres : des trois salles d'enseignement qu't! possède, deux donnent sur la rue et sont exposée; toutes les interruptions que le bruit des voitures oc sionne ; la troisième est si basse que les auditeur^ éprouvent bientôt un malaise extrême; aucune d'el n'eàt ventilée. — Et l'on accusait le Ministère'. L'El répondait le Ministère, ne peut faire à lui seul tout qui serait à faire. Il faut combiner ses sacrifices a^ ceux de la Ville pour mettre les bâtiments en état : rpste suivra-. Dix ans après, la pénurie était la méni En 185i une chaire de physiologie générale avait créée pour Claude Bernard; mais les moyens de I vail les plus élémentaires lui faisaient défaut. « Pend <lix ans, dit-il, je n'ai eu ni préparateur, ni labo: foire'. ) Une vocation moins résolue que la sienn» si.'rait découragée; il racontait comment d'autres avaieii succombé. ( 11 y a quarante ans '\ un jeune physiolo giste arrivait à Paris. Malgré sa grande jeunesse, i ôlait déjà connu par des découvertes ou des recher

1. Journal (jén/iral de l'ititlruction piihlifjue, 22 iiovomhif 1845. « On a même laissé, par une inadvertance inexplicable, s'étaMir i li?ne d'omnibus dans la rue de la Sorbonne, écrivait M. Dumas; b [i\\ii, on a permis aui chevaux de relais qui lui sont nécessaires des'i stallor 30113 les fenêtres mêmes de nos amphithéâtres qui sont au re/ de-'.ti.T lissée. »

2. Journal fjénéral de l'inittruction publique, 26 décembre 1845.

5. fiapport fur le progréx et In marche de la phyuiologie générale i France, 1867. 2" partie, page 117, noie ii"û.ïl. i. W., p. 1 l.j.

i;en.seignf:mk.\t srjpfcruEfjrt a paris en i«8i. m

dics dft physiologk» «xpérinuînlnl»; du promif-r oïdn?. Tout lui piV'sn;,'(Mil lo plus hi'ill.iiil, ;i venir- d.itis c.i'.Ui'. direrliori nouvidlc do la pliysiolof^ic ('X[)i''iirri('nl;il(.', lojitî qin" r.ivaifînt conçue Lavoisier fit I,;if)l.'ic(;. Mais, en con.sidt'iranl l'état dr: l'enseignomcnt de la physiologie relativement à celui des autres sciences et en voyant la carrière in;:rate dans larpndie il allaii, ii'engager, M. Dumas se fit chimiste. Tel fut le seul motif de sa déteririinalion. U. Dumas me l'a raconté lui-même bien souvent, fjuatid, causant ensemble de la science physif)lof,nque qu'il avait étudiée de si bfjnne heure et qu'il a toujours tant aimé*;, je lui demandais [jouiqrjoi il avait piéléré la chimie. »

Nous sommes loin de <;es temps d'indigence : on sait quelle est airjourd'hui la lichesse des cahirnîts de ph\sique, de chimie et d'histoire rraturelle de la Sorhonne '. Ainsi en est-il à lu Faculti'; de Médecine : elle posséda!

1 Kn 1S86, *»r l'ensornblo drîs cr<:(lit» alloués aux Faoiilt/:s f;t i Vi'.cj.U: ;ieurii(Je l'harmacit^, I0'j<) 170 francs étiiienl coiisacr^rs à l'acqi.i- 11 ou à l'cntrelieu du matériel 'l'enscign*;nierit, savoir :

Facullf?'? (1c Théologie 5 970 fr.

— «le Droit V)7, 400

— fie ilédecine .■»';» !)'<0

— des Sciences " 2i0 .SOO

— des Lettres 3«î O.jO

l^cole supérieure de l'harmacii; M.i'Ati)

Total. . . lij.jij 170

I A quoi il faut ajouter pour les biMiolhèques une somme de ô^OXi fr., savoir :

Facultés de Théologie «XlO fr.

- de Droit iOO'J

— de Médecine o (Ji/J

S.Tiences et lettres (Bibliothèque de l'Uni- 1 a. ,r

versilé, ! -'^^"

École supérieure de Pharmacie. ...'... i (X/J Er. outre, sous forme de crédits extraordinaires, les Facultés ont reçu.

deux dos plus admirables musées médicaux du monde' lue bibiiolliéque a é!é créée à la Faculté de Droit lùiliu la nibliotlièquede l'Université^ qui, à son origine. (•(Mnplait moins de 20 000 volumes, en a recueilli, soii> la diligente administration de M. Léon Renier, plus d ■ 100 000, et de toutes les bibliothèques de Paris ell est celle, il le déclare, qui annuellement fait le plii> de prêts.

Pour s'établir dans^ses conditions, l'enseignement a dû peu à peu refouler tout le reste.

La Sorbonne réédifiée par riichelieu dans l'esprit, sinon sur le plan de son fondateur, contenait, en 178!». comme au temps de sa restauration, des logements pour trente-six professeurs ou socii''; et c'est ainsi qu'd'i s'explique qu'elle ait pu, sous le premier Empire, offrir aux artistes et aux gens de lettres l'hospitalité qui lui avait été demandée. A la Faculté de Droit, aux terme.^ d'une décision du chancelier de France en date du () avril 1772, — décision confirmée par divers arrêtés du Conseil de l'Université, — 8 logements étaient réservés au corps enseignant : 7 aux titulaires, i au plus

nu cours de Pexercice, des subsides coniplémeniaires, dont le chiflVc s'élève à environ 300 000 francs.

1. Le musOe Dnpuvlren (voir plus haut, page 10, noie 1) et le musée Ordia, fondé le 2 novcmhre 18to cl qui a reçu en 1S17 (arri-lô du 20 novembre) le nom de son fondateur. Dt';s 1825 il existait im musée de pièces d'analomie : c'est ce musée qu'Orfila avait réorganisé et considérablement enrichi.

2. La Faculté de Droit do Paris ne comple pas moins de 2o00 élèves, mais la salie dosa hililiotlièquo n'en peut recevoir que 25; ot les livres sont en partie relégués dans une soupente. La Faculté de Médecine a 400) élèves en cours d'études et une salle pour 125 lecteurs. • (Discourx de M. Jules Simon aitv Sociélcs savantes, 1872.)

ô. La liihliothèque de lUnivcrsilé, composée du produit do différents legs, cl ouvirtc solennellement le 3 décembre 1770, possédait à celle époque l'JÔjj volumes. Ce nombre s'était élevé en 1810 à 39 461, en lS.n à 53 711, en 1867 à 77 501, en 1877 à 106 053. M. L. Renier l'estime aujourd'hui à plus de ISO-OOO.

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