II. FonTouL
Gi ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.
Les laboratoires de recherches, ■■ dosliués à faciliter les progrès de la science, pouvaient être institués, après ;ivis du conseil supérieur de l'École pratique des liantes l'^fudes, à titre permanent ou temporaire, auprès (les établissements scientiliquos dépendant du Ministère de rinstructiou publique » ; au directeur appartenait le droit de proposer les collaborateurs qu'il croyait utile de s'adjoindre et les élèves qu'il devait recevoir : les uns et les autres pouvaient jouir d'une indemnité.
L'École pratùjue des Hautes Eludes, divisée en quatre sections : mathématiques; physique et chimie; histoire naturelle et physiologie; sciences historiques et philologiques, « avait pour but de placer à côté de l'enseignement théorique les exercices qui pouvaient le fortifier et l'étendre ». Les élèves admis aux leçons normales faites par les professeurs dans les cours publics, aux conférences particulières dirigées soit par les professeurs eux-mêmes, soit par des répétiteurs, et aux travaux des laboratoires d'enseignement, étaient tenus de fournir des travaux et d'effectuer des recherches sur des sujets déterminés '. Des missions scientitiques à l'étranger pouvaient leur être confiées.
Il était impossible de réaliser avec plus d'ampleur le progrès provoqué par l'esprit public : c'était toute une révolution. « Le matériel nous fait encore défaut, disait en 1869' le ministre qui l'avait accomplie. C'est dans des arrière-cours humides et sombres et des maisons réservées au marteau des démolisseurs que nos laboratoires se sont installés : mais on se contente de peu, on profite de tout. Dans ces colonies naissantes, chacun ne songe qu'à l'intérêt commun. Le jour, le soir, les salles sont ouvertes et toujours remplies.... »