‹ Education et instruction (volume 4)Chapitre 20 sur 87 · DJcrcl du 30 juillet 1808, nrt. 1 à · texte numérisé non relu

DJcrcl du 30 juillet 1808, nrt. 1 à

SI dos laboratoires de recherches avaient été créés dans les divers centres d'études qui en comportaient l'établis- -iMiienl. la Sorbonne en était devenue bientôt le siège prinripal ; et dès l'origine — la description que M. Y. Duruy iiisait des salles de cours l'indique assez — elle avait • t»' le siège unique de l'École pratique des Hautes Études historiques et philologiques. A son exemple, les facultés lie devaient pas tarder à se créer leurs auditoires au I rofit de l'enseignement et de la science.

Sous l'énergique impulsion imprimée après 1870 au développement des études, le personnel des Lycées fiait devenu insuffisant. La dernière statistique de l'inseignement secondaire établit que, sur oiôO maîtres des collèges communaux, 2854 étaient simplement bacheliers ou pourvus du brevet de l'enseignciiit'ut spécial ou primaire; que, sur 4129 luaitrcs ou l'Uiclionnaires des lycées, 852 seulement étaient agrégés. L'École Normale Supérieure ne pouvait plus suffire au recrutement. Jamais les examens d'entrée n'avaient il.' plus brillants. Pour ne parler que des trois deriii'Tes années, — en 1877, la section des sciences comptait 128 candidats; la section des lettres, 99; en 1881, les inscriptions s'élevaient à 175 et 107*. Le

1. Malgré la création des bourses de licence et d'agrégation, ce mouvement ne s'est pas ralenti. Le nombre des candidat j a été ;

en 188-2, pour les lettres, de loS; pour les sciences, de 16f5;

1884 — 429 — 165; 1883 — 140 — iii6, 1886 — 1C3 — 173.

Ort ENSEIGNEMENT SUPERIEUR.

noinlirc dos admissibles, qui ,esl généralement déterniiiit' jiar la força du concours, a été, cette môme année, dans les sciences, de 77», et de 65 dans les lettres, soit trois ou qiiali'e fois plus (■oiisidèrahicî (|ue celui des admissions délinilives. L'Kcole l'olyleclinique nous enlevait, il y a peu de temps, la Heur de notre liste dans la section des sciencuîs, et en 1877, pour compléter nos cadnîs à 15, nous avions dû descendre jus{ju'au ii" r»5. Auj(»urd'liui, à peine se produit-il, dans les 25 j)renners, quatre ou cinq choix contraires à nos vœux. Résultat plus significatif encore : cette année, le dernier admissible de la section des sciences avait autant de points que celui qui, l'an dernier, tenait la télé du troisième tiers. On pourrait donc augmenter sans peine le nombre des admissions. On s'en défend avec raison. L'École Normale Supérieure est destinée à créer une élite; et une élite ne peut se former (jue dans le commerce étroit, presque intime, d'un nombre sévèrement limité d'intelligences distinguées avec les maîtres qui les dirigent et de CCS intelligences entre elles.

Mais ce qu'il eût été imprudent de faire dans l'École mémo pouvait être entrepris à côté de l'École. C'est dans cette pensée qu'ont été instituées auprès des Facultés, depuis quatre ans*, les conférences préparatoires à la licence et à l'agrégation. Aux boursiers nom mes au concours se sont joints les maîtres auxiliaires, les maîtres délégués dans les lycées de Paris, le^ jeunes jn-ofesseurs de collèges, cnqu'essés à venir des points les plus éloignés de l'académie, le jeudi régulièrement et les autres jours de la semaine, toutes les fois que leurs classes leur en laissent le loisir.

1. Antlù du îi novembre 1877 ; circulaires des 10 février, 20 mars 1878, 50 juin, 8 soplenibro 1879 et 1" octobre 18»0.

Liiix qui ne peuvent pas faire le voyage envoient les il 'voirs dont les textes leur sont fournis. En un mot, comme la Faculté de Droit et la Faculté de Médecine, la F.iculté des Lettres et la Faculté des Sciences ont au- I iiird'hui leurs étudiants.

Kn ce. moment, les conférences sont au nombre de •Jl : H pour les sciences', 10 pour les lettres; les auiliii'urs au nombre de 825* : 495 pour les sciences, ""0 pour les lettres'.

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