Eiiqncle, p
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Les facultés des lettres. — Les facultés dos lettres s'accordent avec les facultés de droit pour deinaiider que le baccalauréat reçoive un caractère plus littéraire ; elles renvoient le contrôle de l'instruction scientifique à deux baccalauréats spéciaux : baccalauréat es sciences niatbéniali(iues, baccalauréat es sciences pbysiques, lesquels permettraient do supprimer le baccalauréat restreint. Elles seraient d'avis, en outre, que les deux examens de rbétorique et de pbilosopliic fussent ramenés comme autrefois à un seul, placé à l'issue de la dernière année de scolarité ^ Elles souliaiteraient enfin
— et c'est un vœu qui dans les Lycées a trouvé des appuis* — que la possession du baccalauréat es lettres fût la condition préalable de l'inscription pour tout autre baccalauréat.
Les faniUc's de médecine. — Cotte condition est très explicitement adoptée par les facultés de médecine. Ce qu'elles mettent de plus en lumière, c'est la néces-
1. Etiquete, faculté des lettres de Besançon, p. 48 ; — Clermont, p. 18(i ;
— Dijon, p. '211; — Montpellier, p. 477; — Nancy, p. 533; — Paris, j). 659; — Poitiers. 788; — Toulouse, p. 807. — Cf. faculté^ de droit deCaeii, p. 150; — de droit de Grenoble (rapport de M. Fournier). p. 305; de droit de Montpellier, p. 431 ; — de droit de Nancy, p. 520 ; — de droit de Toulouse, p. 803; — école de droit d'.Mgcr, p. 88'j; — faculté de nié decine de .Nancy, p. 32S; — de Lyon, ]i. iOfi ; — des sciences de Clermont, p. 178 ; — des sciences de Poitiers, p. 7S4 ; — des sciences de Toulouse, p. 805 ; — de théologie protestante de Monlauban, p. 857. = Lycée de liosançon, p. 54 ; — Évreux, p. 151 ; — Sainl-Onier, p. 295, demande que la première partie du baccalauréat es lettres ne confère plus aucun droit ; — Versailles, p. 719 ; — la Itoolie-sur-Yon, p. 803. = Collège d'Arles, p. 53; — Luxeuil, p. 01; — Salins, p. 68; — Blaye, p. 1 13 ; — Marmande, p. 122 ; — Avranches, p. 101 ; — Dieppe, p. 165 ; — Aurillac, p. 191 ; — .Nantua, p. 439; — Béziers, p. îiOG ; — Celte, p. 508;
— Lunéville, p. 549; — Saintes, p. 811. = Recteur de Besançon, p. 74; — Bordeaux, p. 121 ; Douai, p. 315; — Montpellier, p. 512; — Nancy, p. 570 ; — i'oi tiers, p. 810 ; — Bennes, p. 841.
2. EnqiiiHf, lycée de Limoges, p. 793. = Itecteur de Cbambéry, p. 174 Quelques établissements exigeraient seulemont la j)rcmière partie du baccalauréat 6s lettres : lycée d'Avignon, p. 21 ; — Toulon, p. 577; — Mort, p. 798.
LE DACCALAUUEAT. 135
si lé de supprimer le baccalauréat restreint créé pour elles, mais qui ne leur offre pas de gages suffisants, et d'insliluer un baccalauréat es sciences physiques et naluri'Iles dont le programme, préparé sous leur direction, leur soit une véritable garantie : l'opinion sur ce point est unanime.
Lea facultés des sciences. — Les lacultés des sciences ne s'expliquent point sur le baccalauréat es lettres, mais elles sont prèles à sacrifier le baccalauréat restreint. La faculté de Paris accepte un examen de baccalauréat es sciences conforme dans ses bases générales à l'examen actuel et embrassant avec ime partie littéraire les éléments de toutes les sciences; mais elle provoque en outre la création de deux baccalauréats supérieurs portant, l'un sur les sciences mathématiques, l'autre sur les sciences physiques et naturelles, et donnant lieu à des diplômes distincts*. C'est également la proposition de Lille ^. Dans une conception similaire, Besançon^, Caen ^, Clermont^ demandent trois baccalauréats correspondant aux trois ordres de licence. Deux diplômes suffiraient, de l'avis de Montpellier*, Rennes'' et Toulouse', celui