Ilapport de M. Uarant (20 mars ISTTj, dîjà cité
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en elle-mênio, mais qui ne résolvait pas le problème r ni J'AdmiiiisIration nradémiiiue, ni la Ribliolhèrnio n'avaient hosoin de tant de place, et celle qu'elles auraient faite à la Sorbonne n'eût fourni qu'une médiocre ressource.
Le projet, finalement adopté par le Conseil municipal (5 avril 1877) tel (ju'il avait été j)réparé par le Ministre de l'Instruction publique, avait été présenté à la Chambre (M janvier 1878). Il y lut l'objet d'un nouvel et considérable amendement.
On proposait de transporter le lycée Louis-le-Grand sur les terrains de l'ancien hospice des Incurables, rue de Sèvres, et d'installer la Faculté des Sciences sur l'emplacement du lycée Louis-le-Grand, les conditions pour l'aménagement de la Sorbonne demeurant les mêmes (ju'au projet ministériel'. L'idée était séduisante. La Faculté trouvait là, à sa porte, une surface de plus 15000 mètres (exactement, 15 691). Mais il n'y avait pas à compter sur les bâtiments du lycée, contrairement à ce qu'avait pensé l'auteur de l'amendemenl. .M. P. bert: ils étaient à reprendre jusqu'aux assises, et la dépense de reconstruction n'était pas évaluée à moins de 5 247 400 francs -. Que faire d'ailleurs de Louisle-Grand? L'hospice des Incurables offrait, sans doute, un espace enviable : 50 857 mètres, près de deux fois cl demie la superficie du lycée. Mais les locaux n'étaieni pas libres. Eussent-ils été disponibles, il fallait les
1. Proposition de loi de M. Paul Bert (i juin 1878). Rapport déjà cité. l-'i(U'c nY-lait pas absolument nouvelle. En 181'J M. J.-B. Dumas avait demandé que le lycée Louis-le-Crand, auquel la Ilopulilique avait donné le nom do lyrée Monge, fût transféré dans les bâtiments du Temple, à cliarpe d'établir la Faculté des Sciences ou l'un des autres services installés à la Sorbonne dans les locaux du lycée Monge. (Voir les procés-vcrbaux d"s délibérations de la Faculté des Sciences, séance du 6 mars 1819.)
'i. Rapport de M. Ginain (17 mai 1879).
amônager : ce qui ne pouvait se faire sans des frais énormes.
En présence de ces divergences d'avis et de ces difficultés d'exécution, le Gouvernement prit le parti de retirer son projet.
\^ne deuxième proposition fut présentée au Conseil municipal en 1879 (5U octobre). Les bases financières étaient les mêmes que dans la première. L'Ktat fournissait les terrains du Luxembourg; la Ville, ceux de la rue des Écoles et les six maisons de la rue Saint-Jacques; j'ile apportait, en outre, au fonds commun une conli'ibution à forfait de 4 millions '. La seule différence avec le projet antérieur — différence, il est vrai, considérable, — c'est que les terrains du Luxembourg étaient <.'xclusivement réservés aux services des cours de sciences pbysiques et naturelles (amphithéâtres, laboratoires et collections). Le siège de la Faculté était maintenu à la Sorbonne avec les chaires des sciences mathématiques et les examens. Pour retrouver l'emplacement que nécessitait cette modification, les logements des doyens et un certain nombre damj)hithéàtres prévus dans le premier plan étaient supprimés*. Cette combinaison, que les professeurs de la Faculté des Sciences acceptaient'', avait également obtenu les suffrages de la Commission du Conseil municipal. Elle échoua au sein du Conseil devant deux prétentions qui se produisirent au cours de la délibération : l'une relative à la mise au concours du projet, concours que, dans les conditions du forfait qu'il avait accepté, l'État se
1. Pioiport au Conseil municipal par M. llarant (séancedu 8 dccciii- Lri; ISTS;.
■i. Dépi'-ciii; du Ministère de l'Inslruclion publique, 30 octobre 1879. ô. Dclibcralions des 11 et 13 novembre 187U.
montrait pou disposé à admettra; l'aulre touclianl à la place réclamée pour les iMtMid)res do rensoigiioiiionl libre, à (jui le Conseil voulait assurer le ili'oit de faire des cours sans qu'ils fussent tenus à aucune justification de titre ni autorisation*.
Ce défaut d'entente, survenu à la dernière heure, eut du moins pour heureux effet de provof|uor un nouvel et définitif examen de la question-. La discussion aboutit au traité du 50 juin et à la loi du 22 août 1881. Satisfaction était donnée au Conseil municipal pour les cours libres dans les limites de la loi, et le pi-inci|)C du concours était accepté. En retour, la Ville acceptait le partage de la dépense conformément au pi'incipe de la convocation primitive, et le périmètre assigné à la nouvelle Sorbonne, comprenant tout l'espace qui, s'étendant de la rue Cujas à la rue des Ecoles d'une part, d'autre part de la i ue Sainl-,lac(iiios à la rue de la Sorbonne et à la rue Vi.;[o; -Cousin, était augmenté de près d'un tiers ^.
Le plan do 184G aurait fourni au centre de nos études universitaires une superficie d'environ 9000 mètres. Celui de 1855 portait celte surface à 14000 mètres, l'annexe de la rue Gerson compiise. Dans le projet (jui est à la veille d'être exécuté, nous disposons de près de 20 000 mètres (exactement 19 792^,40), soit une étendue de plus du double relativement au projet d'origine. Sans doute, la translation pai'tielle sur les terrains du
1. Arlicles iiddiliniinels présenlés par M. Piourneville (29 janvier 1880). — liap|ioit coiiipléinodlairc prcsenlé par le iiirine (31 janvier 1880).
2. liajiporl lie MM. Kn<,'elliaril, de Ileredia et Cernessoii au nom des 5', i" et 5' conunissions {i jnin 1881).
3. Voir aux Aiini'xes, n' Vil, la Coiivunlioii cl le iilaii a» C.
L'ENSEIGNEMENT SrPÉRlEUR A PARIS EN 18S1.
Luxembourg nous plarait ihins des conditions d'espace encore plus favorables; mais les proportions de remplacement obtenu dépassent les limites que la Faculté des Sciences traçait elle-même en 1877, en reconnaissant la dilTicullé de les atteindre; et, conformément à son vœu réitéré, nous conservons à la métropole de l'enseignement supérieur son unité séculaire*. Qui sait au surplus si, un jour, l'administration municipale ne trouvera pas, de concert avec l'administration de l'instruction pul)li((ue, le moyen de pousser de nouveau l'extension de la Sorbonne vers la rue Soufflot, plus près encore de la Faculté de Droit, la sœur aînée de nos Facultés scientifique et littéraire, dans cette région qui est presque — qu'on nous permette de le dire — la région patrimoniale de l'Université-?
1. Voici à titre de renseignement le tableau comparatif des surfaces actuellement occupées et ik-s surfaces demandées par les différents services pour la reconstruction :
SCnFACES
Académie et services commun
Faculté de Théologie
Kacullc des Sciences
Faculté des Lettres
lîililiotiu'-quc de l'Université. .
l'.il)liolh(.'i|ue Cousin
École dea Hautes Éludes . . .
Totaux,
actuelles.
demand
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a. Ce chilfrc necompiend pas les «iirlaces de l'apparieineiil du coiiservaleur et lies lo- (.'eiiiciits (les a;^eiits, qui reslciil à liéleiiiiilier.
b I..T superficie murale acluplle<^escnsi(^^s cçt lie 252."; rnq. La superlicie murale dciiiandc-e est de 3050 mq.
i. Los trav.iiix ont été partagés en trois séries : 1" série, bfltiments sur la rue des Écoles; 2* série, Làliiuenls de la rue Gerson ; ô* série,
Si considérables, en effet, que paraissent ces agrandissements et si satisfaisants qu'ils pnissent être, ils ne lont que répondre aux ijcsoins présents. Pour le reconnaître, il suffit de se rendre compte des nécessités créées par le développement de la collalion des grades,
liâtiments du centre. Le.s travaux de la première série ont été commencés le l"septeniljre 18S4. La première pierre a été solennellement scellée io 3 août 1883 (voir aux Anne.\es, n' Vlj. La ])laque coramèmoralive nur'.e J'mscriptiun suivante :
L'.VN MDCCCLXXXV