‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 109 sur 549 · L’ANE ET LA FLUTE · texte numérisé non relu

L’ANE ET LA FLUTE

Les sols sont un peuple nombreux,

Trouvant toutes choses faciles.

II faut le leur (tasser ; souvent ils sont heureux , Grand motif de se croire habiles.

5 Un âno, en broutant ses chardons,

Regardait un pasteur jouant , sous le feuillage, D’une flûte dont les doux sons Attiraient et charmaient les bergers du bocage.

Cet âne mécontent disait : Ce monde est fou !

10 Les voilà tous, bouche béante,

Admirant un grand sol qui suc et se tourmente A souffler dans un pelit trou.

C’est par de tels efforts qu’on parvient à leur plaire , Tandis que moi .. Suffit. . Allons-nous-cn d’ici,

45 Car je me sens trop en colère.

Notre âne en raisonnant ainsi Avance quelques pas, lorsque sur la fougère .

Une flûte, oubliée on ces champêtres lieux Par quelque pasteur amoureux ,

20 Se trouve sous ses pieds. Notre âne se redresse, Sur elle de cêlé fixe ses deux gros yeux ;

Une oreille en avant , lentement il se baisse , Applique son naseau sur le pauvre instrument,

Et souffle tant qu’il peut. O hasard incroyable!

25 11 en sort un son agréable.

L’âne sc croit un grand talent,

Et tout joyeux s’écrie en faisant la culbute :

Eh ! je joue aussi de la flûte.

Florian.

t Peuple nombreux : te* sou sont en graod nombre, s Chardon», plantes piquantes, nourriture que les Anes aiment beaucoup.

• Pasteur , pétre , berger,

• Charmaient, faisaient beaucoup de plaisir.

MÉMOIRE

Il»

MÉMOIRE

I® Bouche héanlr, bouche ouverte.

17 Fougère, jolie plante qui naît dan* le* hoi*.

I* Champêtre» lieux: la ratitpsgue, le» champ», le* boi», voilà de* lieux champêtre».

** .Yfljrfiu : le nez de l’âoc »c compose de deux naseaux.

— Pauvre infiniment, *ur celte malheureuse flûte abandonnée.

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