BE JOAS
Pour quelle mère l
g Racine, Alhalie, acte II.
Quelquefois à l'hôtel Je présente au grand- prêt re ou l’encens ou le sel : J’entends chanter de Dieu les grandeurs infinies;
Je vois l’ordre pompeux de ses cérémonies.
ATHALIB.
Eh quoi ! vous n’avez point de passe- temps plus doux? Je plains le triste sort d'un enfant tel que vous :
Venez dans mon palais, vous y verrez ma gloire.
JOAS
Moi, des bienfaits de Dieu je perdrais la mémoire!
ATHALIB.
Non , je ne vous veux pas contraindre à l’oublier. joas.
Vous ne le priez point.
ATHALIB.
Vous pourrez le prier.
JOAS
Je verrais cependant en invoquer un autre.
ATHALIB.
J'ai mon Dieu que je sers; vous servirez le vôtre.
Ce sont deux puissants dieux.
JOAS
Il faut craindre le mien :
Lui seul est Dieu, madame, et le vôtre n’est rien.
ATHALIB.
Les plaisirs près de moi vous chercheront en foule. JOAS.
Le bonheur des méchants comme un torrent s’écoule.
ATHALIB.
Ces méchants, qui sont-ils?
Un enfant. . .
JOSABETII.
Eh , madame ! excusez.
ATHALIB.
J’aime à voir comme vous l'instruisez.
Enfin , fcliacin , vous avez su me plaire ;
Vous n’ètes point sans doute un enfant ordinaire.
PROSE