‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 154 sur 549 · ABNER · texte numérisé non relu

ABNER

Madame, voilà donc cet ennemi terrible?

De vos songes menteurs l'imposture est visible ,

A moins que la pitié, qui semble vous troubler,

Ne soit ce coup fatal qui vous faisait trembler.

ATHALIE , à Joas et à Josabeth.

Vous sortez ?

JOSABETH

Vous avez entendu sa fortune :

Sa présence à la fin pourrait être importune.

ATnALIE.

Non : revenez. Quel est, tous les jours, votre omploi?

2 J’adore le Seigneur : on m'explique sa loi; •jj» Dans son livre divin on m’apprend à la lire;

Et déjà de ma main je commence à l’écrire.

ATHALIB.

Que vous dit cette loi?

JOAS

Que Dieu veut être aimé;

Qu’il venge tôt ou lard son saint nom blasphémé;

Qu’il est le défenseur de l’orphelin timide;

Qu’il résiste au superbe, ot punit l’homicido.

ATHALIB.

J'entends. Mais tout ce peuple enfermé dans ce lieu ,

A quoi s’occupe-t-il?

JOAS

Il loue, il bénit Dieu.

ATIIALIE.

Dieu veut-il qu’à toute heure on prie, on le contemple?

JOAS

Tout profane exercice est banni de son temple.

ATHALIB.

Quels sont donc vos plaisirs?

JOAS

£ Vous voyez, je suis reine et n’ai point d’héritier : Laissez là cet habit, quittez ce vil métier;

£ Je veux vous faire part de toutes mes richesses.

Jjg Essayez dès ce jour l’effet de mes promesses :

«£ A ma table , partout , à mes côtés assis,

Ej Je prétends vous traiter comme mon propre fils.

JOAS

Comme votre fils?

2 ATHALIB.

§ Oui... Vous vous taisez?

ÿ; joas.

$ Quel père

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