‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 171 sur 549 · CHLOÉ · texte numérisé non relu

CHLOÉ

Daigne, ô dieu des bergers, agréer mon offrande , Et laisse-toi toucher aux pleurs que je répands! Tu vois, je n'ai qu’une guirlande ;

ZZ A tes genoux je la suspends :

::: J’en ornerais ton front, si j’étais assez grande.

O dieu ! rends notre père à ses pauvres enfants.

MIRTIL

Conserve ce bon père, 6 dieul sois-nous propice.

Voilà mes plus beaux fruits, que j'ai cueillis pour toi ! Si mon plus beau chevroau n’était plus fort que moi, J’en aurais fait le sacrifice.

Quand je serai plus grand , j’en immolerai deux Si tu vois en pitié deux enfants malheureux

CIILOÉ.

Nous partageons les maux que notre père endure. Quel don peut te fléchir?... Tiens, voilà mon oiseau! C’est pourtant tout mon bien , A Fan , je te le jure. Vois, il vientdans ma main chercher sa nourriture,

Et je veux que ma main lui serve de tombeau.

Oui , Chloé. Ce bon père !

Comme il devint pâle et tremblant!

< Mes enfants, disait-il, je suis bien chancelant :

> Laissez-moi... je succombe au mal qui me tourmente. » Il 9e traîna jusqu'à son lit.

Depuis ce tempe il s’affaiblit,

Et tous les jours son mal augmente.

MIRTIL

O Pan ! que faut-il pour te plaire?

Regarde mou ramier, je le vais appeler.

Veux-tu sa vie? elle m’est chère :

Mais , pour que tu sauves mon père ,

Je vais... oui, dieu puissant, je vai9 te l’immoler.

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