PREMIÈRE 18(11 — OBSERVATIONS PRELIMINAIRES
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n est effrayé, quand on veut en- I î. n iif seigner le calcul à de très-jeunes enfants, de la difficulté qu’il y i$a à leur faire concevoir une idée aussi abstraite que celle du nombre; aussi arrive-t-il souvent qu’après avoir appris mécaniquement, pour ainsi dire, plusieurs opérations arithmétiques, auxquelles ils n’altacbent aucun sens, ils les oublient dès qu’ils cessent de les répéter. Les définitions les plus claires et les plus simples des meilleurs traités d’arithmétique sont tout a fait incompréhensibles pour de jeunes intelligences. La seule méthode qui me paraisse à leur portée , du moins pour les premiers temps, est celle de Pcstalozzi , telle que M. Boniface, son disciple, nous l’a fait connaître dans le Propagateur. Elle consiste à se servir, pour compter, d’objets matériels qui, en frappant les yeux de l’enfant, lui rendent, pour ainsi dire, le nombre visible; et à lui faire exécuter progressivement toutes les opérations du calcul, appliquées à une série de nombres
ARITHMETIQUE
très-bornée, aux cinq premières unités, par exemple, au lieu de commencer par la numération depuis un jusqu’aux millions, billions, trillions et quatrillions : je crois toutefois qu’en se servant de ce que cette méthode a de commode et de rationnel, il sera bon de la faire marcher de front avec les signes écrits de la numération.
Je «uppote, d'apré» la leçon sur lei chiffre* (voir le» leçon* supplémentaires), que l'enfant la connait et Mil notnbrer jutqu’à cent.
Toutefai» je place ici le tableau de» chiffre», pour qu'on pui»»e y recourir au bc»oio.
Tableau des nombres depuis un jusqu’à neuf.