‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 304 sur 549 · COUP D'OEIL SUR L’ESPAGNE · texte numérisé non relu

COUP D'OEIL SUR L’ESPAGNE

fi F ! ossioÉRBE géographiquement et physit ! C i quement, l’Espagne tient presque autant V: :::—-} à l’Afrique qu’à l’Europe; on ne peut en douter quanti , sur la carte de la Méditerranée , à côté des péninsules de Grèce et d’Italie, on voit celle d’Espagne donner, pour ainsi dire, la main à la pointe d’Afrique , qui semble n’ôtre que sa continuation, malgré le nom et le détroit qui les séparent.... A travers les différences que la religion, le gouvernement et les lois ont établies dans les mœurs, dans le costume, dans le langage , on voit que les rapports matériels et terrestres, le sol, les eaux, la culture, se retrouvent encore les mêmes entre des pays voisins, qu’une longue suite d’événements a rendus étrangers l’un à l’autre. Ainsi le même soleil brûlant dévore la Barbarie et l’Andalousie ou les Algarves. Les montagnes, dépouillées de forêts, n’y amassent plus les nuages et les pluies. Les plaines et souvent les vallons sont en proie à la sécheresse. Partout, il est vrai, où l’art rencontre des eaux fertilisantes, il en profite avec un succès prodigieux pour donner des récoltes à la terre. Mais auprès de ces riches campagnes sont des déserts , ou des despoblados immenses, où l’œil se perd et la pensée s’attriste en embrassant de toutes parts l’espace aride et solitaire. Quand on s’élève sur le sommet de quelques-unes des nombreuses montagnes qui traversent l’Espagne, on n’aperçoit, sous un ciel presque toujours ardent, que des plateaux incultes et des pentes nues, dont rien de vivant ne Toiipe runiformité. Seulement au fond des vallées

£ serpente au loin une rivière ou un ruisseau, entouré d’une lisière de verdure, où l’on suit comme à la “2 trace les moissons, les plantations et les habitations 2; des hommes. Une carte enluminée, présentant la X forme de tous les bassins, les eaux avec une teinte *2 d’azur, et leurs bords avec une teinte verte plus ou moins large, serait un tableau fidèle, où l’on pour- *2 rait reconnaître l’état réel de ce territoire, qui, à 5: peu près égal en surface à celui de la France , ne S contient cependant et ne nourrit qu’une population X à peine égale au tiers de la nôtre. On embrasserait X d’un coup d’œil, comme par l’anatomie, les veines # cl les artères de ce grand corps, qui manque demis bonpoiut, mais qui a encore des nerfs et des musclés, si l’on ose employer une telle comparaison, et g dont la structure présente une charpente taillée X pour la grandeur et la force.

( Mémoires du maréchal Suchet.)

s COMBIEN LE TEMPS EST PRECIEUX.

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