Connaître tout le prix du temps, c’est savoir
3» vivre. Un sommeil agité par des songes pénibles ne 22 laisse que de la fatigue et un souvenir désagréable; il J2 en est ainsi d’une longue vie qui a été mal employée. -S Je réparerai le temps perdu ; phrase bien irré- 22 fléchie : on peut en expier le mauvais usage , on 22 n’en répare point la perle.
X Je suppose qu’ayant passé deux ou trois ans dans *£ la paresse, vous vous soyez ensuite livré avec ardeur au travail pendant le môme espace de temps, g il n’en sera pas moins vrai que, si vous eussiez mis SJ à profit les années précédentes écoulées dans l’oisi-
Di
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ORTHOGRAPHE
vêlé , vous auriez obtenu du temps le double de ce qu’il vous a donné.
Non-seulement le temps n'accorde qu’à ceux qui savent l’apprécier, mais il reprend ses dons à ceux qui, après l’avoir cultivé , le négligent. On perd tous ses bienfaits quand on ne s'en occupe pas habituel lement.
Il n'y a rien de si calomnié que le temps; tantôt on lui reproche sa vitesse et tantôt sa lenlcur; sa marche est terrible, car elle est irrévocable et sans repos; mais elle est lente, égale et mesurée; votre œil n’en peut apercevoir le mouvement imperceptible sur le cadran qui la trace; mais songez que cette aiguille qui vous parait immobile marche toujours , quelle ne s'arrête point et qu’elle ne rétrograde jamais!... MME de Genlis.