‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 383 sur 549 · SOCIÉTÉS · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS

Voyez s’élever là-bas la cabane du laboureur, couverte de son toit de chaume ; la mère file sa quenouille devant la porte, les jeunes enfants jouent à ses pieds sur le gazon; les aînés apprennent à labourer, et se montrent soumis. Le père travaille pour leur nourriture à tous : tantôt il cultive la terre, tantôt il rentre la moisson, ou secoue les pommes mûres de l’arbre; ses enfants courent à sa rencontre quand il revient au logis après sa journée, et sa femme lui prépare un repas nourrissant.

Le père, la mère et les enfants font une famille, le père en est le chef. Si la famille est nombreuse et les terres étendues, on prend des domestiques pour aider à faire l’ouvrage. Tous demeurent dans la même maison, donnent sous le même toit, mangent le même pain, ils s’agenouillent ensemble pour prier Dieu, soir et matin, d'une voix unanime; ils sont étroitement unis, et plus chers les uns aux autres que ne le sont des étrangers. Si l’un d’eux est malade, ils s’affligent ensemble; ils se réjouissent ensemble, si l’un d’eux est heureux.

Là, beaucoup de maisons sont réunies, beaucoup de familles vivent près l’une de l’autre ; elles se rencontrent sur l’herbe verte, dans de riantes promenades, et dans le marché pour vendre ou acheter, et dans le tribunal où se rend la justice; le son de la cloche les appelle ensemble à la maison du Seigneur. Si l’un est pauvre, son voisin l’assiste; s’il est triste on le console. Ceci est un village; voyezle s’élever, environné de verts ombrages avec son haut clocher qui regarde au-dessus des arbres.

S’il y a encore plus de maisons, c’est une ville; elle est gouvernée par un magistrat. Beaucoup

GEOGRAPHIE. Il

de villes et une vaste étendue de pays fout un royaume ; il est borné par des montagnes, divisé par des fleuves, lavé par des mers; les habitants sont compatriotes; ils parlent la même langue; ils sont unis dans la guerre ou la paix. Un roi en est le gouverneur suprême.

Beaucoup de royaumes et de contrées populeuses, des lies, de vastes continents, des climats divers, composent ce monde entier. Dieu le gouverne. Les hommes s’agitent à sa surface, comme les fourmis sur leur petite butte. Lss uns sont noircis par tin soleil brûlant; les autres s’enveloppent de fourrures pour se préserver du froid aigu. Ceux-ci boivent le jus des fruits de la vigne; ceux-là le lait savoureux de la noix de coco; d'autres étanchent leur soif dans l’eau du torrent.

Tous sont la famille de Dieu ; il les connaît tous, comme un berger connaît son troupeau. Chacun d'eux le prie dans un langage différent ; mais lui les comprend tous, les écoute tous, et prend soin

£ de tous. 11 n’en est poiut parmi eux de si grands £ qu’il ne puisse châtier, de si petits qu’il ne daigne g protéger.

£ Pauvre négresse qui souffres les douleurs de Pesclavage, et pleures sur ton enfant malade; si personne ne te voit. Dieu te voit ; si personne ne te £ plaint, Dieu te plaint ; élève ta voix dans l’isolement S et l'abandon; invoquc-Ie du milieu de tes chaînes, £ et sois sûre qu’il t’entendra. Monarque qui règnes ::: sur de nombreux états , dont le front est leirible £ comme la mort, et dont les armées couvrent la terre, g ne te glorifie pas dans la pensée qu’il n’y a personne £ au-dessus de toi. Dieu est au-dessus de toi; et si tu

£ fais le mal, sois sûr qu’il te punira.

S Nations de la terre, craignez le Seigneur!

£ Familles des hommes, invoquez le nom de votre £ Dieu!

ï5 Est-il un de vous que Dieu n’ait pas créé? Que g celui-là ne l’adore pas. — Est-il un de vous que Ç Dieu n’ait pas béni ?.. . Que celui-là ne le loue point.

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