‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 502 sur 549 · FIN DU ROYAUME D’ISRAËL · texte numérisé non relu

FIN DU ROYAUME D’ISRAËL

Il y avait long-temps, dit l’Écriture , que ceux d’Israël péchaient contre le Dieu qui les avait tirés de l’Égypte, et qu’ils rendaient un culte sacrilège à des divinités étrangères. Us suivaient les coutumes criminelles des peuples que Dieu avait extermiués à cause de leurs abominations. Ils avaient planté des bois profanes sur toutes les hauteurs et élevé des statues sur tous les arbres chargés de feuillages; ils y brûlaient de l’encens sur les autels ; ils adoraient les astres du ciel; ils servaient Daal , en faisant passer par le feu leurs fils et leurs filles , ils pratiquaient les divinations , les enchantements; en un mot, ils commettaient toutes sortes d’excès devant le Seigneur. Cependant Dieu les supporta pendant deux cent cinquante ans. Il ne cessa de les rappeler à la pénitence par des miracles innombrables; mais ce peuple, endurci dans le crime, rejetait avec mépris les avertissements multipliés des prophètes, se moquait des menaces qu’ils lui faisaient de la part de Dieu. Enfin, après une si lon-

& gue patience , le Seigneur se détermina à frapper ce peuple rebelle et impénitent. Il : résolut de le chasser pour toujours de la g terre promise. 11 suscita contre lui une nais tion qu’il arma du glaive de sa justice, et S qu’il chargea de l’exécution de ses ven- ; : geances. Salmanasar, roi d’Assyrie, vint g mettre le siège devant la capitale du is royaume d’Israèl, et l’emporta d’assaut. Le :■ roi d’Israël fut pris et enfermé dans une g étroite prison. Les dix tribus furent transis portées dans différentes contrées de l’emg pire d’Assyrie. II ne resta dans le pays que g des laboureurs , des vignerons et des berg gers, qui étaient condamnés à cultiver la g terre au profit des vainqueurs. Ainsi futdég truit le royaume d’Israël ou des dix tribus, g parce qu’il avait abandonné son Dieu. Au S milieu de la prévarication générale d’Israël, g Dieu s’était conservé quelques serviteurs fidèles, qui, loin de prendre part à l’idolâg trie et aux crimes de leurs frères, ne cesg sèrent de pratiquer la loi, et d’adorer le g Seigneur dans son temple. C’est ce que dég montre l’histoire dcTobie, qui vivait dans g ce même temps.

g JEUNESSE DE TOBIE.

g Tobie était de la tribu de Nephtali, l’une g des dix tribus séparées. Quoiqu’il fût le ■ plus jeune de sa tribu, sa conduite n’eut g rien qui tint de l’enfance. Tandis que tous £ les autres allaient adorer les idoles que Jég roboam avait faites, Tobie se rendait à £ Jérusalem pour y adorer le Dieu de ses g pères, et pour lui offrir dans son temple les g prémices et la dime de tous ses biens. Lorsg qu’il fut en âge de former un établissement, g il épousa une femme de sa tribu, nommée £ Anne. 11 en eut un fils, auquel il donna son g nom. Il lui apprit de bonne heure à craindre g Dieu et à s’abstenir de tout péché. Tobie g se trouva enveloppé dans le malheur de sa V nation. Il fut emmené captif à Ninive avec

HISTOIRE SAINTE

sa femme et son fils ; mais, dans la captivité même, sa vertu ne se démentit pas. lorsque les autres se permettaient l'usage des viandes interdites par la loi, il conserva toujours son âme pure, et il ne se souilla jamais en mangeant des viandes défendues. Sa vertu lui fit trouver grâce devant le roi d'Assyrie , qui lui donna une charge dans son palais, et lui permit d’aller partout où il voudrait. Tobie usa de cette liberté pour visiter les Israélites captifs dans ce pays. 11 leur distribuait tout ce qu’il avait, et il leur donnait des avis salutaires.

Un jour qu’il était à Ragès , ville des Mèdes, il prêta dix talents d’argent à un Israélite nommé Gabelu», qui en avait besoin. Après la mort du roi d’Assyrie, son successeur persécuta les Israélites; plusieurs furent tués par ses ordres. Ce fut pour Tobie une occasion de redoubler les efforts desa cbarité. Il nourrissait ceux qui avaient faim, il revêtait ceux qui étaient nus, il

ensevelissait les morts contre la défense du roi. On en informa le roi, qui confisqua ses biens, et le fit chercher lui-même pour le mettre à mort. Tobie fut donc obligé de s’enfuir avec sa femme et son fils. Comme il était fort aimé, il trouva moyen de se cacher. Dieu ne permit pas que celte persécution durât long - temps. Le roi mourut peu de jours après; ses édits furent annulés. Ainsi, Tobie revint dans sa maison et recouvra ses biens.

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