‹ Éducation maternelle sisimples leçons d'une mére a ses enfantsChapitre 514 sur 549 · TRADUCTION DES LIVRES SAINTS · texte numérisé non relu

TRADUCTION DES LIVRES SAINTS

tre, lui qui était adoré de tout le monde : u Ce n’est pas le grand-prêtre que j’adore, » répondit Alexandre, mais le Dieu dont » il est le ministre. Lorsque j'étais en Ma- - cédoine.et que je méditais la conquête >• de la Perse, ce même homme, avec les

>’ mêmes habits, tn’apparutensonge, et m'as-

: - Alexandre étant mort prématurément à l’âge de trente-trois ans, son vaste empire ^ se divisa en plusieurs portions, qui échurent S à ses généraux et amis. Plolémée , surnom- K mé Soler, s’empara de l’Egypte et de la jj: Palestine; Seleucus Nicanor eut la Syrie et 5; la grande Asie. En ce temps -là, on trouvait S des Juifs dans tout l'Orient , dans la Médie

Iet la Dabylonie, où beaucoup étaient restés après l’édit de Cyrus; dans l'Egypte, la Syrie, l’île de Chypre, de Crète, la Macé- £ doinc et la Grèce, où ils faisaient connaître le vrai Dieu à ces différents peuples, et les préparaient de loin à recevoir un jour la X lumière de l'Évangile.

•S Ptolémée Philadelphe, fils et successeur Sj de Soter, fut encore plus favorable aux l": Juifs. Ce prince forma à Alexandrie une riche bibliothèque, où il rassembla, de tous

HISTOIRE SAINTE

les endroits du monde, les livres les plus rares et les plus curieux. Ayant appris que 1rs Juifs en avaient un qui contenait les lois de Moïse et l’histoire de ce peuple, il conçut le dessein de le faire traduire d'hébreu en grec, pour enrichir sa bibliothèque. Il s’adressa au grand-prêtre Éléazar, qui avait succédé à Jaddus. Il lui envoya des ambassadeurs chargés d’une lettre trèsobligeante et de présents magnifiques. Ces envoyés furent reçus avec toutes sortes d’honneurs, et ils obtinrent sans peine ce que le roi demandait. Eiéazar leur donna

une copie exacte de la loi de Moïse écrite en lettres d’or, et les fit accompagner de six anciens de chaque tribu pour la traduire en grec. Ptolémce combla ces interprètes de marques d’amitié : il leur fit préparer une maison, et il ordonna de leur fournir tout ce qui leur était nécessaire. Ils se mirent au travail sans perdre de temps, et l’ouvrage fulachevéen septante-deux jours. C’est ce qu’on appelle la Version des Septante. Elle fut lue et approuvée en présence du roi, qui admira surtout la profonde sagesse des lois de Moïse, et renvoya les interprètes avec de riches présents pour eux et pour le temple de Jérusalem.

LES tl'IKS SOUS LA DOMINATION IIF.

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