‹ Éducation moderne et entraînement professionel [microforme]Chapitre 18 sur 29 · TRE · texte numérisé non relu

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voir entrer dans la société, entourés de respect et de considération, leurs fils et leurs filles, munis de toutes les qualités morales, intellectr :lles et physiques qu’ils se sont efforcés de développer en eux.

Les notions de la science du gouvernement apprendront encore au père et à la mère à faire de l'autorité un usage discret et raisonnable.

Au lieu de compromettre leur ascendant sur l’esprit de leurs enfar' -n essayant de contraindre par autorité les vifs mouvements de leur nature mobile: au lieu de mésuser du pouvoir paternel, en punissant les enfants pour des riens, pour les manifestations bruyantes de leur nature impulsive, ou à cause des accidents occasionnés par leur manque de prévoyance et leur inexpérience, ils devraient ménager leur autorité et ne faire usage du commandement que rarement et à bou escient.

Le père et la mère qui commandent rarement et. toujours à propos, obtiennent facilement l’obéissance ; mais la mère criarde et tapageuse, qui prétend régler par autorité presque tous les mouvements de ce petit enfant d’une si grande mobilité, a bientôt compromis son autorité.

Et l’enfant qui s’est habitué à ne tenir aucun compte des commandements de ses parents en des choses futiles ou déraisonnables, ne saura pas faire plus d’attention à des ordres donnés en matière d’une plus sérieuse importance.

Un sage exercice de l'autorité exige de la part des parents et des maîtres, des qualités indispensables,

La première qualité d'un bon commandement, c’est la douceur.

Jamais un ordre intimé avec rudesse, n'a disposé une âme à l'obéissance; an contraire, Ja douceur du commandement prévient ou apaise les résistances ct les murmures.

A la douceur du commandement, il faut toujours joindre la fermeté, cette force de volonté et cette énergie de caractère, qui font triompher de soi-même et des autres, de l’inconstance et du caprice.

Pour bien commander il faut encore du tact, qualité complexe, à laquelle concourent le bon sens on justesse de l'esprit, la délicatesse dn cœur et l'affabilité des manières.

Cette qualité permet à celui qui gouverne de refuser sans froisser, de réprimander sans blesser, d'exiger sans heurter ; elle Ini inspire la mesure juste dans l’éloge et le blâme, dans l'excitation et la répression.

Ajoutez à ces qualités d'un bon commandement la constance ou esprit de suite, et vons serez étonnés de l’ascendant naturel que vous parviendrez à exercer sur tous vos subordonnés.

L'école devrait encore donner à la future mère et au futur père de famille des connaissances suffisan-

tes de physiologie et d'hygiène, qui leur apprendront

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les règles de l'alimentation, de la respiration, de l'habillement et de l'habitation.

[ls devraient être parfaitement mis au courant des précautions à prendre, pour assurer l'équilibre des fonctions, pour éloigner les maladies, et prévenir ou corriger certains d'funts physiques.

Partout la trop grande mortalité safantile eau-e de sérieuses inquiétudes aux économistes modernes.

Nul doute qu'avec des soins plus éclairés assurés aux enfants, dans leur premier âge, un grand nombre. de vies précieuses auraient ju être conservées jusqu’à leur complet épanouissenient.

Le Maître de la vie peut l'enlever quand il ni plaît ; mais l’homme a pour devoir de prendre tous les moyens en son pouvoir pour conserver, accroître el prolonger des existences que Dieu veut voir arriver à leur parfait développement.

Malgré la forte natalité que l'on constate dans notre province, comme le chiffre de la population augmente lentement !

Ce sera la gloire de Ja civilisation et de l'éducation modernes, de diminuer de plus en plus le terrible féan de la mortalité infantile, qui décime les familles, et éteint dans leur souree des multitudes de vies précieuses, avant qu'elles soient parvennes à la maturité de lâge.

Au dire de $. Jean Chrvsosiôme, ni peintre, ni statuaire, ni aucun artiste, n’atteint à la hauteur le celui qui possède l’art d'élever la jeunesse.

Mais l'artisan étudie son métier, le peintre prélude à ses travaux par de longnes études : ot fût-l

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