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primer le coupable, les théories les plus diverses ; na
mais tous s’accordent à admettre que la sanction est: he: nécessaire aux lois, et la répression de la révolte in- jee dispensable au maintien de l'autorité. le
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Ps Les anciens ont pensé que la société, en punissant, 5 à - ne faisait qu’exercer un droit naturel, appartenant à fe
=: tout le monde, celni de se venger de qui l’attaque et ce qui l’offense.
J.-J. Rousseau, dans le “Contrat social”, et Beccaria, dans son “ Traité des délits et des peines ”, se sont efforcés d’asscoir la pénalité sociale sur l’idée d’une convention intervenue entre les hommes, au moment où, quittant l’état de nature, ils se sont, pour la première fois, constitués en société,
Malheureusement, l’hypothèse de l’état de nature et d’un contrat social est purement gratuite et démentie par l’histoire.
Il y a encore la théorie de l'intérêt général ou l'utilité sociale, comme fondement du droit de junir. La punition serait légitime parce qu’elle sert à prévenir les crimes futurs et à intimider les malfaiteurs.
La légitr.uité de la répression basée uniquement sur l'intérêt de la société ne saurait être admise. Elle applique à la société le principe de l’intérêt personnel, et fait abstraction complète des idées du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Cette théorie conduit à justifier dans les crimes politiques commis en vue d’un prétendu intérêt social.
Plus récemment, Lombroso et “ l’école d’anthropologie criminelle italienne ”, ont tenté de démontrer
ue le criminel n’est qu’un malade, victime de l’ataisme et d’une conformation défectueuse.
Le droit de punir le criminel ne reposerait alors que sur le droit qu’a la société de se défendre.
Le criminel, suivant enx, est une molécule incapable d’être assimilée par l’organisme social ; que faudra-t-il en faire ? L’éliminer.
On le voit, si les philosophes ne s’entendent pas sur le fondement du droit qu’a la société de punir les
criminels, tous, cependant, s'accordent à conelure à la nécessité de la répression.
Mais, si punir est nécessaire pour maintenir dans une conduite raisonnable les hommes parvenus à la maturité de l’âge, à combien plus forte raïson la répression s’impose-t-elle lorsqu'il est question des enfants, dont les facultés intellectuelles et morales sont encore à l’état embryonnaire.
Cette répression doit prendre des formes aussi variées que l’âge, le caractère, le milieu social où vivent les enfants, sont différents.
La répression étant un acte de gouvernement par lequel une personne constituée en autorité, s’oppose aux infractions à la loi ou à la discipline, et les punit pour en empêcher le retour et obtenir l’amendement du coupable, il s’en suit qu’elle ne peut s'adresser qu’à un être libre.
Voilà pourquoi il ne peut être auestion d’infliger une punition proprement dite à un tout jeune enfant.
La seule répression convenable à cet âge consiste dans la pratique de ne pas céder, par faiblesse, aux eris et aux larmes d’un jeune enfant en lui accordant, de guerre lasse, ce qu’on avait d’abord jugé à propos de lui refuser.
Si votre bébé désire quelque chose, et que vous jugiez pouvoir le lui donner, faites-le sans retard ; et ne le laissez pas sous l’impression que ce sont ses larmes et ses cris qui lui ont valu l’objet convoité.
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Mais si vous jugez d’abord ne pas devoir satisfaire à ses désirs, tenez ferme, ne cédez pas inconsidérément aux petites colères de votre poupon. Autrement, il restera persuadé que crier, pleurer, se dépiter est le moyen infaillible d'obtenir, à la fin, tout ce qu’il convoite; et vous aurez ainsi entraîné votre jeune enfant aux cris, à la colère, aux larmes et aux emportements, suivant la méthode employée par le: dresseurs d'animaux sauvages.
Lorsque commence à poindre, chez les enfants, l’âge de discernement, le temps est venu de faire usage, à leur égard, de la répression proprement dite.
Mais, de ce que la répression constitue un devoir pour toute personne exerçant une autorité, il ne s’en suit pas qu’il soit toujours opportun d’y avoir recours à l’égard de tous les délinquants et pour toutes sortes d’offenses.
Il est des manquements qu’il ne faut pas punir ; plusieurs appellent un simple avertissement ; d’autres enfin réclanient une punition proprement dite.
Ne punissez nas les manquements et les accidents causés par l’ignorance et l’inexpérience des jeunes enfants. Cé n’est pas par des punitions que l’on doit instruire les enfants de ce qu’ils ignorent.
À l’école, ne punissez r:: nour le peu de succès qu’ils obtiennent, les en‘ :nts ‘épourvus de moyens intellectuels. Soyez très bon très compatissant à leur égard: ils sont à plaindre, puisque l’étude n’a pour eux que de pénibles difficultés.
Leur ïindolence et leur manque d’application même, doivent être traités avec indulgence, puisque
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leur défaut d'intelligence et de mémoire en est la cause principale.
Efforcez-vous de leur inspirer de l'intérêt pour leur travail, et ne les punissez que pour une obstination manifeste à se refuser à tout effort.
Un simple regard suffira généralement pour réprimer les infractions légères qui, chez les enfants à l'esprit ouvert, naissent du besoin de mouvement et de la vivacité même de leur esprit.
Cette joyeuse exubérance se calme avec l’âge en ces natures d'élite, tandis que trop de sévérité les irrite et les brise. |
Punir mal à propos est souvent plus préjudiciable à l'enfant que ne pas user, quand il le faut, de répressions nécessaires.
Il y a quatre moyens généraux de répression : l'avertissement, la réprimande, la menace et la punition.
Avec les jeunes enfants, on doit faire un fréquent usage des avertissements, Elles sont un simple rappel à l’ordre et aux convenances.
Les avertissements doivent être toujours faits avec bonté et d’une manière qui engage à les bien recevoir.
Mais il ne faut pas, non plus, sans cesse fatigner les enfants d’avertissements trop multipliés.
Ne laisser passer aucun manquement, si minime soit-il, sans le relever de suite par une observation, c’est un trop grand rigorisme.
I est habile et opportun de tenir une juste me
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sure entre la trop grande indulgence qui ferme les yeux sur toutes les fautes légères, et une rigueur excessive, qui voudrait tout réprimer.
Réprimande et avertissement ne sont pas synonymes.
Les réprimandes piquent toujours l’amour-propre, et elles empruntent souvent un air et un langage sévères. Il faut'les réserver pour les défauts plus considérables et les fautes d'habitude.
Il convient que l’admonestation soit adressée avec calme, dignité, bonté, mais aussi avec fermeté et sans flot de paroles inutiles.
Elle doit indiquer au coupable, nettement et sans exagération, ses torts cet leurs conséquences.
L'humiliation qu’inflige la réprimande est toujours salutaire, lorsqu'elle est contenue en de justes limites, et qu’elle laisse entrevoir au coupable la facilité de se réhabiliter pleinement.
Gardez-vous, dans la réprimande, de ces reproches vagues, ne portant sur rien de positif.
N’incriminez pas, non plus, les intentions, et n’exagérez pas les fautes.
De même, il doit être clair au délinquant que, en le réprimandant, vous ne vous proposez que son amendement, sans aucun mélange d'humeur, d’aversion, d’antipathie, de caprice, de vengeance et de ressentiment.
Menacer, c'est annoncer la punition qui suivra la faute commise.
Comme la punition elle-même, la menace doit être rare.
Il ne faut employer les menaces que pour des sujets bien légitimes, et jamais sans avoir examiné auparavant si l’on pourra ou si l’on devra les exéeuter, au cas où le délinquant passerait outre et mépriserait la menace proférée.
Gardez-vous du genre ridicule et dommageable à l'esprit des jeunes enfants de ces mères inconsidérées qui, sans cesse, menacent leurs poupons de les faire dévorer par les loups et les croque-mitaines.
A tout âge, il est dangereux de tromper les enfants.
Les enfants devraient avoir une confiance inébranlable dans la sincérité de leurs parents, et les croire incapables de les tromper.
Et puis, au lieu de chercher à égarer l'esprit des jeunes enfants en leur causant des craintes imaginaires, on devrait s’efforcer de les fortifier contre la peur, en leur faisant constater que ce qui les cffraye dans les ténèbres ou à l’aspect d’un étranger et d’un animal inoffensif, n’a rien de dangereux et qui doive les effrayer.
Le père de Garcia Moreno avait pris un soin particulier d’éloigner, de bonne heure, de l'esprit de son fils, toute peur et tonte pusillanimité.
Souvent il l’obligeait à se rendre seul dans des endroits obscurs, lui recommandant de bien se rendre
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compte de la nature des objets qui pourraient l’ef. frayer.
Un jour, il l'obligea d'aller rallumer les flambeaux éteints, auprès d’un cadavre exposé dans une chambre isolée.
Il lhabituait de même à affronter sans crainte les terreurs des vents, des éclairs et du tonnerre.
Garcia Moreno attribuait à cette éducation virile, que lui avaient donnée ses parents, l’intrépidité qui faisait le fond de son caractère, et dont il fut, toute sa vie, et dans sa mort même, un si admirable modèle. |
Lamartine raconte avec délices le soin avec lequel sa mère s’efforçait, dans sa petite enfance, de le mettre en contact avec les aspects les plus repoussants de la pauvreté et de la misère, en l’amenant avec elle, visiter les taudis des pauvres qu’elle soulageait.
La manie de menacer à tout propos, simplement ridicule avec les tout jeunes enfants, prend une importance beaucoup plus sérieuse, lorsque ces menaces inconsidérées s'adressent à des enfants plus âgés.
Faire des menaces et n’en pas venir à l'exécution, lorsque les délinquants n’en ont pas tenu comnte, c’est l’un des plus sûrs moyens de perdre tout ascendant moral sur ses subordonnés.
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Lorsque avertissements, réprimandes ct menaces sont restés sans effet, le temps est venu d’user de purnitions.
Ne punissez jamais qu'à regret, après avoir essayé les moyens de persuasion propres à faire sentir au coupable sa faute et la nécessité de la réparer.
Punir, ce n'est pas exercer des représailles ; encore moins se venger de l'enfant coupable: c’est chercher à fortifier la volonté de cet enfant, à augmenter en lui le sentiment de la responsabilité, pour le mettre en garde contre les rechutes.
Les punitions doivent être rares, courtes et <érieuses.
Lorsqu'on s'applique de bonne heure à former les enfants à la subordination, et qu'on agit à leur égard sans passion, humeur ou erzvice, on est rarement forcé de recourir aux punitions pour obtenir l’obéissance.
Il faut s’efforcer d'inspirer au coupable plutôt le remords et la honte de sa faute que la crainte de la punition.
Ayez encore soin de distinguer les fautes qui méritent d’être punies et celles qui doivent être pardonnées.
N’imposez que des punition: justes, et choisissez plutôt les plus douces.
Ne vous imaginez pas qu'en rendant les chätiments plus rigoureux, vous rendrez votre enfant impeccable.
L'enfant est naturellement léger, oublieux, étourdi. Variez les punitions que vous ni imposez, mais ne comptez pas vous dispenser de revenir à la tâche en infligeant, d’abord, une punition trop rigoureuse.
En agissant ainsi, vous n'atteindriez pas le but, et
vous vous exposeriez à en venir à de regrettables excès, dans lesquels il est bien facile de glisser par degré et insensiblement,
Les brutalités révoltantes commises à l'égard des enfants, à l’école et dans la famille, que nous révèlent, de temps à autres, les échos des tribunaux correctionnels, sout généralement le résultat de cette fausse persuasion dans laquelle sont un grand nombre de personnes, que, si une première punition n’a pas empêché l’enfant de récidiver, c’est qu’elle n’a pas été assez rigoureuse.
Ne donnez que des punitions courtes.
Si, pour punir votre enfant désobéissant, vous le confinez dans une chambre isolée, ou vous l’obligez à se tenir immobile dans un endroit déterminé, que cc soit pour peu de temps.
‘le s'asuelgnez pas un enfant ou un jeune
hou à ve monotone copie, pendant plusieurs horrr . « «sformerait son écriture et s’impatien-
terëi: 2 :ravail fastidieux, qu'il sait ne lui être
d’aucuve utilité.
La prudence exige que les punitions infligées aux enfants soient sans inconvénient ni pour le corps ni pour l'esprit.
I] ne faut donc pas forcer un élève à rester immobile dans la cour par les saisons extrêmes ; ne pas l’exposer à un courant d’air ; ne pas le priver de nourriture, si peu que ce soit.
L'enfant a besoin de mouvement: lui supprime: une partie considérable de ses récréations et de ses sorties serait préjudiciable à sa santé aussi bien qu'à ses études.
Les punitions doivent encore être tempérées par la bonté.
À l'égard de l'enfant coupable, soyez comme le médecin qui soigne un malade: ne vous irritez pas, et ne reprochez pas, non plus, à un enfant, la perversité de ses intentions. Dites-lui que vous comptez sur sa bonne volonté et sur sa loyauté pour réparer un moment d’oubli.
S'il avait la conviction que vous avez perdn toute bonne opinion de lui, il se soustrairait désormais à votre action.
Après la punition, ne gardez pas rancune de la faute commise ; évitez même d’en rappeler le <ouvenir: l’expiation à laquelle s’est soumis le coupable a dû vous faire tout oublier.
L’éducateur doit toujours agir avec une grande patience, surtout à l’égard des enfants qui, vers quatorze ou quinze ans, subissent plus fortement que d’autres, ce que l’on a justement appelé la ‘erise de l'adolescence ”.
L'équilibre physique et moral de cet adolescent à été troublé par un fléchissement dans sa santé et une grande irritabilité nerveuse.
C’est moins que jamais le moment de redoubler les punitions. Il faut être avec lui vigilant, très bon, très encourageant, mais sans faiblesse cependant.
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