CONCLUSION
Cet ouvrage n’est pas un livre didactique, il est aisé de s’en convaincre. Notre seul but a été de donner au lecteur quelque idée de la nécessité et de l'étendue de la science de l’éducation: étendue par le nombre de ceux qui ont pour mission de travailler à l’éducation des enfants, et par les connaissances multiples que ce labeur suppose, dans ceux qui doivent s’y appliquer.
C’est avec raison que l’homme est appelé un microcosme, un abrégé de l’univers; en lui se rencontre le matériel et le spirituel, le naturel et le surnaturel.
On peut dire que la science de l'éducation est encore dans l’adolescence ; mais elle traverse, de nos jours, une période de rapide croissance ; elle n’arrêtera sa marche progressive que lorsqu'elle se sera assimilée toutes les sciences physiques, physiologiques, psychiques et théologiques, se rapportant à la culture intégrale de l’être humain, qui est son objet.
Perfectionner l’homme dans toutes ses puissances, c’est travailler efficacement à tous les progrès: agriculture et colonisation, industrie et commerce, finance et économie sociale, droit et justice, morale et religion, l’école a sur toutes ces choses une influence décisive.
IT s'en suit qu'il n°y a pas de service publie qui mérite autant l'attention du législateur que l’éducation populaire.
L'Eglise a toujours compris la suprême importance de l’éducation pour le perfectionnement du côté divin de l’être humain.
Fidèle à sa mission, elle continuera de veiller à ce que l’école, quelque forme qu’elle revête, reste pour l'enfant un foyer de per: -ctionnement moral et religieux: c’est son rôle, c’est : ,n droit, c’est son devoir inéluctable.
Ceux qui combattent, dans l’éducation, avec un acharnement que rien ne lasse, l’idée religieuse, toujours combattue, mais en réalité toujours triomphante, car elle est éternelle, sont marqués d’une infériorité foncière.
Ils veulent que l’éducateur ignore et laisse sans culture toute une portion de l’être humain, et la plus noble, la plus importante et sans laquelle le perfectionnem=:nt intégral de l’autre portion de son être reste impossible.
Les anciens ne reconnaissaient-ils pas eux-mêmes que quelque chose manquait à leur patrimoine de connaissances et de notions générales ?
Quelles n’étaient pas les aspirations des âmes les plus hautes, à leur époque, qui semblaient pressentir l’ère nouvelle qui allait tout transformer et tout éclairer !
Dans la galerie de leurs dieux, ils avaient la statue dn Dieu inconnu ; et c’est ce Dieu inconnu, qui est venu triompher et répandre ja vie.
ENTRAINEMENT lROFESSIONNEL
Hélas ! Dieu ne reste-t-il pas toujours le grand
Inconnu ? C’est que la connaïssance de Dieu exige
le rapprochement de l’homme vers son être suprême ; et ce rapprochement divin n'est-il pas essentiellement
œuvre d'éducation ?