‹ Éducation moderne et entraînement professionel [microforme]Chapitre 5 sur 29 · DE APS LUTTER · texte numérisé non relu

DE APS LUTTER

gi

Tasse RS

me tmlinossanineeaes ET

DÉÈSENTT FPS ON TELE DA ATRETTTNQNTES

LA

EE

TONER

je

ARR Te TT Lin lol iris: danse

Festin te

ENTRAINEMENT PROFESSIONNEL Jl

Ce serait mesurer une bien grande chose par de trop mesquins côtés,

Il y «, de nos jours, une tendance à diminuer de plus ex plus le nombre des examens et des concours dans les écoles: on les considère comme une entrave à la libre action du maître dans son œuvre éducatrice; l'examen ne pouvant guère porter que sur l'instruction, le maître est vite poussé à mettre toute son énergie à atteindre ce but secondaire de son œuvre ct à négliger l’essentic!, l'éducation ct la f:.mation de toutes les puissances de l'enfant.

C’est pour la même raison, que les expositions scolaires, si en vogue autrefois, ont à peu près disparu aujourd’hui dans le monde. On a constaté que ect étalage de cahiers d’écoliers ne prouvait rien par rapport à la véritable éducation.

La science de l'éducation apprend done au maître que la culture des puissances de l'enfant constitue son œuvre essentielle, ct que, même lorsqu'il cherche à inculquer à son esprit des connaissances utiles, il doit avoir moins en vue d'apprendre à l'élève telle ou telle vérité particulière, que de développer, à l’occasion de cet enseignement, les facultés d’observation, de raisonnement, de Comparaison, de généralisation, cte., qui feront de cet enfant un homme à l'esprit ouvert, judicieux et éclairé,

On n’a pas exagéré l’importance du rôle de l'édu- ‘ateur dans la vie des peuples.

C’est lui qui forme le caractère d’une nation.

Aussi la France a-t-elle pu dire, en 1870, que ce sont les instituteurs allemande qui lui ont infligé sa terrible défaite ; et l'Angleterre, de nos jours, n’ac-

0e nn st tu ape men cu mi

out q mue conne open 2

ASE HE Pas

VPN ARE es cu

cusc-t-elle pas ces mêmes instituteurs allemands de mettre en péril, dans le monde, sa prépondérance industrielle et commerciale ?

Mais quelles sont les causes du manque de science pédagogique et d’entraînement professionnel chez nos instituteurs et nos institutrices, fait que nous révèlent les paroles autorisées que nous avons citées au commencement de ce chapitre? Ces causes sont multiples sans doute, et nous aurons occasion de revenir sur cette importante question : mais une des principales, est bien celle que signale le vénérable Supérieur, dans son récent discours, savoir: le peu de ressources pécuniaires dont disposent nos institutions scolaires.

Nous vantons le noble désintéressement de nos religieux et de nos religieuses ; et nous nous réjouissons de posséder des écoles qui coûtent aux contribuables cinq fois moins que celles des autres provinces et des autres pays.

Est-ce là cependant une chose dont nous devrions nous réjouir ?

Quand un Frère enseigne pour le traitement dérisoire de vingt dollars par mois, et un. Sœur, pour cinquante sous par jour, qui bénéficie de cet extraordinaire bon marché ?

Sont-ce les pauvres ?

Non.

DA Ep tser

Page 1