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Éducation moderne et entrainement professionnel

Quelques-uns des chapitres de ce livre ont déjà été publiés dans le journal " La Vérité " sous la signature d'Antoine Despyrelles, pseudonyme que nous avions adopté.

Trente années de notre vie ont été consacrées à l'étude et à la pratique de l'art d'éduquer l'enfance et la jeunesse.

Le livre que nous publions aujourd'hui est le fruit de ces trente ans d'expérience dans une profession dont nous n'avons jamais cessé d'estimer et d'aimer, par-dessus tout, l'œuvre civilisatrice.

On chercherait en vain, dans ce modeste volume, une intention littéraire. Nous laissons volontiers à ceux de nos compatriotes qui tiennent une plume plus habile et mieux exercée, la tâche de préparer au lecteur des régals littéraires.

Tous nos efforts ont été à exprimer, avec toute la clarté qu'il nous a été possible, des pensées que nous croyons justes et utiles, dans le seul but de prêter notre concours — si faible que soit cette assistance — au mouvement de progTès qui se fait partout sentir, de nos jours, dans le domaine de l'éducation.

» AYAKT-PKOPOS

Ce u'est pas sans éprouver quelques sentilueuis d'inquiétude que nous lan^-ons dans tous les hasards d'une existence '' livresque -', ce Ijremier fruit de notre constant amour i)our lout ce qui touche à l'éducation des enfants.

Cependant, une parole que Léon XIII a adressée aux publicistes canadiens, dans son admirable encyclique "■ Aft'ari vos ", a calmé nos craintes et fait taire nos hésitations.

Dans cette encyclique, à nous adressée, le grand Pontife définit en ces termes le devoir de tout catholique militant en face des attaques dont la vérité et les utiles institutions sociales sont l'objet:

" A expliquer et à défendre tout ce que "nous avons dit jusqu'ici, ceux-là d'entre "les catholiques y peuvent puissamment "contribuer, qui se sont consacrés aux tra- "vaux de la presse. Qu'ils se souviennent "donc de leur devoir. Qu'ils défendent "religieusement et avec courage tout ce "qui est vérité, droit, intérêt de l'Eglise et " de la société."

Notre système scolaire, qui a grandi et s'est développé avec notre nation j^rédestinée, fait partie de notre patrimoine national, au même

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titre que uos superbes forêts et uos iucomparables richesses uiinières.

Tout cœur qui sent s'a«iiter eu lui la flamme de l'amour du sol natal, éprouve le besoin de se dévouer à raccroissement de ce qui constitue la richesse du domaine national, et à la défende de ce précieux héritage, contre les assauts de quiconque aurait conclu le sinistre projet d'en anéantir quelque portion, si minime soit-elle.

Depuis quelques années surtout, nos écoles sont devenues l'objet d'attaques répétées et de critiques acerbes.

Si quelques-uns de ces assaillants ne sont que d'intrépides pionniers, travaillant à débarrasser le sol de ses pousses superflues, en vue d'une plus abondante production, d'autres, on ne peut le nier, s'emploient à manier le pic du malfaisant démolisseur, plutôt que la hache de l'intellif^ent et industrieux défricheur.

Avec Roosevelt, nous dirions à ces flibustiers de la démolition, ^ que l'acte le plus criminel est d'exciter le peuple à la colère sans proposer de remède à ses souffrances, ou en ne proposant qu'un remède inapplicable ; que le pire ennemi du peuple est l'aptateur politicien."' (1)

Lorsqu'une ville est attaquée, le devoir de tout citoyen est de veiller à la sûreté de la place, de surveiller les mouvements de l'ennemi et de sic^naler les points faibles des remparts par où il pourrait faire brèche et envahir la cité.

(1) L'Idéal américain.

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