‹ Éducation moderne et entrainement professionnelChapitre 2 sur 18 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

En présence de ces attaques non dissimulées contre une de nos institutions les plus précieuses — nos écoles nationales et chrétiennes — une inspection minutieuse de la forteresse attaquée s'impose à tous les intéiessés, pour découvrir et fortifier au plus tôt, les points trouvés vulnérables.

A notre humble avis le point faible et défectueux de notre système scolaire, c'est l'absence de tout entraînement professionnel systématique dans le plus grand nombre de nos instituteurs.

Tout récemment, Mgr Baudriart, recteur de l'Institut catholique de Paris, disait, en parlant du haut enseignement donné dans les universités de notre province :

" Il y a, ne craignons pas de le dire, une question qui mérite d'attirer l'attention de de tous ceux que préoccupe l'avenir du catholicisme et de l'esprit français au Canada. Certes, on ne saurait trop aimer l'œuvre accomplie par le clergé canadien : s'il y a dans la Nouvelle-France une culture et une culture française, c'est à lui qu'on le doit; son zèle et son patriotisme sont au-dessus de tout éloge, et notre reconnaissance lui est acquise. "

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'' Toutefois on ne peut se dissimuler que, dans le présent état des choses, et avec les contacts nombreux qu'ont maintenant à subir les populations canadiennes, le clergé doit faire un effort nouveau pour ne pas déchoir de son rôle et manquer à sa mission . . . Autrement, le laïcisme et même l'anticléricalisme aurait vite fait de se développer, et c'en serait fini de l'esprit catholique et français, qui est encore aujourd'hui Foriginalité, la force et l'honneur du Dominion. "

Nous nous associons de tout cœur aux sentiments d'admiration et de reconnaissance à l'adresse de notre digne clergé canadien, contenus dans ces paroles du vénérable Prélat ; mais nous croirions volontiers à une pointe d'exagération dans les craintes qu'il exprime par rapport à nos institutions universitaires.

Cependant nous n'hésiterions pas à admettre que les appréhensions de l'éminent recteur de l'Institut catholique de Paris seraient amplement justifiées, si elles se rapportaient à l'absence de formation professionnelle dans nÔ§ instituteurs de toutes catégories.

Dans l'encyclique déjà citée, et qui restera comme le code de nos institutions scolaires, Léon XIII lui-même insiste, avec une particu-

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