LES ENFANTS
Père! Combien ce mot est doux!
Dieu lui-même, en nous enseignant à le prîer^ a voulu que notre prière commençât par ce mot : Notre père.
' O mon ami ! ton père t'a donné la vie, et, ce qui n'est pas moins important que la vie, il te donne l'éducation, et en même temps, sans que tu prennes la moindre peine il pourvoit à tesbesôins, il travaille pour fournir à ton entretien et pour te gagner un peu de fortune. II est ton meilleur ami, il ne te perd pas de vue un instant, il te comble sans cesse de nou-
veaux bienfaits, enfin c'est à toi qa*il laissera tout ce qu'il possède.
Et ta mère , combien elle a souflfert à cause de toi ! Quand tu étais tout petit, que tu ne pouvais ni marcher, ni parler , ni comprendre, que de peines elle a eues ! que de nuits elle a passées pour toi ! que d'amusements elle fa sacrifiés ! Tes joies étaient les siennes ; elle a pleuré quand tu pleurais. Qui t'a soigné quand tu as été malade? Qui t'a porté quand tes jambes n'étaient point encore assez fortes? Qui t'a appris à parler, à nommer ton père, et à adorer cet autre père qui est dans les cieux?
Tes père et mère honoreras, c'est un des commandements de Dieu. Celui qui est bon fils sera bon citoyen. Et selon que tu en auras bien ou mal agi avec tes parents, attends-toiquetes fils en agiront bien ou mal envers toi. Toi-même tu deviendras homme, tu auras des en*fants ; supposons qu'ils se détachent de
toi, qu'ils ne fassent point attention à tes conseils, qu'ils négligent de pourvoir à tes besoins et qu'ainsi tu aies à te trouver seul dans l'âge où tu auras le plus besoin d'en d'être entouré. Quel malheur pour toi! quel chagrin I Ne mérite pas de réprouver un jour, en en donnant un semblable à tes parents.