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trerons dans la société des hommes, où nous aussi nous aurons à travailler, à agir d'après nous-mêmes.
Quelle est la chose que nous désirerons alors par-dessus tout? la liberté, le plaisir de ne plus nous trouver sous l'œil des supérieurs ; mais^ loin de là , les liens seront alors plus nombreux ; nous aurons de nouveaux supérieurs, et qui n'auront ni l'affection ni l'indulgence d'un père ou d'une mère. On ne nous passera plus nos fautes comme on les passe à des enfants, nous en serons punis autrement que par une remontrance ou une légère correction.
Soupirerons-nous après la fortune?
oh l la fortune nous amènera de nouveaux ennuis, du tourment, des désirs, des déboires de la part des autres et de nous-mêmes ; et puis la fortune suffirait-elle pour nous faire aimer et estimer?
Les plaisirs ne peuvent pas davantage
être notre but. Je vois en effet que le^ hommes qui ne songent qu'à se donner du bon temps , ne sont ni respectés ni aimés; et nous voulons être aimés et estimés de nos semblables, car c'ei^l la chose du monde la plus belle et la plus précieuse.
Comment m'y prendre pour y parvenir?
Je dois être honnête homme.
Et pour devenir honnête homme que dois-je faire?
Je dois connaître mes devoirs et les pratiquer. A cette fin il est nécessaire que je connaisse moi et les autres- Sus donc, mes jeunes amis, mettons nous à cette étude ; descendons en nousmêmes et regardons autour de nous.
Oh ! la nature est un beau jardin ouvert aux regards de tous; mais malheureux celui qui ne recherche que les fleurs sans s occuper aussi des fruits ! Que notre cœur s'épanouisse au spectacle de
tout ce quijnous entoure, dans la contemplation de nous-mêmes et de nos semblables, et demandons-nous: qu^esh ce que Vhomme? d'où vient-il? où va-t-il?
Cette étude nous apprendra que la meilleure manière de bien vivre et d'être heureux, c^est d'être bon.